(A. Martin/L'Equipe)

À lire cette semaine dans France Football : Ici, c'est (plus tout à fait) le Chaudron

Saint-Etienne présente des statistiques affolantes à domicile, 2.36 points par match avant de recevoir Strasbourg ce mercredi. On pourrait penser que le Chaudron y est pour quelque chose mais la vérité est plus complexe que cela.

Un mythe est né

De ce cratère baptisé «Chaudron» au lendemain de la remontada du match retour Saint-Etienne - Hajduk Split, le 23 octobre 1974 (8e de finale retour de C1, 1-4, 5-1), le regretté Jacques Ferran disait : «Dans un vrai stade de football comme celui de Saint-Etienne, les spectateurs sont plus proches du drame qui se joue sur la pelouse. Ils y participent même de toute leur âme. Et l’on était reconnaissant à ce public d’être venu si nombreux et si plein d’enthousiasme pour un match qui commençait alors que la marque invisible mais présente, était de 4-1 pour l’adversaire.» Le mythe était né et l’épopée «vert europe» de 1976 lui devra beaucoup.

Les temps changent

Depuis leur premier match en professionnel à Geoffroy Guichard en 1933, le pourcentage de défaites des Verts n’y est que de 16%. Mais de là à penser qu’aujourd’hui les adversaires y débarquent avec une certaine crainte, il y a une marge. La preuve, Dijon y est venu récemment gagner 6-3 en Coupe de la Ligue devant un peu plus de…8.000 spectateurs. Les temps changent et une rencontre de football n’est plus ce qu’elle était aux yeux des jeunes.

Aujourd’hui, c’est un spectacle qui doit être accompagné d’autres attractions sur un mode à l’américaine. Jean-Michel Aulas l’a très bien compris avec son OL Land. Les transferts ne facilitent pas non plus l’identification aux joueurs et les problèmes rencontrés par les ultras avec leur direction n’ont pas fait avancer le Chaudron vers la modernité. Celui-ci, malgré ses bouillonnements, nous semble s’être patiné avec le temps. Comme un cuivre qui se serait un peu dépoli…

Jean-Marie Lanoë

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Le Chaudron, malgré ses bouillonnements, nous semble s'être patiné avec le temps.