La validité de l'enquête menée depuis 2015 est remise en question. (A.Reau/L'Equipe)
Justice

Affaire de la sextape, la nullité de l'enquête réexaminée en octobre

Quinze mois après l'annulation de la mise en examen de Karim Benzema dans l'affaire de la sextape de Mathieu Valbuena, la cour d'appel de Paris doit réexaminer le 4 octobre prochain la validité de l'enquête.

La cour d'appel de Paris doit réexaminer le 4 octobre la validité de l'enquête dans l'affaire de tentative de chantage à la sextape contre Mathieu Valbuena, dans laquelle Karim Benzema a été mis en examen. La date de cette audience, décisive pour l'avenir de cette procédure au point mort depuis près de deux ans, était attendue depuis une décision en juillet 2017 de la Cour de cassation qui avait donné gain de cause au joueur madrilène.
Chronologie de «l'affaire de la sextape»
L'affaire avait débuté en juin 2015 lorsque Mathieu Valbuena avait reçu un appel d'un maître-chanteur qui menaçait de divulguer une vidéo intime. Rapidement, le corbeau lui avait intimé de désigner une personne de confiance pour négocier un arrangement. Prévenue par Valbuena, la police avait alors désigné l'un de ses commissaires pour endosser ce rôle et se faire passer pour un proche du joueur. La défense de Benzema, soupçonné d'avoir incité Valbuena à payer, n'a eu de cesse de dénoncer cette intervention jugée déloyale : selon elle, l'enquêteur a encouragé la commission du délit, notamment pour avoir suggéré le versement d'une somme.
Elle avait alors contesté la validité de l'instruction devant la cour d'appel de Versailles. En vain: celle-ci avait validé les investigations en décembre 2016. Karim Benzema et son ami d'enfance Karim Zenati, lui aussi mis en examen, avaient donc porté l'affaire devant la Cour de cassation qui, le 11 juillet 2017, avait annulé cette décision versaillaise et demandé à la chambre de l'instruction de Paris de statuer de nouveau.
Si les magistrats parisiens suivaient les motivations de la Cour de cassation, la principale conséquence serait l'annulation des écoutes téléphoniques, qui mettent notamment en cause Benzema et constituent le principal élément à charge contre lui et les autres suspects, avait alors estimé une source proche du dossier.  La procédure serait ainsi «très affaiblie», mais pas nécessairement annulée dans sa totalité, selon cette source.
Réagissez à cet article
500 caractères max
olivier30 10 août à 12:50

personne n’a droit de commenter c’est ça ?