villas boas (andre) (PAPON/L'Equipe)
Ligue 1 - OM

André Villas-Boas, nouveau coach de l'OM, des hauts et des bas

Un départ en fanfare à Porto, des résultats décevants en Angleterre puis des destinations exotiques, Villas-Boas a connu une carrière avec des hauts mais aussi des bas. Retour sur un chemin singulier qui l'a mené sur le banc marseillais.

FC Porto (2010-11)

Après avoir montré ses talents d'entraîneur en sauvant l'Academica de Coimbra in extremis lors de l'exercice 2009-2010, André Villas-Boas devient le coach en vogue. Au point même de voir Sir Bobby Robson et José Mourinho - qui l'ont poli - vanter ses qualités à toute la planète foot. Résultat, à 33 ans seulement, Villas-Boas voit le FC Porto, le club de sa ville natale et de son cœur, lui ouvrir grand ses portes. Et s'il ne reste qu'une saison sur le banc des Dragoes, Villas-Boas marque à jamais l'histoire du FC Porto, en glanant un titre de champion du Portugal et ce, sans connaître une seule fois la défaite de la saison (27 victoires et 3 matches nuls), la Coupe du Portugal, la Supercoupe, mais aussi et surtout une Ligue Europa avec Falcao pour bras armé. Une saison de légende durant laquelle ses joueurs déploient un football tranchant, expansif et délicat. Personne n'avait réalisé cela aussi jeune. Lui, si. De quoi mettre le vieux Continent à ses pieds.

Chelsea (juin 2011-mars 2012)

Après avoir été couronné de succès, Villas-Boas devient le génie à avoir à la tête de son projet technique. Après avoir vu Chelsea lui faire les yeux doux et lui envoyer des mots d'amour, Villas-Boas cède aux avances des sirènes outre-Manche et voit les Blues sortir le carnet de chèque. Quinze millions d'euros pour l'arracher à Porto. La somme est conséquente, encore plus quand on sait que jamais un club n'avait dépensé autant pour chasser un coach. Arrivé en juin 2011 en grande pompe, le Portugais signe un contrat de quatre ans et voit la presse britannique le surnommer le "Special Two", en référence, évidemment, à José Mourinho et son parcours plus ou moins similaire. Malgré un début de saison convaincant, où ses ouailles pointent à une satisfaisante troisième place après sept journées, Chelsea dégringole et sombre dans une crise brutale. Les fans, eux, ne cachent plus leur exaspération, notamment lorsque le Portugais se bute à aligner Torres plutôt que la légende Drogba. Le point de non-retour est atteint lors du huitième de finale aller de Ligue des champions face à Naples, où les Blues, amorphes et sans idée, sont torpillés par Cavani et sa bande (3-1). S'en suit une défaite face à West Bromwich Albion. La goutte d'eau qui fait déborder le vase. Villas-Boas est remercié en mars 2012. Chelsea, sous la coupe de Di Matteo, se remettra la tête à l'endroit et remportera la Coupe d'Angleterre, mais surtout la Ligue des champions. La première de son histoire.

Tottenham (juillet 2012-décembre 2013)

Après son échec avec les Blues, Villas-Boas, bien décidé à réussir dans la capitale anglaise, sort de sa grotte à l'été 2012 et s'aventure chez les Spurs de Tottenham. Il fait notamment venir Lloris et amorce, tout en douceur, la transition entre la légende Friedel et le portier français. Longtemps en course pour la Ligue des Champions, Villas-Boas échoue de peu dans sa mission, en achevant sa saison 2012-2013 à la cinquième place. Et ce, avec 72 points au compteur. Un record pour le club à l'époque. Mais sa deuxième saison ne confirme pas les jolies choses entrevues lors de sa première année au club. Les raclées reçues face à Manchester City (0-6) et Liverpool (0-5) scellent définitivement son sort. À la mi-décembre 2013, faute de résultats satisfaisants, Villas-Boas est limogé de son poste d'entraîneur. L'histoire, elle, se répète encore et encore.

Zénith Saint-Pétersbourg (2014-2016)

Après une année sabbatique, le technicien portugais rebondit au Zénith Saint-Pétersbourg en 2014. En terres russes, l'ancien protégé de Bobby Robson connaît le succès avec un titre de champion en 2015 et une Supercoupe de Russie quelques mois plus tard. Mais il se fait écharper pour le jeu pratiqué par son équipe. «Le Zénith pratique un football ennuyeux. (...) C'est de l'anti-football, qui consiste principalement à donner le ballon le plus rapidement possible à Hulk ou Danny», balançait même Borius Chukhlov, ancien grand joueur du club. Après une qualification en huitièmes de finale de C1 et une troisième place en Championnat pour sa deuxième saison sur le banc, Villas-Boas refuse de prolonger une saison de plus afin de se rapprocher de sa famille. Il quitte le Zénith en fin de saison, en 2016.

Shanghai SIPG (2016-2017)

Finalement, l'appel des gros sous lui fait rapidement remettre le bleu de chauffe et Villas-Boas s'envole à l'autre bout du monde dès novembre 2016. Le Lusitanien rejoint la Super League chinoise et devient coach du Shanghai SIPG. Avec Oscar et Hulk sous son aile, il annonce d'emblée vouloir gagner au moins un trophée. Objectif manqué pour "AVB", qui échoue aussi bien en Ligue des champions asiatique (éliminé en demi-finales), en finale de Coupe de Chine et en Championnat (deuxième). «J'accepte ma responsabilité et mon échec», confiait-il en fin de saison, avant d'être limogé en novembre 2017. De son aventure chinoise, le Portugais n'aura donc pas tiré grand profit. Mis à part une dizaine de millions d'euros de salaire annuel... Cela ne l'a visiblement pas empêché de garder une bonne cote sur le marché des transferts européens.
Mehdi Arhab   et Augustin Audouin 
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ghys59 30 mai à 0:31

Ce n'est pas lui qui a fait venir Lloris. C'est son prédécesseur. Révisez vos classiques à France Football.

chefsprive 29 mai à 7:42

Ce dont l'OM a besoin est un leader sur le terrain. En 93, il gagne la LDC et qui était le capitaine ? Et oui, Deschamps. Il leur faut aussi un leader sur le banc, un Zidane, par example, et AVB, mis à part une belle première saison à Porto, il n’a pas prouvé grand-chose. Pour que l’OM construise son « Champions Project », il leur faut les bons éléments, et là, je ne pense pas qu’ils y soient.

bakeux 29 mai à 5:40

Et donc 8 M€ c’est le salaire annuel qu’il vas toucher...d’accord! Mais là son CV il est claqué. A part il y a 8 ans ou le mec a fait des prouesses mai sinon le « champion projectif » ne s’annonce p encore pour cette année. Mais espérons que je me trompe cela pimentera notre championnat qui en a besoin.

Gascon64 29 mai à 3:34

Comme Wenger en fait j'y etais presque, mais bon non je ne gagne rien !! les joueurs feront leurs travail, puisqu'ils ont reussit a virer Garcia et il profitera de cette aclamie pour se faire une place, avant de perdre encore AVB. une 5eme place la saison prochaine, mieux si on vire PAYET, MANDANDA... depasser et que l'on prenne des joueurs ayant un vrai niveau europeen...on verra, mais j'ai des doutes....

Fuoriclasse 28 mai à 23:13

Ça fout la frousse, ce CV en bois d'ébène ! Mine de rien, du moins a priori, il n'y a pas dans le parcours d'AVB de quoi vraiment retrouver la sérénité du côté des supporters marseillais.

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