modric (luka) (S.Mantey/L'Equipe)
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À lire dans France Football cette semaine, les confessions d'Ada Hegerberg et Luka Modric après leur Ballon d'Or : «On n'oubliera jamais...»

Sacrés il y a dix mois, la Norvégienne Ada Hegerberg et le Croate Luka Modric reviennent sur les jours et les semaines qui ont suivi la remise du Ballon d'Or. Extraits.

Le jour où ils ont appris leur sacre

Luka Modric : «Je n'oublierai jamais ce jour-là. Je me souviens que je me trouvais à Londres, dans ma chambre d'hôtel, avec ma femme, après un match amical avec la sélection croate contre l'Angleterre (en Ligue des nations, victoire des Anglais 2-1). Comme tu m'avais dit que tu m'appellerais ce jour-là, j'attendais l'appel. Et quand j'ai vu ton numéro s'afficher, je n'ai pas pu répondre. Car je ne savais pas quoi dire. J'ai repris mes esprits et t'ai rappelé quelques minutes plus tard. Et quand tu m'as annoncé ma victoire, je n'y croyais pas trop. Je me souviens avoir commencé à pleurer au téléphone tellement c'était fou. C'est un moment que je n'oublierai jamais.»

Ada Hegerberg : «Moi, c'est Olivier Blanc (directeur général adjoint en charge de la communication de l'OL) qui me l'a annoncé, avant un match face au PSG (1-1). Il pleurait, je pleurais, bref, on était très contents ! (Elle éclate de rire.) Forcément, je n'oublierai jamais.»

L'endroit où ils ont exposé leur trophée

Ada Hegerberg : «Au début, je l'ai ramené chez moi. Mais j'avais peur. Parfois, je me réveillais en pleine nuit pour vérifier qu'on ne me l'avait pas volé. Et le matin, ça m'a longtemps fait bizarre de le voir dans mon appart. Vraiment. Par la suite, on l'a mis au musée du club. C'est normal car le club a fait beaucoup pour ce trophée.»

Luka Modric : «Je l'ai mis sur mon étagère à trophées, en plein milieu. Au début, je l'avais mis dans ma chambre, à côté de la télé. Je voulais le voir en me couchant et en me réveillant. Sans doute pour réaliser que je ne rêvais pas. Après, je l'ai déplacé dans mon armoire à trophées, mais en dégageant tous les autres autour pour qu'on le voie bien. En fait, je passe devant tous les matins quand je pars à l'entraînement. Et ça me fait du bien.»

Un Ballon d'Or, ça change la vie ?

Ada Hegerberg : «Moi, presque toute ma vie a changé depuis. Les premiers matins ont été fantastiques. Tu te réveilles et tu te dis : “P... , qu'est-ce qu'il se passe là ? C'est énorme !” Avant, j'étais une fille qui jouait au foot. Après, certains ont voulu faire de moi un symbole. En fait, c'est bizarre comme sentiment : j'ai l'impression que tout a changé autour de moi et que moi j'ai regardé tout ça tranquillement. Sans paniquer, je crois. La bonne nouvelle, c'est que la reconnaissance de mon sport a aussi pas mal avancé depuis un an, et c'est ça qui compte.»

Luka Modric : «Ma vie n'a pas changé. J'essaie de rester exactement le même qu'avant. Je n'allais pas commencer à trente-trois ans à me prendre pour ce que je ne suis pas. Il existe un risque de se prendre pour le meilleur du monde, mais je ne crois pas que je sois tombé là-dedans. Tout ce que j'ai fait avant d'obtenir cette récompense, je continue de le faire. En fait, c'est surtout le regard des autres qui a changé. Je crois deviner que ça peut en impressionner parfois. En tout cas, ça marque un vrai statut. Il y a les vainqueurs du Ballon d'Or et les autres. Et je suis forcément très fier de faire partie à vie de cette famille prestigieuse des lauréats.»
Retrouvez l'intégralité de l'entretien croisé entre Ada Hegerberg et Luka Modric, cette semaine dans un France Football spécial Ballon d'Or 2019, en kiosques ou en version numérique en cliquant ici.
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