hernandez (lucas) (P.Lahalle/L'Equipe)
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A lire cette semaine dans France Football, l'interview de Lucas Hernandez : «J'ai encore du mal à y croire»

Inconnu dans son pays natal au printemps, le défenseur de l'Atlético a conquis le monde et la France en Russie. Une victoire pour ce généreux qui place le collectif au-dessus de tout. A l'image de ces Bleus qu'il retrouve cette semaine. Extraits de l'entretien à retrouver dans FF.

Ses maillots du Mondial

«J'ai gardé tous les originaux, ceux avec lesquels j'ai joué. On a le droit à deux maillots par rencontre avec l'affiche du match et sa date. Le deuxième, je l'ai toujours offert à des personnes qui me sont chères. Ma maman, mon grand-père, ma grand-mère, mon frère et mon oncle. Je n'ai échangé que deux maillots durant cette Coupe du monde avec José Gimenez et Yannick Carrasco, des amis qui comptent.»

La digestion du titre

«On te voit autrement partout. Dans la vie, sur les terrains. Il n'y a que tes proches qui te regardent toujours pareil. Mais je suis quelqu'un de tranquille. Je ne me suis pas montré après la Coupe du monde. Je suis resté à Madrid pour m'occuper du bébé (ndlr : il a été papa quinze jours après la Coupe du monde). Je n'ai répondu à aucune sollicitation. Des coéquipiers en sélection m'avaient invité aux Etats-Unis avec eux. Mais j'avais envie de profiter des miens et de Martin. Il y a encore plein de SMS du soir de la finale auxquels je n'ai pas répondu.»

Les secrets de la victoire

«On est jeunes et tous très ambitieux. On n'avait peur de rien. On n'avait pas d'a priori mais la certitude qu'on pouvait aller au bout. Ce n'était pas que des mots. Il y a eu aussi cette osmose rapide entre trois générations, les jeunes, les "intermédiaires" et les anciens. Grâce au coach, au staff, on a tous été sur la même longueur rapidement. C'était tous pour un, un pour tous ! A tous de tirer dans le même sens, de se battre pour le collègue. On n'avait peut-être pas le groupe le plus talentueux pour beaucoup mais on avait l'âme, la volonté et la foi en nous et notre destin.»

Sa trajectoire en bleu

«Je suis arrivé en mars. Quatre mois plus tard, je suis champion du monde. Même moi, j'ai encore du mal à y croire ! C'était presque inimaginable en début d'année. C'est pour ça que je savoure encore plus. Mon autre victoire est que les gens, les Français, m'ont vraiment découvert. C'est une belle satisfaction personnelle.»

Ses prochains objectifs

«On a touché le graal en sélection, il faut aller le chercher en club. La Ligue des champions doit être mon prochain objectif avec l'Atlético. En plus, la finale aura lieu à Madrid, au Wanda, dans notre stade en 2019. Le club a déployé des gros moyens cette saison. Thomas (Lemar) est arrivé avec le plus gros transfert de l'histoire de l'Atlético (72 ME). Le club a également effectué de gros efforts pour garder ses meilleurs joueurs.»

Le Ballon d'Or

«Antoine (Griezmann) le mérite. Il est pour moi le favori. Il a répondu présent dans toutes les grandes compétitions qu'il a jouées cette année. Il a presque tout gagné et pesé partout. A son niveau, il n'y a pas mieux comme rapport entre le talent et le palmarès. Il y a aussi la constance. Il est là et en haut depuis deux-trois ans. Il est sur la continuité. Il a franchi encore un cap depuis 2016 où il avait été en finale de l'Euro, de la C1 et troisième du Ballon d'Or France Football.»
François Verdenet , à Madrid
Lucas Hernandez : «On s'est sentis comme des frères», un entretien à retrouver en intégralité dans le France Football en kiosques mardi ou ici dès lundi à partir de 18 heures en version numérique.

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