plea (alassane) (R.Martin/L'Equipe)
Le calendrier de l'Avent de FF

Alassane Pléa (Nice) raconte son meilleur souvenir en 2017 : «À Amsterdam, je ne savais pas si j'allais tenir...»

Jusqu'à Noël, FF.fr vous propose son calendrier de l'Avent. Avec, chaque jour, le témoignage d'une personnalité du foot qui raconte son souvenir marquant de l'année 2017. Quatorzième épisode avec Alassane Pléa, l'attaquant de l'OGC Nice, qui raconte la qualification du club azuréen pour les barrages de la Ligue des champions.

«L'année a été tellement exceptionnelle que ce ne sont pas les bons souvenirs qui manquent. Mais si je ne devais retenir qu'un, ce serait la qualification pour les barrages de la Ligue des champions face à l'Ajax Amsterdam. Parce que c'est à la fois un moment fort pour toute l'équipe, tout le club mais aussi pour moi personnellement. Ce match à l'ArenA est celui de mon retour, mon premier match depuis ma blessure au genou à Rennes en février ! J'avais passé toute la fin de saison derrière l'équipe, avec eux mais c'est tellement frustrant de vivre un tel parcours en étant blessé.
«On a pas mal parlé avec Mario. Il était à fond derrière nous, derrière moi»
C'est dire combien j'étais motivé pour ce match, heureux de retrouver le terrain. C'était important pour le club de passer ce tour préliminaire, et pour nous d'être récompensés de notre saison. Cela aurait été tellement injuste d'avoir terminé troisième et de ne pas jouer l'Europe, surtout qu'on avait envie d'y regouter après être passé au travers la saison précédente. Après le match aller (1-1), on y croyait toujours, on savait de toute façon que tout se jouerait là-bas. On avait préservé l'essentiel en tenant le score face aux finalistes de la Ligue Europa qui nous avaient dominés en fin de match. Et puis Mario (Balotelli) se blesse et déclare forfait pour le retour. On a pas mal parlé ensemble, il était à fond derrière nous, derrière moi.

Je suis titulaire pour la première fois depuis six-sept mois parce qu'on n'a pas vraiment le choix. Je n'avais pas de repères, je ne savais pas si j'allais tenir physiquement. Mais j'avais une telle envie que jamais je n'ai senti le coup de moins bien. On marque d'entrée, l'Ajax égalise, marque un deuxième but mais jamais on n'a paniqué. Le coach a fait les bons changements, il fait entrer Vincent Marcel, et on les sentait moins sereins, ils dégageaient un peu n'importe comment, n'étaient plus trop en place alors que nous nous sentions tous très bien. Et ç'a été une joie énorme quand Marcel égalise ! Le retour a été mémorable. On l'avait fait, on avait la récompense de notre saison, la touche finale. On rêvait de Ligue des champions mais ensuite ça a été une autre histoire : la barre était trop haute avec Naples. Sans regret.»
Patrick Sowden

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