lemar (thomas) (P. Gherdoussi/L'Equipe)
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À lire dans FF cette semaine, un entretien avec Thomas Lemar un an après la Coupe du monde : «Il y a un lien éternel qui s'est créé entre nous»

Un an après avoir été sacré champion du Monde en Russie, le milieu de terrain international de l'Atlético Madrid est revenu pour FF sur les jours, les semaines et les mois qui ont suivi le titre. Souvenirs, souvenirs.

Le premier souvenir qui revient...
«Je revois le trophée. Je le vois au début du match quand je rentre sur le terrain. Tu ne peux pas détourner les yeux. Même si tu veux le faire, c'est impossible. Ton regard est attiré par lui. Dans ta tête tu te dis que nous sommes obligés d'aller le chercher à l'issue de ce match. Tu te dis que nous n'avons pas le droit de nous rater après avoir fait tous ces efforts.»

Le retour en France...
«On réalise vraiment quand on atterrit et qu'on regarde tous par les hublots. Là, on voit le monde qui nous attend sur le tarmac. Il y a des journalistes partout, des gens qui travaillent à l'aéroport qui sont là aussi. On a commencé à prendre conscience qu'il se passait quelque chose de très fort au fur et à mesure qu'on arrivait. Quand on a pris le bus pour aller jusqu'aux Champs-Elysées, c'était incroyable. Il y avait tellement de gens partout. On s'est rendus compte à ce moment-là qu'on était vraiment dans notre bulle en Russie. On ne se rendait pas du tout compte de ce qui pouvait se passer en France et ce que ce titre avait apporté aux les gens. On ne savait pas du tout ce qui se passait. Ce trajet en bus a été vraiment fort et impressionnant.»

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«Ma première saison a été moyenne à l'Atlético au regard des statistiques. Elle n'est pas vraiment révélatrice de ce que je sais faire.»
La vie derrière un titre...
«On se fait arrêter partout, les gens nous reconnaissent tout le temps. Quand j'arrive chez moi en Guadeloupe, c'est du délire à l'aéroport. Il y avait du monde partout. Des journalistes, mais aussi des gens venus exprès pour moi. Je ne m'y attendais pas du tout. Je n'étais vraiment pas loin de verser ma larme. C'était très émouvant. (...) Il y a un lien éternel qui s'est créé entre nous. Il sera impossible à détacher. »

Le 15 juillet 2018...
«On me parle très régulièrement de la Coupe du Monde. Dès qu'on croise quelqu'un, on entend des «merci», des «merci pour tout ce que vous avez fait». Ça fait vraiment plaisir de voir à quel point ce titre a touché les gens. Ça fait chaud au cœur.»

La saison d'après...
«Ma première saison a été moyenne à l'Atlético au regard des statistiques. Elle n'est pas vraiment révélatrice de ce que je sais faire. Mais je n'ai pas eu beaucoup de repos. Après une longue saison avec Monaco, plus cette Coupe du Monde, je n'ai coupé qu'une seule semaine. C'était bien trop court pour pouvoir récupérer complètement. Tout ça a joué sur mes performances. Mais j'arrivais dans un nouveau club. J'allais découvrir un nouveau système, une nouvelle façon de travailler. Donc, de moi-même, j'ai voulu aller là-bas avant que tout le monde arrive.»
Propos recueillis par Olivier Bossard 
L'intégralité de l'entretien avec Thomas Lemar est à retrouver dans France Football en kiosques mardi ou dès lundi à 18 heures en version numérique.

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Fr4ncky 15 juil. à 18:46

Heureusement qu'il fait cet article, car, à la manière d'un Charbonnier, on pourrait vite l'oublier au vu de ce qu'il a apporté !

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