CAIRO, EGYPT - JULY 01: Ismael Bennacer of Algeria during the African Cup of Nations match between Tanzania and Algeria at Al-Salam Stadium on July 01, 2019 in Cairo, Egypt. (Photo by Ahmed Hasan/Gallo Images) (Ahmed Hassan/GALLO/PRESSE SPOR/PRESSE SPORTS)
CAN 2019 - Algérie

Algérie : Dix choses à savoir sur Ismaël Bennacer

Sensationnel depuis le début de la compétition, Ismaël Bennacer n'a de cesse d'impressionner tout son monde. Et à 21 ans, l'Algérien s'érige comme un pion majeur de son escouade. Voici dix choses à savoir sur le bonhomme.

Formé par Arles-Avignon, il est suivi dans sa jeunesse par l'OL, l'OM et City

Après s'être fait les griffes deux saisons durant en CFA, avec la réserve de son club formateur, Arles-Avignon, le tout jeune Ismaël Bennacer se lance dans le grand bain. Victor Zvunka, alors à la tête de la barre technique, lui donne l'occasion, lors de la saison 2014-15, d'étaler ses talents sur les pelouses de Ligue 2 sur quelques bouts de matches d'abord, avant de lui offrir ses trois première titularisations. Le garçon impressionne. À l'été, les Arlésiens, bons derniers du Championnat, glissent en National. Et Bennacer, lui, voit quelques écuries européennes lui faire de l'œil. En vrac : Manchester City, l'OL et l'OM. Pas mal...

À 17 ans, il pliait bagage, direction Arsenal

Mais seulement voilà, à l'été 2015, Arsenal, sur les conseils de Gilles Grimandi, se jette dans la bataille et rafle la mise. «À la base, je voulais continuer en France», racontait pourtant le jeune Bennacer à la Provence. Toutefois, les présences d'Arsène Wenger et celles de nombreux Français dans les rangs des Gunners séduisent le bonhomme. Malheureusement, l'idylle ne durera pas. Et pour cause, Bennacer ne revêtira le maillot d'Arsenal qu'à une seule reprise, face à Sheffield Wednesday, lors d'un cinglant revers en Cup (0-3). Mis au placard, il réclame du temps de jeu et demande à être prêté. Sa requête est acceptée un an plus tard, puisqu'il rebondit à Tours en janvier 2017.

Il a revêtu le tricot des Bleus en jeunes

Épris par les qualités du joueur, Ludovic Batelli, alors sélectionneur de l'équipe de France U18 et U19, convoque Ismaël Bennacer par sept fois. Le jeune homme affiche alors son talent, notamment lors des éliminatoires pour l'Euro U19 que les Bleuets survolent, avant de planter ses deux premiers pions sous la liquette tricolore lors de deux matches amicaux face à la Belgique (3-3) et l'Allemagne (2-3) en avril et novembre 2015. Courtisé par deux autres sélections en parallèle et sommé de faire un choix promptement, en raison de ses origines, Bennacer ne participe pas à l'Euro U19 2016, lors duquel Kylian Mbappé et consorts écrasent la concurrence, avant de soulever le trophée.

Il aurait pu défendre les couleurs du Maroc

S'il gambade sur les terres égyptiennes avec le tricot des Verts sur le dos, Bennacer aurait pu vêtir la tunique d'une autre sélection. Celle de la France donc, mais aussi celle du Maroc. Et pour cause, le bonhomme, né à Arles d'une maman algérienne et d'un père marocain, a vu les fédérations des deux pays maghrébins lui faire du gringue. Alors qu'il n'avait même pas dix-huit bougies au compteur, le voilà, en 2016, dans la quasi-obligation de faire un choix. Un dilemme extrêmement difficile. Et d'une manière tout à fait conforme à la logique, son paternel souhaitait le voir folâtrer aux côtés de Mehdi Benatia – lui aussi né d'un papa marocain et d'une mère algérienne - et consorts. Les rendez-vous avec les instances des deux nations se multiplient et Bennacer fait son choix. L'Algérie, donc, et ce, pour une raison bien précise. «Les Marocains me proposaient de jouer avec les Espoirs, l'Algérie m'a intégré avec les grands», expliquait-il en 2017 pour se justifier.

Il a connu sa première sélection avec l'Algérie en 2016, à 18 ans

En septembre 2016, quelques mois avant de se relancer à Tours donc, Ismaël Bennacer, irrésistible avec les catégories jeunes des Gunners, est convoqué par Milovan Rajevac, alors sélectionneur des Fennecs, à l'aube d'une joute comptant pour les éliminatoires de la CAN 2017 face au Lesotho. L'Algérie, qui avait d'ores et déjà poinçonné son ticket pour la phase finale, déroule sa partition et écrase les Crocodiles (6-0). Bennacer, lui, grappille un peu de temps sur le pré du stade Mustapha-Tchaker et honore ainsi sa première sélection, après avoir remplacé Hilal Soudani, double buteur ce jour-là.

Il était déjà de l'aventure en 2017, pour la CAN en Guinée-Équatoriale

S'il n'était pas retenu dans un premier temps par Georges Leekens pour disputer la CAN en Guinée-Équatoriale, Ismaël Bennacer intégrait finalement, en catastrophe, le groupe des vingt-trois joueurs. La raison ? Saphir Taïder, blessé au ménisque, était contraint de déclarer forfait. Mais à tout juste 18 ans, le milieu de terrain ne parvient pas à faire son trou et le sélectionneur belge des Fennecs ne lui accorde pas sa confiance, préférant ainsi aligner dans l'entrejeu un double pivot Guedioura-Bentaleb. L'Algérie, après n'avoir glané que deux petits points lors du premier tour, ne parviendra pas non plus à accrocher le wagon des quarts de finale. Une énorme déconvenue, à laquelle Bennacer assiste depuis le banc de touche, sans même fouler les terrains une seule minute.
Bennacer, une individualité remarquée cette saison en Serie A. (Massimo Rana/IPP/PRESSE SPORTS/PRESSE SPORTS)
Bennacer, une individualité remarquée cette saison en Serie A. (Massimo Rana/IPP/PRESSE SPORTS/PRESSE SPORTS)

Il a été relégué en Serie B avec Empoli cette saison

S'il a connu les joies de la montée en Serie A au printemps 2018 avec Empoli, club avec lequel il s'était engagé en août 2017, Bennacer a été contraint de faire l'ascenseur l'année suivante, concluant son premier exercice dans l'élite par une triste relégation. Et ce en dépit d'une saison remarquée et remarquable, aussi bien d'un point de vue collectif, que d'un point de vue individuel. S'il peine encore à peser dans le dernier tiers du terrain, en témoigne son maigre bilan statistiques - trois petites passes décisives seulement cette saison, le garçon a exposé sa jolie palette technique et de sérieuses dispositions à la récupération, à la faveur d'une activité incessante et de sa discipline. Largement suffisant pour attirer les convoitises de quelques écuries de la Botte, comme le Napoli ou la Fiorentina et ne pas s'éterniser dans les méandres du football italien ...

Il devrait poser ses valises au Milan AC cet été

Et à en croire les bruits répandus par la presse italienne, et notamment par Sky Italia, par l'intermédiaire de sa voix la plus connue, Gianluca Di Marzio, Ismaël Bennacer devrait atterrir très prochainement à Milanello, afin de parapher un contrat longue durée avec le Milan AC. Montant de l'opération ? Seize millions d'euros, hors bonus. Si cela se confirme, Il Diavolo coifferait donc au poteau la concurrence et notamment l'Olympique Lyonnais, qui était (re)venu aux nouvelles. Bennacer rejoindrait ainsi un club en pleine reconstruction, cinquième de Serie A la saison passée. Cependant, il ne pourrait pas prendre part à la prochaine Ligue Europa, en raison de la non-conformité des comptes milanais aux règles du fair-play financier, le TAS ayant décidé de sévir contre le Milan AC.

Décisif lors de cette CAN

Comme indiqué précédemment, Bennacer souffre mille morts pour embellir son bilan statistique. Mais dernièrement, cette tendance tend à s'estomper. Preuve en est, depuis le début de la CAN, le milieu de terrain a déjà délivré deux offrandes (les deux premières de sa carrière en sélection) en quatre matches. Une lors de l'entrée en lice de son escouade face au Kenya et une autre en huitième de finale face à la Guinée. Et ce, toujours en direction du même homme : son capitaine, Riyad Mahrez avec qui il noue une complicité certaine sur le pré. Reste maintenant à confirmer les progrès entrevus en quarts de finale face à la Côte d'Ivoire.

Il a été désigné meilleur joueur de la phase de poules de la CAN

Malgré une horde de têtes d'affiche, à l'exemple de Sadio Mané, du local Mohamed Salah ou encore d'Hakim Ziyech, Ismaël Bennacer a été auréolé du titre honorifique de meilleur joueur du premier tour de cette CAN cuvée 2019. Auteur de deux prestations de haute volée face au Kenya et au Sénégal, le milieu de terrain d'Empoli a su se rendre indispensable et était même le seul joueur de champ à être reconduit par Djamel Belmadi lors du troisième et dernier match des Fennecs en phase de poules contre la Tanzanie. Résultat, le bonhomme éclaboussait de nouveau le pré de sa classe, multipliant les percées tranchantes et dribbles ciselés. À 21 ans tout rond, le voilà devenu l'élément moteur de la sélection algérienne.
Mehdi Arhab
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yanlynx 11 juil. à 9:27

Bravo. Bonne continuation

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