(L'Equipe)
Ballon d'Or féminin France Football 2018

Ballon d'Or France Football féminin 2018 : Quinze pour un sacre !

Elles sont quinze, issues de quatre confédérations, à prétendre au premier Ballon d'Or FF féminin de l'histoire. Qui sera l'heureuse élue le 3 décembre prochain à Paris ?

L'histoire retiendra qu'il aura fallu patienter soixante-deux ans entre la naissance du BO et l'introduction de la mixité. C'est désormais chose faite. Bienvenue donc au BO féminin dont la première édition convoque évidemment de grandes joueuses. Il fallait faire des choix, des arbitrages ont eu lieu. L'édition 2018 consacrera dans tous les cas une grande championne. Sur le plan international, 2018 se présente comme une année de transition, située entre un Euro (2017) remporté par les Pays-Bas et une phase finale de Coupe du monde organisée du 7 juin au 7 juillet prochain par la France. De fait, chacun(e) des votants devra prendre en considération les performances réalisées en club par nos quinze candidates (Championnat national, Ligue des champions pour celles évoluant en Europe) tout autant que leur parcours en sélection. Un certain nombre de joueuses parmi les nommées - on pense en particulier à la Japonaise Kumagai, vainqueur de la Coupe d'Asie, et à l'Australienne Sam Kerr, finaliste de cette même compétition, sans oublier la Brésilienne Marta, vainqueur de la Copa America - se sont qualifiées pour la Coupe du monde via ces tournois continentaux.

Le diaporama des 15 nommées pour le Ballon d'Or féminin
Autre enseignement, la prédominance d'un football européen de plus en plus performant sur le plan des clubs, par rapport aux Etats-Unis et à la puissante NWSL.
2018 aura surtout été marqué par un évènement à la portée considérable pour le football féminin : l'Olympique Lyonnais est devenu le premier club à décrocher cinq titres de champion d'Europe, et reste sur trois conquêtes consécutives (2016, 2017, 2018). Un double record continental qui ne dit pas tout de l'hégémonie exercée par les Fenottes dans le football européen et, plus largement, international. Sans surprise, l'OL se taille donc la part des «lionnes» dans cette liste initiale.

Autre enseignement lorsqu'on parcourt la liste des quinze premières nommées pour ce BO, la prédominance d'un football européen de plus en plus performant sur le plan des clubs, par rapport aux Etats-Unis et à la puissante NWSL. Les héroïnes de la dernière édition de la Ligue des champions, épreuve-reine du calendrier européen, occupent une place de choix dans la liste, qu'il s'agisse des championnes (Henry, Renard, Maroszan, Bronze, Majri, Kumagai, Hegerberg) ou des autres (Harder, Martens, Kirby) ayant participé et brillé jusqu'en finale.

Plusieurs grands noms du Championnat américain font quand même partie, à juste titre d'ailleurs, des candidates, comme l'Australienne Sam Kerr, la Canadienne Christine Sinclair ou encore les Américaines Megan Rapinoe et Lindsey Horan. Nommée, la Danoise Pernille Harder a d'ores et déjà pronostiqué une lutte cette année entre «un certain nombre de joueuses de l'OL et de Wolfsburg, deux clubs qui dominent l'Europe depuis plusieurs saisons». Encore un peu de patience, jusqu'à l'annonce de la primée dans un peu moins de trois mois. En même temps que le vainqueur masculin. Tout un symbole.
Frank Simon
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