eyraud (jacques henri) (P. Gherdoussi/L'Equipe)
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À lire dans France Football cette semaine, l'interview de Jacques-Henri Eyraud par ses pairs : «J'ai l'impression que l'OM est l'autre équipe de France»

Président de Marseille depuis septembre 2016, Jacques-Henri Eyraud a réformé le fonctionnement de son club, son efficacité économique et, surtout, a construit une équipe qui affronte mercredi l'Atlético de Madrid en finale de la Ligue Europa. France Football lui a proposé de répondre aux interrogations de ses homologues de Ligue 1 et de certains de ses prédécesseurs. Extraits.

Jean-Michel Aulas (Lyon)

«J'ai bien aimé le travail de ton coach dans le jeu proposé par l'OM en Ligue Europa. Quel a été le critère majeur qui vous a permis d'atteindre la finale ?
Je me félicite tous les jours de l'équipe que j'ai mise en place, à commencer par Rudi Garcia. Son apport est majeur dans notre accession à la finale. Je l'avais choisi car il avait déjà gagné (doublé en 2011 avec Lille). Deuxièmement, il a beaucoup d'ambition. Il a dit qu'il pensait être le coach le plus ambitieux de la Ligue 1, et c'est vrai ! Il veut aller loin. En plus, il a connu une expérience à l'international, à Rome, dans un environnement à forte intensité. Ce qui préparait très bien au contexte de Marseille. J'ai très vite acquis la conviction qu'il était l'entraîneur qu'il fallait à Marseille. Et il se révèle conforme à chacune de mes attentes. Avec Rudi, notre dialogue est très constructif. On se voit, on s'appelle très souvent, pour évoquer le sportif mais pas seulement car il a une vision globale du club.»

Vadim Vasilyev (Monaco)

«Qu'est-ce qui t'a été le plus utile à l'OM : la politique (études à Sciences Po), le sens des affaires (MBA à Harvard) ou le sport de haut niveau (taekwondo) ?
Il m'est très difficile de distinguer l'une de ces tranches de vie. Sciences Po m'a apporté l'ouverture sur le monde, l'esprit de synthèse et la structuration des idées. Le taekwondo (ndlr, il a participé à des stages en équipe de France), c'était la maîtrise et une confiance en soi qui ne soit pas excessive, plus l'apprentissage de la douleur voire de la souffrance. Grâce à Harvard, j'ai appris à assumer les responsabilités de la gestion d'une organisation, j'y ai acquis le virus de l'entreprenariat. »

Lire aussi : Le sommaire du nouveau numéro de France Football, avec vingt-quatre pages dédiées à la finale de Ligue Europa.

Stéphane Martin (Bordeaux)

«Quel est ton plus beau souvenir de l'OM en Coupe d'Europe ?
Dans l'histoire, c'est assez facile. C'est 1993. J'étais devant mon poste de télévision, à Paris, je m'en souviens très bien, c'était quelque chose ! J'avais vingt-cinq ans et je travaillais à Euro Disney. Cette saison, je dirais toutes ces rencontres lors des repas officiels avant nos matches en Belgique, en Slovénie, en Turquie, etc. Chacun parle de ses problèmes, on découvre une culture, une autre vision de son sport. C'est formidable ! »
L'intégralité de l'interview de Jacques-Henri Eyraud est à retrouver dans France Football. Un numéro disponible en kiosques mardi ou dès lundi (18h30) en ligne en cliquant ici.
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