chirac (jacques) deschamps (didier) (A. Landrain/L'Equipe)
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À lire cette semaine dans France Football, les 98 récits d'acteurs du football de leur soirée du 12 juillet 1998

Vingt ans après, que leur reste-t-il de ce magnifique sacre des Bleus ? Quatre-vingt-dix-huit personnalités du milieu se sont souvenues de leur épique finale. Extraits.

Florent Sinama-Pongolle

«J'étais en vacances à la Réunion et j'avais fêté ça dans la rue avec tout le monde. C'était magique cette union. On avait fini la soirée avec mes amis en effrayant les gens dans la rue avec des masques de Scream. On était dans l'euphorie.»

Bruno Genesio

«J'étais à Chimilin, perdu dans l'Isère, dans une maison de campagne que j'avais louée avec toute la famille. On attendait notre premier enfant, ma fille Camille, qui est née le 26 juillet. Je m'en souviens donc très bien ! Il y avait mes parents, mon jeune frère et mes cousins. Même ma grand-mère a regardé la finale avec nous dans une ambiance torride. Le match était fantastique et, en plus, il faisait une chaleur ! C'est un grand souvenir à la fois footballistique et personnel. Je commençais alors ma carrière de coach. J'allais partir entraîner en CFA à Villefranche-sur-Saône.»

Cris

«J'étais à la maison, à Sao Paulo, avec la famille et les amis, prêt à faire une grande fête comme quatre ans plus tôt quand notre sélection était devenue championne du monde. Je voulais goûter à nouveau à ce bonheur. Il y avait à manger, des bières... Un grand écran avait été monté dans le garage. C'était la même attente dans toutes les maisons du pays. La journée avait été décrétée fériée par le gouvernement. Ça paraissait logique de revivre la même communion. Une correction de cette ampleur a été sacrément dure à vivre. J'étais jeune footballeur professionnel, je mesurais le poids d'un match de cette importance pour un joueur. Surtout par trois buts à zéro... Avec Ronaldo, Rivaldo et Bebeto, c'était inconcevable ! Le match s'est fini en fin d'après-midi chez nous, autant dire que je n'avais plus le cœur à rien. Il est resté beaucoup de bières. Tout le monde était si triste, la fête était gâchée.»

Stéphane Carnot

«Je venais d'être transféré de Monaco. J'étais donc à l'hôtel, à la sortie de l'autoroute, à l'entrée d'Auxerre. J'étais avec ma femme et on avait préféré aller regarder le match dans un salon de l'hôtel plutôt que dans notre chambre. Mais je me souviens que la télé était vraiment petite, qu'il y avait quelques personnes avec nous, mais pas beaucoup, et qu'il n'y avait pas trop d'ambiance en fait. Durant le match, je n'ai pas spécialement vibré, car il n'yapas eu vraiment de peur. Bien sûr, j'étais supporter et ilya eu l'émotion de la gagner. Ensuite, on n'a rien fait, on est partis se coucher et c'était très calme.»

Pierre Dréossi

«J'étais en famille chez moi, à Lille, avec ma femme et mes enfants, qui avaient quatorze, neuf et sept ans. C'était une période de mercato et j'avais beaucoup de boulot. J'avais ressorti mes maillots personnels que j'avais eus en équipe de France et mes enfants les avaient endossés. Les deux plus jeunes ne savaient même pas que j'avais joué au foot. Ensuite, je les ai emmenés au centre-ville, c'était blindé, partout, partout. Je n'avais jamais vu Lille comme ça, même pendant la braderie. Je voulais leur montrer ce que le football était capable d'offrir comme rassemblement et comme bonheur.»
Dossier coordonné par Olivier Bossard et Thomas Simon, avec Dave Appadoo, Timothé Crépin, Laurent Crocis, Jean-Marie Lanoë, Frank Simon, Johan Tabau et François Verdenet.
Retrouvez l'intégralité des 98 récits dans le France Football de cette semaine, en kiosques ou en version numérique ici.
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