klopp (jurgen) (S. Leban/L'Equipe)
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À lire dans France Football cette semaine : Jürgen Klopp, l'héritier de Bill Shankly

Arrivé à Anfield en octobre 2015, le technicien allemand a restauré l'héritage de Bill Shankly. À sa manière, et avec succès.

Il y avait un Liverpool avant Shankly, le bâtisseur. Il y aura désormais un Liverpool après Klopp, le restaurateur. Arrivé en octobre 2015 à la tête d'une équipe et d'un club psychologiquement atteints, l'Allemand a repensé Liverpool comme l'avait fait l'Ecossais soixante ans plus tôt, remettant au goût du jour des préceptes laborieux et une idéologie socialiste chers à Shankly, y compris dans le jeu, la dureté physique en moins et le côté spectaculaire en plus. Le Liverpool version 2019-20 est une transposition moderne de celui de Shankly, une équipe où l'élégance (Van Dijk, Mané, Salah) a remplacé la rudesse (Yeats, Smith, Milne), mais d'où émergent à nouveau Ecossais et Scouses (Robertson, Alexander-Arnold) et l'impact de leur ADN.

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«Mes qualités, c'est de bien m'entourer et de savoir écouter»
Avant les succès (Ligue des champions l'an passé ; Championnat, Coupe du monde des clubs et Supercoupe d'Europe cette saison) qui ont remis les Reds sur le perchoir cher à Alex Ferguson, Klopp a su redonner de la joie, de l'envie, de la fierté, et surtout de la confiance à une équipe sans véritables stars, si ce n'est lui, le manager mal rasé à la casquette et au sourire carnassier autant qu'enjôleur.

«Je ne calcule rien, affirme l'intéressé. Je n'ai pas le temps de penser à la manière de m'habiller ou de passer du temps sur les réseaux sociaux. Les deux seules choses que je connaisse, c'est le foot et la vie... Mes qualités, c'est de bien m'entourer et de savoir écouter. Ça aide, comme ça aide de ne pas avoir de patrons qui vous mettent la pression. Je n'avais pas à gagner le titre la première année, ni même la deuxième. Les paliers à franchir étaient clairs : D'abord retrouver la Ligue des champions (NDLR : Liverpool ne disputa qu'une C1 entre 2010 et 2017) pour pouvoir se développer et attirer des joueurs. Le reste devait en découler.» Il en découla. Oui, Klopp a eu du temps. Mais il a su s'en servir pour faire à nouveau de Liverpool le club le plus titré d'Angleterre, toutes compétitions confondues.
Thierry Marchand

L'intégralité du portrait de Jürgen Klopp est à retrouver cette semaine dans France Football, en kiosque ou ici en version numérique.
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RensenbrinkRIP 30 juin à 21:46

Analogie excellente. Shankly et Klopp ont pris Liverpool quand LFC n'était pas terrible (Shankly a même pris LFC en deuxième division). Cela est different de Paisley et Dalglish qui ont pris des équipes qui étaient déjà fortes, ce qui expliquent en partie leurs palmarès impressionnant. En plus, Paisley était l'adjoint de Shankly tandis que Dalglish a été joueur sous Paisley. Ces deux-là ont donc pu s'imprégner de la culture de la gagne de LFC, au contraire de Shankly et Klopp.

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