ronaldo (cristiano) lopes (anthony) pepe alves (bruno) william carvalho *** Local Caption *** (Carlos Barroso/PRESSE SPORTS/Presse Sport)
Portugal

Anthony Lopes : «J'aimerais devenir le numéro 1 du Portugal»

Auteur d'une nouvelle saison pleine avec l'OL, Anthony Lopes s'apprête à vivre un Euro «très spécial» avec la sélection portugaise, au sein de la quelle il rêve d'une place de titulaire.

«Que faisiez-vous, mardi soir, lors de l'annonce des 23 Portugais convoqués par Fernando Santos pour l'Euro 2016 ?
J'étais tout simplement chez moi, avec ma femme et mes filles qui dormaient. On a suivi ça devant la télé.
L'appréhension était-elle forte ?
Il y a toujours une petite appréhension tant que ton nom n'apparaît pas... Ça va, j'ai été le deuxième à être annoncé, ç'a donc vite été le soulagement.
Vous avez opté très tôt pour la Seleção. Pourquoi avoir fait ce choix plutôt que celui de la France ?
J'ai décidé à seize ans. Pour moi, c'était logique, c'était le cœur qui parlait. Depuis tout petit, c'était la sélection du Portugal. J'étais déjà fan du Portugal des Vítor Baía, Rui Costa, Figo...
Quels sont vos liens avec le Portugal ?
J'y allais tous les étés jusqu'à mes quinze ans. Après, c'était plus compliqué à cause du foot. J'alternais entre Miranda do Douro (près de Bragança), où sont mes grands-parents maternels, et Barcelos, du côté paternel.
Quels sont vos rapports avec le gardien titulaire, Rui Patricio ?
Tout se passe très, très bien entre nous. C'est un ami. Je fais tout pour qu'il soit dans les meilleures conditions possibles. Je sais que s'il était à ma place, il ferait la même chose.

«J'espère voir Raphaël Guerreiro à l'OL la saison prochaine»

La place de numéro 1 est-elle un objectif ?
Je suis un compétiteur et j'y pense, bien sûr. Mais ce n'est pas une douleur pour moi. J'aimerais devenir le numéro 1 du Portugal et j'espère que ça arrivera à court terme, parce que quand on évolue au haut niveau, on a envie de jouer. Je travaille pour ça.
Le fait que l'Euro se déroule en France, votre pays de naissance et de formation le rend-il plus spécial ?
Ça le rend même très spécial pour moi, pour Rapha (Raphaël Guerreiro), pour Adrien (milieu de terrain né à Angoulême d'une maman française) parce qu'on est né en France. Ca nous tenait à cœur de faire partie de la liste.
Vous êtes avec Raphaël Guerreiro les premiers joueurs formés en France à intégrer la Seleção A. Cela vous rapproche-t-il ?
Rapha est un super mec et un super joueur. D'ailleurs, j'espère le voir à l'OL la saison prochaine (rires).
Le portier rhodanien est toujours à l'ombre de Rui Patricio. (Marc Atkins/OFFSIDE/PRESSE SPO/Presse Sport)
Le portier rhodanien est toujours à l'ombre de Rui Patricio. (Marc Atkins/OFFSIDE/PRESSE SPO/Presse Sport)
Vous en parlez, entre vous ?
Il aspire à intégrer un club qui dispute régulièrement la Ligue des champions. J'espère donc qu'il nous rejoindra.
 
Deux postes font souvent défaut à la Seleção ces dernières années : celui de l'avant-centre et celui du gardien. Comment expliquez-vous cette carence récurrente au poste de portier ?
Aucune idée... Mais des écoles de formation au poste de gardien de but se mettent en place au Portugal. Beaucoup ont à cœur de former des gardiens.
 
Plus jeune, quels modèles de gardiens aviez-vous ?
Je n'ai jamais vraiment eu de modèle parce que je pense que chacun a ses caractéristiques, son tempérament, ses qualités, ses défauts... Je me suis beaucoup inspiré des gardiens qui étaient à mes côtés: Coupet, Lloris, Vercoutre... J'ai beaucoup évolué avec eux aux entraînements et, surtout, j'ai appris et je continue d'apprendre avec Joël Bats.

«Le départ de Zlatan ? Personnellement, je m'en fous !»

«La première fois que j'ai été en face de Cristiano à l'entraînement, je me suis dit que j'allais tout faire pour tout arrêter.»
Le Portugal fait-il partie des favoris de l'Euro ?
Le Portugal est plutôt un outsider. Il y a des nations qui sont plus favorites que nous mais si elles n'y «vont» pas, on ne va pas se gêner.
 
Cristiano Ronaldo ne fait pas trop mal aux entraînements ?
(Rires) Pour moi, il est le plus grand joueur du monde. La première fois que j'ai été en face de lui à l'entraînement, je me suis dit que j'allais tout faire pour tout arrêter. Pour pouvoir dire : «J'ai arrêté quelques frappes de Cristiano Ronaldo» (rires) ! Il se donne à 200%, tout le temps. C'est la marque des grands joueurs.
 
Vous terminez deuxième de L1, encore parmi les meilleurs gardiens du Championnat et pourtant on parle peu de vous au Portugal. N'avez-vous pas l'impression d'y être sous-côté ?
Je ne sais pas... J'inviterais ceux qui pourraient se poser des questions à regarder les matches de l'OL pour voir de quoi je suis capable.

A vingt-cinq ans, vous n'avez connu que Lyon. Pensez-vous parfois à autre chose ?
Pour l'instant, pas du tout. Je suis très bien là où je suis. Je suis chez moi, à Lyon, proche d'une partie de ma famille.
 
Zlatan a annoncé son départ du Paris SG. Est-ce un soulagement lorsqu'on est gardien de Ligue 1 ?
Personnellement, je m'en fous ! Ça ne change pas grande chose pour moi même si c'est dommage pour la Ligue 1 parce qu'un grand joueur nous quitte.»
Nicolas Vilas (MCS)

Réagissez à cet article
500 caractères max
nino007 23 mai à 18:36

tu dois etre titulaire un point c tout !!!!!!! f. santos ne doit meme pas se poser de question !!!!