barrada (abdelaziz) (FAUGERE FRANCK/L'Equipe)
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A l'occasion de l'anniversaire d'Abdelaziz Barrada, voici cinq flops passés par l'OM

Abdelaziz Barrada, aujourd'hui à Al Nasr, à Dubaï, fête ses vingt-huit ans, lundi. A cette occasion, FF a listé cinq flops passés par l'OM, l'un des anciens clubs du Marocain.

1. Abdelaziz Barrada

International marocain, Barrada débarque sur la Canebière à l'été 2014, pour 4,5 M€, en provenance d'Al-Jazira. Il sort d'une saison encourageante aux Emirats Arabes Unis, fort de ses quinze buts en trente-cinq matches. Mais à l'OM, il ne brille pas. Il est d'abord arrivé à Marseille sans préparation, habitué à reprendre le Championnat plus tard au Moyen-Orient. Après neuf bouts de matches avec les Phocéens et un petit but marqué, Barrada multiplie les pépins physiques et vit une saison décevante. Initialement recruté pour succéder à Mathieu Valbuena, il tente, la deuxième année, de faire oublier le départ de Dimitri Payet au poste de milieu offensif. Face à la concurrence de Rémy Cabella, le Lion de l'Atlas cire le banc une bonne partie de la saison. Il prend tout de même part à vingt-quatre matches en 2014-15, replacé un cran plus bas sur le terrain en fin de Championnat. Du côté des supporters olympiens, il est loin d'avoir fait l'unanimité. Certains se rappellent encore de son penalty manqué face au PSG, le 4 octobre 2015.

2. Modou Sougou

Il avait réalisé une belle campagne de Ligue des champions avec Cluj (Roumanie). Sougou débarque à l'OM lors du mercato d'hiver 2013. L'adaptation est difficile pour le Sénégalais, qui ne participe qu'à quatorze matches avec Marseille en six mois, dont cinq dans la peau d'un titulaire. Les 3 M€ investis par les Olympiens s'apparentent à un jet de billets par la fenêtre puisqu'il sera ensuite prêté deux ans à l'Évian Thonon Gaillard, avant d'être libéré de son contrat, en août 2015.

3. Salim Arrache

Salim Arrache est bien passé par Marseille, un an et demi. Certes en fantôme, mais il a tout de même revêtu la tunique olympienne entre 2007 et 2009, après trois saisons passées à Strasbourg. L'explication de son échec sur la Canebière : Arrache est recruté alors qu'il se remet à peine d'une rupture des ligaments croisés, lui qui était déjà bien embêté par les blessures. Arrivé libre, « Arrache-toi », ainsi surnommé par les supporters, n'aura fait que quinze matches à Marseille.

4. José Delfim

Il était censé être le nouveau Didier Deschamps, selon Bernard Tapie, lors de son arrivée à l'OM en 2001. Finalement, il aura passé son temps à l'infirmerie, combinant les blessures et les opérations en tout genre. Il n'a porté qu'une quarantaine de fois le maillot olympien en quatre ans et demi sur la Canebière. C'est sans doute l'un des plus gros échecs du club. Sa seule note positive à Marseille : la dernière demi-saison, entre août 2005 et janvier 2006, sous la houlette de Jean Fernandez, qui en avait fait sa doublure au poste de milieu relayeur. Pour cette dernière pige, Delfim avait pris part à dix-neuf rencontres, dont six en coupe de l'UEFA. On garde en tête son but face au Dinamo Bucarest, et cette frappe surpuissante depuis l'angle de la surface donnant la victoire à l'OM (2-1). Mais José Delfim a plutôt laissé son empreinte du côté des soigneurs, ces derniers dont il a toujours pointé l'incompétence ou la malveillance, soupçonnant certaines personnes du club de l'empêcher de revenir, à chaque fois, sur le rectangle. Il restera une énigme pour les supporters marseillais.

5. Koke

L'OM est allé chercher Koke, à Malaga, alors que l'Espagnol n'avait que dix-neuf ans, et seulement six matchs en professionnel. Koke reconnaissait, en 2011, dans la presse, qu'il avait fait des «conneries» à Marseille, et avouait être sorti assez souvent le soir. Visiblement, il n'a pas eu conscience qu'il avait sans doute eu la chance de sa vie à l'OM. Ce dilettantisme ne l'a pas empêché de faire partie de l'effectif finaliste de la coupe de l'UEFA, perdue face à Valence en 2004.
Pierre Martin
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