PARIS, FRANCE - MARCH 11: (FREE FOR EDITORIAL USE) In this handout image provided by UEFA, General view inside the stadium prior to the UEFA Champions League round of 16 second leg match between Paris Saint-Germain and Borussia Dortmund at Parc des Princes on March 11, 2020 in Paris, France. The match is played behind closed doors as a precaution against the spread of COVID-19 (Coronavirus).  (Photo by UEFA - Handout/UEFA via Getty Images)  *** EDITORIAL USE ONLY, DISTRIBUTE AS A SERVICE TO CLIENT *** *** L (Handout/UEFA/PRESSE SPORTS/PRESSE SPORTS)
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A lire dans France Football cette semaine : La vie sans ballon

Ils sont joueurs, entraîneurs, dirigeants, supporters (...) et subissent tous la crise du Coronavirus et le confinement général imposé par le gouvernement. Comme tout le monde, ils ont dû mettre entre parenthèses leur passion, leur métier, leur gagne-pain. Pour FF, ils racontent comment ils vivent cette drôle de période.

Thomas Müller (Bayern Munich) : «J'ai rarement eu de tels abdos !»

«Notre quotidien a subitement changé. Mais au Bayern Munich, nous ne sommes pas au chômage. Nous avons chaque jour une séance de cyber-entraînement, et franchement, c'est pas facile. Avec les coéquipiers, nous sommes tous en contact, on prend des nouvelles, histoire de sauvegarder notre excellente ambiance dans le vestiaire. Le club nous permet de faire du télétravail dans les meilleures conditions. Nous sommes parfaitement parés à toute éventualité, même si la situation devait perdurer de longues semaines. Physiquement, on est au top. J'ai rarement eu des abdominaux aussi durs ! (Rires.) Notre staff technique est au centre d'entraînement et ils nous guident par des chats vidéo. Comment j'occupe mes journées ? Beaucoup de jardinage et de cuisine avec ma spécialité, les käsespätzle (pâtes au fromage), on rattrape le temps perdu en répondant à des lettres, en signant des autographes. Je nettoie aussi le clapier à lapin. Avec ma femme, nous avons également une écurie que nous nettoyons de fond en comble. On s'occupe de nos chevaux. Un poulain va naître ces jours-ci.»

Aurélien Chedjou (Amiens) : «Je suis tout seul...»

«Je prends la situation très au sérieux. Je ne sors presque pas, juste pour aller faire des courses et un jogging. J'ai de la chance, je vis dans un tout petit village, je peux aller courir seul dans les champs, sans croiser personne. Je suis obligé de le faire. Mon corps en a besoin. Il ne supporte pas de ne rien faire. Je n'ai plus 23 ans. Je ne vais pas pouvoir refaire une préparation physique si la compétition reprend. Mais vraiment, je ne croise personne. Je ferme ma porte à clé et je pars. Le staff nous a aussi envoyé des exercices à faire à la maison. Des abdos, du gainage, des exercices avec des élastiques, pour maintenir les muscles éveillés. A côté de ça, ce n'est vraiment pas facile à vivre. Je suis tout seul chez moi. Ma famille est au Cameroun et j'ai un fils à Lille. C'est vraiment très, très dur de vivre cette situation sans personne. Tu lis, tu fais tes exercices, tu regardes les infos, tu fais des FaceTime avec tes proches, mais tu es seul et c'est vraiment difficile à vivre. Tu te rends compte que, même si être footballeur est quelque chose d'incroyable qui nous permet d'être de vrais privilégiés, la seule vraie richesse c'est la santé. On a créé un petit groupe What's App avec les coéquipiers. On essaye de rigoler pour oublier, un peu, la situation. C'est important de détendre l'atmosphère. Tout ça, est vraiment triste. Et on est tous dans le même sac. L'autre jour, je suis allé faire des courses. J'ai attendu une heure avant de pouvoir rentrer dans le magasin. J'y ai croisé mes coéquipiers Serhou Guirassy et Nicholas Opoku, qui étaient dans le même cas. Mais on est restés à distance, on prend vraiment la chose très au sérieux. C'est vraiment important. Dans l'équipe, personne ne présente de symptômes. Mais le doc nous a dit qu'on pouvait l'appeler si on avait le moindre souci. En attendant, je reste à la maison. C'est important de suivre toutes les recommandations.»

Julie Debever (Inter Milan) : «On entendait le bruit des oiseaux»

«Il y a trois semaines, comme il n'y avait plus de match, je suis rentrée chez moi dans le Nord... où je suis toujours ! Les étrangères du club (Belge, Tchèque, Finlandaises) sont aussi rentrées dans leurs pays pendant la trêve internationale. Je suis un programme quotidien envoyé par le staff. Comme je suis fan de CrossFit, j'ai la chance d'avoir pas mal de matériel. Rester en Italie aurait été compliqué, j'habite un petit appartement et toutes les salles de sport sont fermées. J'ai besoin de me dépenser, c'est ce qui me tient en vie. Hier soir, je suis allée courir. Ville morte, silence... On entendait juste le bruit des oiseaux.»

O.B.

Retrouvez l'intégralité de notre dossier «La vie sans foot» dans le nouveau numéro de France Football, disponible en kiosques ou ici en version numérique.

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Kiwi1212 27 mars à 16:21

"J'ai besoin de me dépenser, c'est ce qui me tient en vie"... Quelle fragilité alors!

oskare68 26 mars à 21:25

Franchement,les footballeurs sont le moindre de mes soucis même si j'aime le foot.Kil ne touchent pas ou moins de salaire ne me fera pas verser de larmes non plus.C'est super que bcp font des dons importants,cela demande a être souligné.Bravo

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