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Bakambu : «Je ne pensais pas qu'ils étaient capables de me faire ça, à moi»

Dans la (très) longue liste des départs du côté de Sochaux cet été, celui de Cédric Bakambu n'est pas encore acté. Prié de se trouver un club, il a même été écarté du groupe professionnel courant juillet. Si des clubs anglais et allemands sont à l'affût, l'attaquant de 23 ans et 94 matches de Ligue 1 derrière lui (18 buts) se donne encore quelques heures pour décider de son avenir.

«Cédric, quelle est votre situation actuelle alors que vous êtes en instance de départ de Sochaux ?
J’ai des propositions, notamment à Fribourg en Allemagne et en Angleterre, à Swansea. Je me tâte. J’hésite entre les deux.
 
Il est donc acté qu’on ne vous reverra plus en France ? On parlait pourtant de Reims ou Lorient…
Je n’ai pas d’opportunités concrètes j’ai envie de dire. Reims, Lorient, j’ai entendu qu’ils étaient intéressés mais ils ne m’ont pas contacté. Peut-être qu’ils ont contacté Sochaux mais moi je n’ai pas été mis au courant en tout cas.
 
Vous regrettez ?
Je ne regrette rien, j’ai toujours voulu jouer à l’étranger mais c’est vrai que j’aurais aimé avoir des propositions en France… Enfin, ce n’est pas que j’aurais aimé parce que je ne sais pas s’il y en a en fait ! Je dis ça mais si ça se trouve, Sochaux a eu des propositions mais ils ne m’ont pas mis au courant.
 
Swansea, Fribourg, où va votre préférence ?
Je suis en train d’étudier. Je me donne deux ou trois jours pour décider, pas plus. Je serai fixé à ce moment-là. Après, il faut regarder les effectifs. Je regarde combien il y a d’attaquants. J’ai envie de jouer et je sais que si je vais à Swansea, je ne vais pas y aller en tant qu’attaquant numéro un. Il y a plusieurs paramètres qui entrent en jeu, il n’y a pas que le prestige ou le nom du club. Mais c’est flatteur. Je suis à un âge où j’ai besoin de jouer et d’évoluer. Crystal Palace est aussi intéressé, ça va se jouer entre les trois je pense.
 
Sochaux réclame-t-il trop pour vous ?
Deux millions d’euros ? Franchement je ne sais pas, je ne suis pas trop transfert. C’est la première fois que je suis en instance de départ donc…

Sochaux vous a mis au placard, comment avez-vous reçu cette décision ?
C’était dur à vivre, je ne pensais pas qu’ils étaient capables de me faire ça à moi. Ça fait huit ans que je suis là, je suis quand même quelqu’un, un ancien.
 
Comment vous l’a-t-on dit ?
On m’a convoqué et on m’a dit : «tu ne t’entraîneras plus avec les professionnels aujourd’hui jusqu’à nouvel ordre».
 
Pour quelle raison ?
La raison, c’est le Standard de Liège. J’ai reçu une offre en pensant qu’on était d’accord alors que ce n’était pas le cas. Ils ont fait une proposition qui satisfaisait Sochaux. Ce n’était pas mon cas. Sochaux a voulu me mettre la pression et ils m’ont dit «soit tu acceptes, soit tu seras mis à l’écart». J’ai opté pour la deuxième solution.
 
Pourquoi avoir refusé le Standard de Liège ?
Sportivement, le Belgique n’était pas ma priorité je ne vais pas mentir, ce n’est pas ce qui m’attirait le plus. Ensuite, au niveau de l’approche, il y a eu quelques petites mésententes.
 
Cette mise à l’écart vous a surpris ?
Oui, mais après je suis quelqu’un qui ne se prend pas trop la tête. J’ai toujours été confiant, je savais que j’allais avoir d’autres opportunités. Ils ont opté pour une mise à l’écart, c’est dommage, je m’entraînais bien, je faisais les matches amicaux, je me sentais super bien.
 
Quand vous voyez le début de saison difficile de Sochaux, ça vous fait sourire ?
Même pas, je trouve ça dommage. Le club ne mérite pas tout ça. Sochaux, c’est un grand club, on ne va pas se mentir. On ne mérite pas ça, on doit jouer les premières places en Ligue 2. J’aurais pu apporter ma pierre à l’édifice, j’étais motivé à tout donner même s’il fallait que je parte. Ça ne me fait pas plaisir de voir Sochaux comme ça.»

Timothé Crépin (@T_Crepin)

Sochaux a voulu me mettre la pression et ils m'ont dit «soit tu acceptes, soit tu seras mis à l'écart».