Aulas, deuxième président préféré derrière Al-Khelaifi (L'Equipe)
Votre président préféré de Ligue 1 (2e)

Aulas : «Quand on a l'habitude d'être premier...»

La semaine dernière, Francefootball.fr vous demandait de désigner votre président préféré de Ligue 1. Avec 22 % des votes, Jean-Michel Aulas, le patron de Lyon, finit deuxième. Mais beau joueur.

«Vous êtes le deuxième président préféré de L1 des internautes de France Football. Surpris ou déçu ? 
C'est toujours plaisant d'être apprécié par un certain nombre de gens. Mais quand on est deuxième alors qu'on a l'habitude d'être premier, c'est un peu décevant...

Déçu de n'être que deuxième ?
Ben ouais. Ça peut paraître prétentieux mais, jusqu'à maintenant, ce genre de sondage me donnait quelques fois la première place. Donc quand on est deuxième, on est toujours moins satisfait...

Vous pouvez aussi voir les choses autrement et vous dire qu'il y a dix-huit présidents moins appréciés que vous...
Ce n'est pas une finalité d'être devant dix-huit autres présidents. C'est moins bien que d'être devant les dix-neuf autres.

«Il y a entre les gens et moi une relation d'admiration, de partage»

Vous vous sentez apprécié ?
Oui, c'est assez unanime. Je vis à moitié à Paris, à moitié à Lyon, et à Paris, par exemple, il y a entre les gens et moi une relation d'admiration, de partage. Et, de manière générale, ailleurs, je n'ai pas de problèmes particuliers avec les supporters. Au contraire, nous avons de bonnes relations. Le fait d'être présent sur les réseaux sociaux participe aussi à ça.

Être sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, c'est quelque chose qui continue de vous amuser ?
C'est amusant et, par ailleurs, ça permet d'avoir des mesures très concrètes de l'adhésion des gens, de ce qu'ils aiment et de ce qu'ils aiment moins. Ça permet de se remettre en cause et de participer à une bonne information. Alors j'y prends du plaisir mais c'est aussi un travail tout à fait naturel d'un dirigeant de club sportif comme d'une grande entreprise.

Avoir une belle cote de popularité, ça flatte aussi l'ego, non ?
Mouais... Je ne suis pas trop sensible à ça. Il faut mériter les sujets d'évaluation des supporters comme de la presse et, d'une manière générale, des gens qui sont habilités à porter des jugements. Donc ce n'est pas une question d'ego mais une question de bien faire son travail et d'arriver à convaincre du bien-fondé de ce que je fais depuis vingt-huit ans. Ce qui prédomine est le sentiment du travail bien fait, dans la durée. C'est ce qui est le plus difficile. Être premier ou second d'un classement, dans le foot, ça n'a de valeur que si on peut le reproduire pendant des années.

«Je suis un peu monomaniaque»

D'après vous, c'est quoi un bon président de club ?
C'est un président qui dure, voilà. Bien sûr, s'il a des performances sportives et économiques dans la durée, c'est encore mieux mais le fait de durer dans le temps est un élément fondamental.

Quelle est selon vous votre principale qualité de président ?
Je suis extrêmement tenace. Les médias et l'intervention des supporters n'ont pas de prises sur ce que je fais appliquer, qui correspond à des convictions et des mandats qu'on me donne dans le cadre des conseils d'administration. Ce qui implique aussi du courage et de la droiture.

Et le principal défaut ?
Je suis réactif donc je suis un peu monomaniaque. Quand j'ai quelque chose en tête, je fais tout pour obtenir gain de cause sur le sujet que j'ai mis en priorité.

«Nasser ne fait que débuter dans le métier»

Quel est votre président préféré ? Vincent Labrune ?
Non, mais pourquoi pas ? Ça peut être aussi le président de Saint-Étienne, Bernard Caïazzo mais je dirais Loulou Nicollin pour qui j'ai une tendresse et une admiration infinies.

Justement, Louis Nicollin vous accompagne sur le podium, il est troisième, devant Jean-François Fortin et le duo Caïazzo-Romeyer. Un classement qui vous plaît ? 
Je savais seulement que Nasser était premier. C'est en tout cas un classement plein de bon sens et de réalisme.

Un message à adresser au vainqueur, Nasser al-Khelaifi ?
Nasser a des moyens pour pouvoir exprimer un talent qui est à venir car il ne fait que débuter dans le métier. Mais ce n'est pas parce qu'on a tous les moyens qu'on n'est pas bon. Et j'ai beaucoup de respect pour lui, pour ce qu'il fait. Il donne une bonne image du PSG. Je suis très content pour lui qu'il ait une forme de reconnaissance. C'est complètement mérité.»

Thomas Simon

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themomo21 19 déc. à 6:30

tkt jean mimi c'est comme en championnat y a longtemps qu'on le joue qu'a 19!! tu reste tjr le 1er d'un club francais...

unclejohn 18 déc. à 17:45

un beau prétentieux.il a beau dire il a quand même les boules.donc content je suis

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