aulas (jean michel) (P.Lahalle/L'Equipe)
Ligue 1 - 34e journée

Aulas, Mitroglou, Areola, Gasset... Le débrief de FF pour la 34e journée de Ligue 1

Il y a eu 32 buts marqués, 28 cartons jaunes et 2 rouges distribués, et 248 582 spectateurs recensés. Mais pas que. FF livre ses héros et ses zéros de la 34e journée de Ligue 1.

On a (encore) détesté la réaction d'Aulas

Certes, son équipe a été supérieure dans le jeu. Certes, sans un Reynet décisif à plusieurs reprises, le score aurait pu prendre des allures de correction. Mais il n'en reste pas moins vrai que Dijon a bien été lésé par plusieurs décisions d'arbitrage défavorables qui auraient pu donner une autre tournure à la rencontre. On pense à ce penalty non sifflé pour une faute de Mendy sur Kwon (66e) alors que le score était de 3-2 pour l'OL. Mais aussi à cet autre penalty, indiscutable et toujours non sifflé, pour une faute flagrante de Rafael, déjà averti (et qui aurait donc dû être exclu), sur Saïd (67e). Plutôt que de se faire discret, Jean-Michel Aulas a trouvé bon de tacler Olivier Dall'Oglio, le coach adverse, qui s'est logiquement plaint de l'arbitrage. Un comportement tout simplement insupportable de la part du dirigeant rhodanien...

La communication d'Aulas nuit à l'OL

On a vu un Mitroglou sûr de lui

Il a été critiqué, raillé, voire moqué parfois. Il a été titulaire, avant de disparaitre de la circulation, puis de refaire surface depuis quelques semaines. Mais rien ne semble pouvoir atteindre la confiance de Kostas Mitroglou. Titularisé en pointe samedi face à de faibles Lillois, le Grec en a profité pour s'offrir un doublé, son tout premier en Ligue 1, en trois petites minutes (35e, 38e). Ses troisième et quatrième buts sur ses quatre derniers matches de Championnat. Son bilan total ? Huit réalisations en dix-sept rencontres au sein de l'élite, et 791 minutes au total. Ou encore douze buts en vingt-six matches, toutes compétitions confondues. Pas mal pour un joueur que beaucoup considèrent comme un flop...

Mitroglou doit être titulaire pour la fin de saison

On s'est dit qu'Areola méritait plus de considération

Placé dans l'ombre de ses stars de partenaires cette saison, Alphonse Areola a démontré qu'il pouvait lui aussi être mis dans la lumière, à l'instar des Neymar, Cavani, Mbappé et Cie. A un poste qui a souvent fait débat au PSG ces dernières saisons, le portier formé au club a fait taire ses détracteurs tout au long d'une saison au cours de laquelle il est monté en puissance. Auteur notamment d'une belle prestation sur la pelouse du Real Madrid en février dernier, Areola a récidivé en Ligue 1, comme dimanche, où il a réalisé pas moins de huit arrêts lors de la victoire du PSG à Bordeaux (1-0). Il s'agit de son record en Championnat de France, et de la meilleure prestation d'un gardien parisien dans l'élite depuis sept ans. Surtout, Areola est en forme au meilleur moment, à trois semaines de l'annonce de la liste officielle des 23 de Didier Deschamps. Une véritable valeur sûre désormais.

A un an de la fin de son contrat, le PSG doit absolument prolonger Areola

On a aimé le coaching de Jean-Louis Gasset

Saint-Etienne était largement favori avant le coup d'envoi de sa rencontre contre Troyes ce dimanche. Il est donc normal d'imaginer que Gasset n'avait pas franchement prévu d'être mené au score à la mi-temps par d'étonnants Troyens. A ce moment-là, alors qu'on pensait que Saint-Etienne pouvait se remettre en selle grâce à son onze de départ, l'entraîneur a pris ses responsabilités et fait rentrer Monnet-Paquet et Beric à la place de Diousse et du décevant Ntep. Des choix forts, sans état d'âme, qui se sont avérés payants, notamment en ce qui concerne le Slovène. Beric a en effet inversé à lui seul, ou presque, le cours du match, donnant raison à son coach. Ce ne sont certes que les deuxième et troisième buts de l'attaquant cette saison après être entré en jeu, mais ils auront mis en lumière le coaching de Gasset ce dimanche. En le comparant à un marabout après le match car le technicien aurait prédit le score (2-1) à la pause, Remy Cabella ne s'y trompait pas : la victoire de dimanche est bien celle du coaching de Gasset.

Saint-Etienne doit tout faire pour conserver Gasset cet été

On a trouvé un point positif dans la déroute de l'ASM : Sy

Une raclée à Paris, un autre revers à Guingamp samedi et les deux Olympiques qui recollent à un petit point... Le champion de France en titre vit des heures quelque peu compliquées. Histoire de bien toucher le fond, Jemerson a été exclu dès la 20e minute en Bretagne, pour une main sur sa ligne, laissant ses coéquipiers prendre l'eau de toutes parts en infériorité numérique (3-1 pour l'EAG). Les hommes de Kombouaré ont livré un match plein, et spectaculaire, avec des occasions franches à la pelle (24 tirs au total, dont 12 cadrés, contre un seul pour Monaco). Heureusement pour l'ASM, Seydou Sy, titularisé dans le but en l'absence de Subasic (cuisse), a signé plusieurs parades de grande classe. Que ce soit face à Thuram (24e), Blas (31e), Benezet (67e), Martins Pereira (68e) ou encore Coco (90e+2), le troisième gardien dans la hiérarchie monégasque (22 ans) a su sortir le grand jeu pour éviter un nouveau naufrage aux siens. Auteur d'une saison décevante, Subasic (33 ans) a peut-être du souci à se faire...

Seydou Sy mérite mieux qu'un statut de troisième gardien à l'ASM

On s'est réjoui de voir Sanogo à ce niveau

Il était un grand espoir du football français, avant d'aller se perdre à Arsenal, Crystal Palace ou encore l'Ajax. Après une dernière saison blanche avec les Gunners, l'attaquant, libre de tout contrat, est venu se relancer à Toulouse. S'il a logiquement eu besoin de retrouver le rythme, et de peaufiner les automatismes avec ses coéquipiers, le joueur de 25 ans semble avoir retrouvé toutes ses sensations. Auteur de l'ouverture du score face à Angers (2-0), il a ensuite provoqué le penalty du break, transformé par Gradel, pour un succès ô combien précieux pour le TéFéCé dans la course au maintien. Auteur de cinq buts en Ligue 1 cette saison, Sanogo a surtout marqué trois fois lors de ses quatre derniers matches. Une montée en puissance qui arrive à point nommé pour les Violets.

En recrutant Sanogo, Toulouse a réussi son pari

Bruno Rodrigues , Hugo Girardot  et Joffrey Pointlane 
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