Sergio Conceiçao c) FC Porto (L'Equipe)

À lire dans France Football cette semaine, Sergio Conceiçao (Porto) : «Je ne vais pas mentir...»

Son départ controversé de Nantes, ses souvenirs de Ligue 1, son tempérament de feu, son compatriote Jardim, qu'il rencontre en Ligue des champions : Sergio Conceiçao, le coach du FC Porto, n'a éludé aucune question dans un entretien à lire dans le dernier numéro de France Football. (Photo : FC Porto.)

Son souvenir de Nantes

«Je n’oublie pas non plus la vie que j’avais à Nantes : j’ai découvert une ville agréable, avec une vraie envie de gagner. J’ai eu la possibilité de donner de la joie aux supporters et ç’a été fantastique. Il y a toujours eu une communion très forte avec eux, comme également avec la direction, notamment le président et son fils.»

La santé de sa femme (et son départ de Nantes)

«Elle va mieux, même si une femme qui connaît les problèmes de santé qu’elle a connus en ressort affaiblie. C’est cette situation qui m’a poussé à rejoindre le FC Porto, au-delà du projet et du défi et même si c’était aussi un rêve pour moi de retourner là où j’ai gagné mes premiers titres. J’ai donc joint l’utile à l’agréable, je ne vais pas mentir...»

La réussite des entraîneurs portugais

«Nous sommes passionnés par le jeu. Et le jeu est l’essence, la base de notre travail. Nous sommes totalement dévoués à notre mission. De par notre histoire, nous sommes habitués aux conquêtes et à tenter une vie meilleure à travers le monde. Cette humilité est essentielle dans le football. L’entraîneur portugais est travailleur, honnête, œuvre de façon méthodique et en quête de plaisir dans le jeu. Il n’y a qu’à voir les équipes de Leonardo Jardim, avec leur vocation offensive fantastique. C’est pour ça que je me retrouve beaucoup dans son travail.»

Le travail de la presse française

«La presse française est bien meilleure qu’au Portugal. Ici, l’analyse du football est beaucoup plus axée sur ce qui se passe en dehors des terrains alors qu’en France, on parle davantage de jeu et ça, j’aime bien. J’ai bien aimé mes sept-huit mois passés en Ligue 1. À l’avenir, je ne sais pas s’il est proche ou lointain, j’aimerais entraîner de nouveau en France.»

Propos recueillis par Nicolas Vilas