wiltord (sylvain) diarra (alou) govou (sydney) thuram (lilian) abidal (eric) landreau (mickael) silvestre (mickael) gallas (william) (Martin/L'Equipe)
Dans la légende

Avec un Zinédine Zidane au sommet, l'équipe de France élimine le Brésil, tenant du titre, et passe en demi-finales de la Coupe du monde !

Dans un quart de finale de la Coupe du monde étriqué, l'équipe de France s'est payé le Brésil, champion du monde en titre, grâce à Thierry Henry pour se qualifier en demi-finales de la Coupe du monde 2006 ! Zinédine Zidane a été géant. C'était le premier épisode de notre nouvelle série "Dans la légende".

La leçon : Les Bleus, c'est le Brésil !

Il est de ces soirs magiques qu'on ne pourra jamais oublier. En tant que supporters français, ce 1er juillet 2006 fera date. Et cela ne pourrait être que le début. Championne du monde en 1998, avant d'être éliminée dès le premier tour quatre ans plus tard, l'équipe de France vit une édition 2006 bien contrastée. Qualifiés de justesse pour les huitièmes face au Togo, les Bleus ont comme démarré, depuis, une toute autre compétition. Car après l'éclatante victoire sur l'Espagne en huitièmes de finale (3-1), les coéquipiers de Lilian Thuram sont en demi-finales de la Coupe du monde après avoir dégoûté le Brésil à Francfort. Une victoire validée par l'unique but de Thierry Henry en début de seconde période. Sur un coup franc du génial Zinédine Zidane, tout le monde plongeait au premier poteau et en oubliait l'attaquant d'Arsenal. D'une reprise du plat du pied, Henry battait Dida (1-0, 56e).

Revivez notre direct de France-Brésil 2006
Vieira et Thuram, grands de France.
Une ouverture du score globalement méritée. Car si la France a mis un quart d'heure à entrer dans son match, le Brésil n'était pas du tout dangereux, à l'image de Kaka (voir le perdant). Seul Ronaldinho se débrouillait pour donner un peu de rythme, mais il était trop peu soutenu par des milieux comme Juninho ou Ze Roberto peu actifs. Surtout, le verrou français commençait à ne rien laisser passer. Peu d'occasions de but en global, un jeu parfois brouillon et cette impression que les vingt-deux acteurs ne parvenaient pas à dépasser l'enjeu du match. La plus grosse opportunité arrivait juste avant la pause. Après deux crochets de Zidane, celui-ci envoyait Patrick Vieira dans la profondeur. Juan était obligé de se sacrifier et évitait de peu le carton rouge (44e). Après la pause, et une légère situation chaude dans la surface brésilienne (53e), Henry ouvrait donc le score. Derrière, un grand Vieira, un indéboulonnable Thuram et un Ribéry précieux dans la conservation du ballon en phases offensives permettaient à l'équipe de France de ne pas être inquiétée... jusque dans les dernières minutes.
La fatigue se faisait petit à petit sentir. Parreira lançait Adriano, Robinho et Cicinho et le Brésil se procurait ses trois plus grosses occasions du match : d'abord avec cette volée manquée de Robinho dans la surface (81e), puis sur cette frappe de Ronaldo bien détournée par Barthez (85e) et surtout ce coup franc très près de Ronaldinho qui passait au-dessus (88e). Tout ça alors que Ribéry (70e) et Louis Saha (90e+1) auraient aussi pu faire un break définitif. Le Brésil finissait même par s'agacer tant il ne trouvait pas la solution pour éviter une élimination prématurée (première élimination avant la finale depuis 1990). La France de Domenech peut croire en une deuxième étoile.

Le gagnant : Zidane, ce génie

A-t-on assisté à l'un des plus grands matches de la carrière de Zinédine Zidane ? Très certainement. S'il distillait un premier geste technique efficace dans les premières secondes, ZZ peinait à trouver son rythme avec, par exemple, ce coup franc complètement manqué avant la demi-heure. Pourtant, sa propreté technique effacera les quelques imperfections de son match. Et que dire de sa fabuleuse seconde période ? Passeur décisif sur le but, Zidane était quasiment à l'origine de tous les meilleurs mouvements des siens. Et que dire de ses crochets (dont les deux qui amenaient à la grosse occasion pour Vieira, 44e), de cette roulette (78e)... Une oeuvre d'art.

Le perdant : Kaka sans génie

La comparaison fait mal avec celle de Zidane. En tant que meneur de jeu de la Seleçao, le joueur du Milan AC n'aura pratiquement rien réussi. Rares ont été les actions où il a su créer un décalage. Les pertes de balles étaient nombreuses et il s'est bien trop souvent heurté aux murailles Vieira et Thuram. S'il avait au moins fait la moitié de ce qu'a réussi à effectuer Ronaldinho, le Brésil aurait peut-être eu une chance...
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Ngolongolo 19 mars à 2:29

Zidane le boss du foot si il avait pas mis le coup de tête et gagné la coupe sur une 2ème panenka vraiment dommage ce monsieur ,l'art du foot en tout cas c'est lui la classe

gounache 18 mars à 22:28

On peut dire ce qu’on veut...Pour avoir revu le match en vidéo il y a quelques semaines, c’est le plus grand « récital » de Zizou sous le maillot de la France, voir même un des plus grands matchs de sa carriere!!!

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