Angel Di Maria a inscrit un doublé ce samedi soir face à Rennes (3-0). (F. Faugère/L'Équipe)
Ligue 1 - 10e journée

Angel Di Maria, l'imbroglio nîmois, le coup de sang de Villas-Boas... Le débrief de la 10e journée à la sauce FF

Après chaque journée de Ligue 1, FF.fr débriefe les matches à travers ce qui a plu ou non à la rédaction. Dixième épisode de la saison.

On a aimé...

Di Maria, le survivant des quatre fantastiques
S'il n'y en a souvent que pour Neymar et Kylian Mbappé au Paris Saint-Germain, Angel Di Maria a montré qu'il avait tout d'une grande star en réalisant une très belle performance face au Stade Rennais. Très remuant sur son coté gauche, il a été passeur décisif, puis buteur à deux reprises pour permettre a un PSG décimé par les blessures de s'imposer 3-0 face à un l'une des équipes de tête du Championnat de France. Il a montré que, même en l'absence de Neymar et Mbappé, Thomas Tuchel peut compter sur son fidèle attaquant argentin. «Je l'ai déjà dit, j'aimerais finir ma carrière européenne à Paris, mais ça ne dépend pas que de moi, mais aussi du club», avait-il expliqué au micro de Canal +. Un message envoyé aux supporters et également à sa direction. Il est par la même occasion entré encore un peu plus dans l'histoire du PSG avec son doublé qui lui a permis de dépasser la légende Safet Susicau compteur (86 buts contre 85).

Angel Di Maria est une légende du Paris Saint-Germain

Ce multiplex absolument fou
Des buts à en pleuvoir et un spectacle haletant jusque dans les tous derniers instants ! Dimanche, ceux qui pensaient faire tranquillement la sieste devant le multiplex ont vu leur plan tomber à l'eau. A dix-huit reprises, la petite musique signalant un but a retenti, anéantissant ainsi tout projet de trouver le sommeil. Le rythme s'est même accéléré lors des quinze dernières minutes où dix réalisations ont été inscrites, dont cinq pour la seule rencontre opposant le RC Lens au Stade de Reims. Après deux matches reportés à cause des nombreux cas de Covid-19, les Artésiens ont signé leur retour en réalisant une remontée fantastique face aux Champenois. Grâce à un Florian Sotoca plein d'abnégation et auteur d'un doublé (90e, 90+1e), les hommes de Franck Haise ont obtenu un nul inespéré (4-4), clôturant ainsi une salve de matches complètement folle...

La Ligue 1 nous réserve encore bien des surprises

Les idées de Niko Kovac
Pas têtu pour un sou le technicien croate. S'il s'est trompé dans les grandes largeurs en tentant une défense à trois à Lyon et avec un placement douteux de certains de ses joueurs, Niko Kovac avait changé son fusil d'épaule dès la semaine passée en passant en 4-3-3 et en roustant de bien pâles bordelais. Pour le derby de la Côte d'Azur face à Nice, l'ancien du Bayern a une fois de plus prouvé sa caméléonitude tactique. Devant le 3-4-3 offensif des Aiglons qui penchent souvent sur la largeur, Kovac avait choisi un 4-4-2 à plat avec Gelson et Diop sur les côtés et le tandem Fofana-Tchouaméni plein axe. Bingo ! Les Monégasques ont fait plier un Gym bien perdu devant la manœuvre du Croate. Dans le cœur du jeu, l'équipe de la Principauté a perforé plein fer la défense de son rival honni. Si les Asémistes s'étaient montrés un poil plus efficaces devant, la sentence aurait été bien plus lourde. Comme quoi, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis...

Niko Kovac va mener ses hommes sur le podium

Les intentions du duo Galtier - Dall'Oglio
Du spectacle, cinq buts et des intentions, surtout. Après une triste semaine pour le foot français (en dehors de la superbe prestation de... Lille à Milan), la bataille que sont livrés Christophe Galtier et Olivier Dall'Oglio n'a pas mis longtemps à nous réconcilier avec le foot français. Après quarante minutes de jeu, le SB29 menait 3-0 et entre des latéraux entreprenants, des renversements rapides, des combinaisons toutes mieux senties les unes que les autres, on se régalait. On guettait la réaction du LOSC, aussi, et on n'a pas été déçus. Après la réduction du score de Burak Yilmaz juste avant le retour aux vestiaires, Galtier n'hésitait pas à faire... trois changements pour tenter de renverser la vapeur. Et les visiteurs ne sont pas passés loin de valider le come-back ! Ce qui n'a pas empêché l'entraîneur des locaux de faire rentrer des attaquants pour nous tenir en haleine jusqu'au bout. En bref et en grande partie grâce aux deux entraîneurs de la partie : on a passé un super début de dimanche après-midi !

Galtier et Dall'Oglio font partie du top 3 des entraîneurs du Championnat

On n'a pas aimé...

L'imbroglio suite au troisième but angevin à Nîmes
Tout ce qui ne va pas avec la VAR condensé en une seule situation. Les arbitres ne savent plus ce qu'ils doivent faire, les joueurs quand jouer et les téléspectateurs ce qu'ils sont censés comprendre. Lancé en profondeur par Ismaël Traoré lors de la rencontre opposant Angers à Nîmes, Stéphane Bahoken trompait Baptiste Reynet et aggravait la marque en faveur du SCO. Mais il était signalé hors-jeu et monsieur Schneider s'en allait vérifier. L'international camerounais ne l'était pourtant pas et le but était finalement validé. Problème, l'arbitre-assistant, au lieu d'attendre que l'action se termine comme le dit la consigne, avait levé son drapeau pendant l'appel de l'attaquant angevin, influençant ainsi l'attitude en dilettante de Reynet lors de son face-à-face. S'en sont suivies de longues minutes de protestations de la part des Crocos qui s'estimaient justement lésés, mais qui n'étaient finalement pas entendus. L'erreur était pourtant manifeste et elle doit véritablement interroger sur l'utilisation de l'arbitrage vidéo. Des ratés de plus en plus fréquents, des incompréhensions à répétition, et si on revenait en arrière ?

La Ligue 1 doit abandonner la VAR

La perte de sang froid d'AVB
Il est tendu depuis quelques temps André Villas-Boas... Fâché à chaque fois devant les questions des journalistes pour lui parler de son système de jeu et sur son animation offensive bien apathique, l'entraîneur de l'OM s'agace. De plus en plus. Au micro de Téléfoot, après la victoire un but, un tir cadré à Strasbourg, AVB a dégoupillé. Et ce n'est jamais bon signe surtout pour un homme de son flegme habituellement britannique. «On n'a pas le droit de faire des efforts pour gagner un match et quand on gagne un match avec les efforts, le match est sauvé par les autres ! Qu'est-ce que vous dites ! Mais qu'est-ce que vous dites sincèrement ! Faut arrêter quelquefois ! Faites des analyses concrètes ! Si vous regardez les autres clubs, vous verrez ce type de choses. Vous pensez que gagner à Strasbourg à l'extérieur c'est facile !» Très remonté, Villas-Boas a ensuite exhorté les journalistes à «aller voir le Barça ou la Juve» pour profiter d'un contenu de jeu. Si l'OM est à quatre points du PSG avec un match en retard face à Lens, les questions se posent sur les performances globales des Phocéens, surtout en Ligue des champions. Et il n'est pas de luxe de demander parfois du beau jeu pour aller chercher des victoires. Les deux ne sont pas incompatibles..

Villas-Boas ne terminera pas la saison à Marseille

Certaines attitudes lyonnaises...
Lyon a eu beau remporter son derby face à Saint-Etienne mais certains doutes ne se sont pas dissipés. Désormais cinquièmes au classement, les Gones s'en sont très bien sortis face à leur rival. Au sortir d'une première période où ils n'ont rien montré, les Lyonnais peuvent remercier Tino Kadewere qui a presque tout fait comme un grand pour sauver l'escouade rhodanienne. Mais mis à part lui, Lopes et une défense centrale rassurante (Denayer-Diomandé), on cherche les Lyonnais qui ont brillé ou ont montré une attitude et un engagement suffisants dans un derby. En premier lieu, Moussa Dembélé. Titulaire, l'ancien du Celtic s'est vu refuser deux buts pour hors-jeu, certes. Mais dans le jeu, il ne pèse plus et son manque de confiance commence à inquiéter. Il n'a toujours pas marqué lors de l'opus 2020-21... Devant, Memphis Depay sauve sa prestation avec son flair sur la combinaison amenant l'égalisation. Sinon, pas grand-chose à sortir de la performance du Batave, pourtant souvent décisif dans les moments difficiles. Sans oublier un Bruno Guimaraes à l'envers ou encore un Houssem Aouar qui n'a rien réussi jusqu'à sa blessure. L'OL se contentera-t-il de si peu alors qu'au contraire de ses concurrents directs, lui, a des jambes fraîches avec un match par semaine ?

Avec ce jeu, Lyon ne finira pas sur le podium de la Ligue 1

Ce Bordeaux qui ne retient pas ses leçons
Quand on demande à un élève d'apprendre sa leçon, ce n'est pas pour faire des erreurs lors des évaluations. Les Girondins de Bordeaux n'ont pas sans doute pas ouvert leur cahier avant le match contre Montpellier samedi après-midi. «A partir du moment où on prend un but, tout s'effondre, on déjoue», soupirait déjà Jean-Louis Gasset la semaine dernière après la déroute face à l'AS Monaco. «Dès qu'il y a un grain de sable dans la machine, tout le monde abandonne, c'est très difficile de vivre ça.» Si la première période produite par les coéquipiers de Laurent Koscielny était pleine de promesses grâce notamment à un Hatem Ben Arfa très présent, la seconde nous a rappelés aux mauvais souvenirs des dernières semaines. Invaincu depuis le 11 janvier au Matmut-Atlantique, Bordeaux a concédé sa deuxième défaite de rang en Ligue 1. Avant d'affronter Rennes après la trêve internationale, le club au scapulaire pointe à la 12e place au classement et ne compte plus que quatre points d'avance sur le premier relégable, Nîmes. Il va falloir que les champions de France 2009 regardent dans le rétro. Et si le tehnicien girondin parlait déjà de maintien à Monaco, ce n'est peut-être pas pour rien.

Bordeaux joue officiellement le maintien

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nicea 9 nov. à 18:44

Va falloir relativisé pour Monaco , Nice avait une défense U 19

Gauchos 9 nov. à 9:42

(2) Je sais bien qu’on est à l’ère de l’électron et à la culture de l’immédiat, mais pour rappel les medias sont le relais (DANS LES DEUX SENS) entre les acteurs et les spectateurs. Un peu d'esprit de synthèse et de recul seraient les bienvenus, merci.

Gauchos 9 nov. à 9:40

(1) Autre réponse éclatante à la question qui fâche d’hier matin. Nous arrivons au 1/4 du championnat, avec une trêve internationale en plus et pour debriefer cette journée pas un mot sur le classement où les six gros clubs attendus reviennent aux 6 premières places, où on parle de la VAR en tant qu’instrument plutôt que de l’utilisation qui en est faite.

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