Alisson (L'Equipe)
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À lire dans France Football, l'entretien avec Alisson Becker, premier vainqueur du Trophée Yachine : «Lionel Messi m'a beaucoup aidé !»

Premier lauréat du Trophée Yachine, récompensant le meilleur gardien du monde, Alisson Becker évoque dans France Football les personnes ayant accompagné sa progression, de Porto Alegre à Liverpool, en passant par la Roma.

Alors que Robert Lewandowski ouvrait l'enveloppe afin de dévoiler le nom du premier lauréat du trophée Yachine, une caméra s'est attardée sur les mains d'Alisson Becker. Le gardien de Liverpool les pétrissait, s'étirait les doigts. Une façon de gérer le stress de l'instant ? Pas sûr. Quand on l'avait rencontré une dizaine de jours auparavant, dans un salon d'Anfield, on avait remarqué ce tic -les photos publiées dans FF en témoignent- et pourtant Alisson était calme, détendu, même un peu fatigué au lendemain de son retour d'un périple avec la sélection dans le Golfe. Durant près d'une heure, il avait pris le temps de feuilleter l'album photos de sa carrière, de s'attarder sur l'importance de ces personnes croisées à divers moments de son parcours, plus ou moins proches, qui ont fait de lui l'incontestable numéro un des numéros un de l'année.

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«Avec mon frère, on a toujours été en compétition pour être le meilleur»
«J'ai toujours eu de sacrés concurrents ! Je crois que Dieu a mis ces grands joueurs sur mon chemin pour que je devienne chaque jour meilleur», sourit-il en regardant les photos de Dida, la légende débarquée à l'Internacional alors qu'il commençait tout juste à s'installer comme titulaire, de Szczesny -«un gars fantastique !»- qui l'a relégué un an sur le banc lorsqu'il est arrivé à la Roma, et d'Ederson, sa doublure en sélection mais titulaire à Manchester City, rival numéro un des Reds. Sans oublier son plus sérieux concurrent, le premier d'entre eux, son frère Muriel à qui il a piqué la place de titulaire à l'Internacional. «On a toujours été en compétition, pour être le meilleur. La chance que j'ai eue par rapport à lui a été de l'avoir comme grand frère. Je ne l'ai jamais considéré comme un rival mais comme un soutien. Parfois, je n'ai pas de mots pour dire ce qu'il représente pour moi.»
Il évoque Liverpool, ce stade d'Anfield qu'il avait découvert avec le maillot de la Roma en demi-finales de la Ligue des champions 2018. «On ressent physiquement ce que cela représente de jouer dans ce stade. Et un an plus tard, contre Barcelone, j'ai vu ce que c'était d'être porté par lui.» Il n'oublie pas le rôle joué par Klopp, «quelqu'un qui a quelque chose de spécial en lui», ou l'amitié de Salah rencontré à Rome et retrouvé deux ans plus tard, transformé. Et rend hommage à ses adversaires, à commencer par le plus fort d'entre eux, Lionel Messi contre qui il a vécu ses «meilleurs souvenirs de footballeur». «Quand on joue avec, et contre les meilleurs, on ne peut que progresser. Et Messi m'a beaucoup aidé !» À parler des autres, Alisson dévoile beaucoup de lui, de sa personnalité, de cette volonté qui lui a permis d'atteindre les sommets : un garçon humble, simple, qui aime se toucher les mains pour rappeler qu'elles sont les meilleures armes d'un grand gardien.

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