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balde (keita) (S. Mantey/L'Equipe)
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À lire dans France Football, l'interview de Keita Baldé (Monaco) : «Je voulais voir le sourire sur le visage de mes parents»

Personnage franc et attachant, l'attaquant monégasque, a déjà vécu mille vies, et se confie à France Football cette semaine. Extraits.

Son amour pour l'Italie

«J'ai passé beaucoup de temps en Italie. Les étapes les plus importantes de ma vie, c'était en Italie. Je suis parti là-bas, j'avais seize ans. J'ai eu ma première maison là-bas. Mon permis de conduire et ma première voiture, c'était encore en Italie. Ma copine est italienne, je suis devenu footballeur professionnel en Italie. Mon pays préféré pour manger, c'est l'Italie. Mais en même temps, je suis de partout à la fois. Je suis un homme du monde, comme je dis.»

Son enfance en Espagne

«Quand j'étais petit, j'étais le seul noir du coin. Je n'en ai jamais vu un autre. Jamais. Mais je n'ai jamais eu le moindre problème de discrimination. Jamais. Je dis les choses clairement. Mais on était les seuls enfants noirs avec ma soeur et mon frère.»

Son non au Barça

«Normalement, un petit signe le contrat du Barça tout de suite. Moi, j'ai dit non. Je leur ai dit que j'allais poursuivre mon chemin sans eux. Que peut-être on se reverrait plus tard. J'avais besoin d'autre chose. À l'époque, j'étais énervé contre eux. Le club m'avait tout donné, j'étais leur petit, j'avais marqué plus de 300 buts chez les jeunes. Mais je n'ai pas aimé le comportement de certaines personnes.»

Son passage à la Lazio

«J'étais une idole noire»
«J'étais une idole noire. Tu dis ça en Italie, ils te disent que c'est impossible. À la Roma c'est possible. Au Milan AC, à l'Inter, à la Juve, aussi. À la Lazio, c'est impossible. J'ai vu des gens pleurer parce que je partais. Des petits, des grands avec mon maillot qui pleuraient. J'étais une idole, j'ai enflammé le stade.»

L'AS Monaco

«Je suis bien à Monaco. J'aime les gens qui travaillent dans ce club. J'aime l'équipe, j'aime ce club, j'aime les supporters, la ville, je suis bien ici. Si tu me demandes où je veux aller demain, je ne saurais même pas répondre. Je vis sans penser au lendemain. Je n'avais même pas fait attention que le mercato d'hiver était passé.»

Le Sénégal

«Je ne connais pas la réalité de l'Afrique comme Gana Gueye. Je ne connais pas la vérité de l'Afrique comme Sadio Mané. Ils savent ce qu'est la vraie Afrique. Ils connaissent la terre, ils savent ce que c'est de jouer sans crampons. Les émotions que tu peux donner là-bas sont incroyables.»

Propos recueillis par Olivier Bossard
Retrouvez l'interview de Keita Baldé dans le nouveau numéro de France Football, disponible en kiosque ou en version numérique en cliquant ici.
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Ngolongolo 12 mars à 4:27

Bon joueur qui a besoin d'un club populaire comme Marseille en échange de germain plus sakai et aké et même le maire de Marseille qui fête dans quelques jours 1 siècle...

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