seri (jean michael) (NEGREL CHRISTOPHE/L'Equipe)
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A lire dans France Football cette semaine, un entretien avec Jean Michaël Seri (Nice) : «Je ne force jamais les choses»

Entre un transfert à Barcelone avorté cet été et petits pépins physiques, le début de saison du milieu de terrain ivoirien est à l'image de celui de l'OGC Nice : compliqué. Mais le joueur clé de Lucien Favre est convaincu que l'intelligence de jeu finit toujours par payer. Extraits.

L'échec de son transfert au Barça

«Je reconnais que ça n'a pas été simple. Même si c'est Barcelone, je ne veux pas être un joueur qu'on prend par défaut. Je sais de quoi je suis capable sur un terrain, je crois démontrer quelques qualités. Donc si on me choisit, je veux que ce soit un choix entier, que je sois une priorité, pas un joueur de complément. C'est pour cela que je me suis remis tout de suite la tête au foot. J'ai beaucoup rêvé de Barcelone mais le message du Barça a été clair.»

Sa relation avec Lucien Favre

«Il m'apprend à devenir un joueur de très haut niveau. Le coach Puel m'a appris à devenir mature, à ne pas tomber dans la facilité, à rester professionnel du début à la fin. Le coach Favre, lui, m'apprend tout ce qu'il faut pour passer de bon joueur à grand joueur. Quand on combine ces deux choses-là, on ne peut que progresser.»

Les difficultés de Nice

«L'effectif n'a pas trop changé mais l'équipe si. On avait trouvé des automatismes, on jouait ensemble les yeux fermés, et le coach alignait souvent la même équipe puisqu'on a été vite éliminé de l'Europa Ligue et qu'on avait moins de matches. Ces titulaires partis, il faut les remplacer par des joueurs qui arrivent ou qui ont peu joué la saison dernière. Ajoutez à cela les éliminatoires du Mondial pour les internationaux et les barrages (de C1) qui nous ont beaucoup obsédés et épuisés».

Ses ambitions

«Je ne veux pas entendre de moi : "Il est bon mais...". Je ne veux plus de "mais". Et je veux enchaîner avec une grande saison. Je ne veux rien prouver à qui que ce soit. Je veux juste montrer à Nice que je suis resté parce que j'aime ce club, pas par dépit. Et si je pars de Nice un jour, ce sera forcément pour une équipe qui joue au ballon, qui joue au foot. Si je n'en trouve pas parce qu'elles estiment que je suis trop vieux, j'arrêterai ma carrière.»

Verratti, un modèle

«En lui, je vois ma façon de penser, de jouer, de concevoir le football. Je l'apprécie car il crée du jeu, il bonifie ceux qui sont autour de lui. Il a aussi cette vision large. C'est un modèle. Je regarde les matches de Paris, j'essaie de m'en inspirer. Il sait jouer long, jouer court, etc. Certains disent que je suis plus fort mais je crois qu'il a de l'avance.»
Patrick Sowden

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