digne (lucas) (L. Argueyrolles/L'Equipe)
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À lire dans France Football cette semaine, un entretien avec Lucas Digne : «J'ai refusé deux fois Liverpool»

Encensé par le consultant vedette Gary Lineker («Quelle excellente signature pour Everton !»), défenseur le plus efficace de tout le Championnat anglais en termes de centres réussis, l'international français s'épanouit de l'autre côté de la Manche. Pour FF, il raconte son nouveau quotidien à base de crampes, de touches à un mètre des supporters et de tacles par derrière. This is England. Extraits.

La Premier League

«L'Angleterre, c'est incroyable. C'est un super pays, un super Championnat. Pouvoir jouer contre des gros clubs quasiment tous les week-ends, c'est quand même quelque chose d'énorme. Au niveau du rythme, des duels, c'est différent de tous les autres Championnats. C'est le plus élevé. La Liga est meilleure techniquement, mais pour le reste, l'Angleterre est devant. Vraiment, c'est énorme.»

Le rythme

«À la 75e minute de mon premier match, j'étais complétement KO, j'avais des crampes de partout. L'enfer. C'était super dur, avec un rythme super élevé. Je n'avais pas eu une très grosse préparation, je l'ai senti. Et ça prouve encore une fois que le rythme est très élevé. La semaine d'après, ça allait très bien, mais pour le premier, j'avais été obligé de sortir pour ne pas mettre l'équipe en difficulté. Je ne pouvais courir que sur une jambe.»

L'ambiance

«Les supporters chantent de la première à la dernière minute. C'est incroyable. Il y a une vraie atmosphère autour des matches. C'est un moment de partage entre les joueurs, les supporters, la ville. Tout s'arrête quand ça joue. On dit souvent que c'est un pays de foot. C'est plus que vrai.»

L'intensité

«Pendant un match, Ashley Young me tacle par derrière. Si je ne retire pas ma jambe, il me casse la cheville. Je veux dévier la balle, il arrive par derrière, il emporte tout. Mais l'arbitre ne siffle jamais faute. Juste une touche pour nous (sourire)

La rivalité Everton-Liverpool

«Les supporters de Liverpool ont vu mon tatouage (La phrase «I'll never walk alone» est inscrite sur son torse). Quand j'ai expliqué le comment et le pourquoi du tatouage, nos supporters ont très bien compris. Il y a eu zéro souci. En fait, mes parents m'avaient offert un médaillon quand j'avais quatre ans, pour mon tout premier jour d'école. Dessus, il y avait gravé «I'll never walk alone». Elle vient de là, la référence de mon tatouage. Il n'y a aucune symbolique par rapport au foot. C'est en hommage à mes parents. Rien d'autre. Les supporters de Liverpool ont essayé de dire que j'étais fan de leur club, sauf qu'ils ne savaient pas une chose : c'est que j'avais déjà refusé de rejoindre leur club deux fois.»

Le joueur le plus fort d'Angleterre

«Eden Hazard. Je le connais, mais il reste imprévisible et l'un des meilleurs joueurs du monde. Il a toujours le geste juste au moment où il faut, quitte à ne pas être décisif. S'il doit faire l'avant-dernière passe qui amènera un but, il le fera. Il incarne le football. Il respire le football.»
Olivier Bossard 
L'intégralité de l'entretien de Lucas Digne «J'ai refusé deux fois Liverpool» est à retrouver dans France Football en kiosques dès ce mardi ou ici en version numérique.

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