(A.Mounic/L'Equipe)
Ligue Europa - Seizièmes

3-3 : Le Betis Séville égalise à la dernière minute à Rennes !

Sacrée soirée au Roazhon Park ce jeudi soir ! Pour ce seizième de finale aller de la Ligue Europa, Rennes a été à la hauteur en marquant trois buts au Betis Séville. Mais les Andalous, dominants dans le jeu, les ont fait souffrir. Et ont même fini par égaliser par le génial Lainez à une minute de la fin (3-3). Le retour sera coton.

La leçon : Rennes devra cravacher pour obtenir sa qualification

Tout avait parfaitement démarré au Roazhon Park. Dès la deuxième minute, Hatem Ben Arfa régalait sur son côté droit, et décalait Mehdi Zeffane. Son centre trouvait Adrien Hunou, qui avait échappé au marquage (1-0, 2e). Volontaires, les Rennais maintenaient un pressing impressionnant, en dépit d'une maigre possession de balle (25%). Un effort payant, puisque sur le corner qui suivait un coup franc de Ben Arfa qui trouvait la barre, Javi Garcia marquait contre son camp, surpris par la parade de son gardien sur une volée d'Ismaïla Sarr (2-0, 9e). Moins appliqués en défense, les Bretons ont ensuite subi pendant une grande partie du match, encaissant même un but de Giovani Lo Celso sur une perte de balle très basse (2-1, 32e). Heureusement, un penalty généreusement sifflé sur une faute inexistante d'Andrés Guardado permettait aux locaux de revenir aux vestiaires avec deux buts d'avance (penalty transformé par Ben Arfa, 3-1, 45e+2). Mais ce qui avait tout d'une bonne opération a tourné au fiasco en seconde période. Les Rennais payaient cash l'effort physique du début de match. Logiquement battus sur coup franc par une tête piquée de Sidnei (62e), ils se faisaient reprendre en toute fin de match sur une volée de Diego Lainez après un corner (3-3, 89e). Tout ce qu'il y a de plus logique, au regard du deuxième acte proposé par la bande de Julien Stéphan, qui aurait pu encaisser deux buts de plus (tête mal maîtrisée d'Aissa Mandi sur corner et Sergio Canales qui trouvait le poteau sur sa volée aux 46e et 51e). En plus de laisser filer la victoire, les Bretons ont donc encaissé trois buts à domicile. Un lourd total qu'il faudra essayer d'effacer lors du match retour, une tâche loin d'être aisée.

Les notes du match

Le gagnant : Diego Lainez, l'entrée salvatrice

Dans son 3-4-2-1, le Betis a énormément souffert pendant la première demi-heure. Incapables de porter le danger en attaque, les Sévillans étaient totalement dépassés défensivement. On ne voyait pas comment les Espagnols pouvaient s'en sortir. Finalement, la lumière est venue du banc, et plus particulièrement de Lainez, qui remplaçait Junior Firpo sorti sur blessure (27e).
Avec son entrée, le 3-4-2-1 initial du Betis a changé de visage, avec un Canales qui est redescendu d'un cran pour densifier le milieu de terrain. Lainez, lui, n'a pas du tout occupé le poste de piston gauche de Firpo, mais plutôt celui de milieu offensif droit. L'entrée du Mexicain de 18 ans a totalement changé le visage de son équipe. En apportant le surnombre sur l'aile droite avec Joaquin, il a instantanément fait souffrir la défense rennaise. Pas impliqué sur la réduction du score de Lo Celso, il s'est rattrapé en provoquant un coup franc intéressant par le dribble. Sur ce dernier, Joaquin trouvait Sidnei, oublié du marquage au second poteau qui n'avait plus qu'à piquer sa tête (3-2, 62e). En fin de match, il récompensait les efforts de son équipe en égalisant. Sur un énième corner (neuf pour le Betis en tout), il était trouvé au second poteau, et armait une superbe demi-volée croisée qui laissait Koubek sur place (3-0, 89e). Il a transformé son équipe, et facilité la mission pour le match retour, pour lequel il mériterait, cette fois, d'être titulaire.

Le perdant : Julien Stéphan, coaching bloqué

Si la consigne de Stéphan de presser haut a bien été appliquée en début de match, on ne peut pas dire que le coach a bien fini sa soirée. Plutôt apathique, le technicien a attendu la 80e minute pour faire son vrai premier changement, avec l'entrée de Ramy Bensebaini pour Hunou. Un coaching perdant, puisque cela n'a pas empêché le Betis de marquer un troisième but. Derrière, impossible pour Rennes de tenter une dernière attaque, car il ne restait plus grand monde devant. La raison pour laquelle il n'a pas pu faire de changement tactique plus tôt ? La malchance. En effet, Ismaïla Sarr, très en jambe, devait quitter les siens suite à une blessure à la cheville (remplacé par Benjamin Bourigeaud, 49e). Vingt minutes plus tard, c'est Clément Grenier qui devait quitter les siens, laissant sa place à Jérémy Gelin (69e). En plus de ne pas avoir pu maîtriser la fin de match comme il l'aurait souhaité, Stéphan devra peut-être se priver de deux cadres pour le match retour. Une mauvaise nouvelle dont il se serait bien passé à quelques jours d'un match de Championnat important à Reims.
Émile Gillet
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philippe21 14 févr. à 22:43

c est un peu moins facile lorsque l'arbitrage est etranger ,,,,,dimanche c etait facile preuve que l'arbitrage Français est nul meme avec la var ils se trompe pour preuve l arbitre assistant a ete suspendu deux semaines pour ne pas avoir vu ..... le joueur a ses pieds .pour moi les arbitres Français comme turpin hamel et letexier ne voulaient pas du var et font tout pour qu il soit retire

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