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Soccer Football - Champions League - Quarter Final - FC Barcelona v Bayern Munich - Estadio da Luz, Lisbon, Portugal - August 14, 2020   Barcelona's Antoine Griezmann reacts after Bayern Munich's Thomas Muller scored a goal that was later disallowed, as play resumes behind closed doors following the outbreak of the coronavirus disease (COVID-19)   Manu Fernandez/Pool via REUTERS (Reuters)
Ligue des Champions - Quarts

Barça 2-8 Bayern, autopsie d'une humiliation

8-2 ! Le Bayern Munich a marqué l'histoire en infligeant au FC Barcelone la plus large défaite de son histoire en Ligue des champions. Retour sur les causes d'une gifle inoubliable.

Historique. Irréel. Mythique. Les mots manquent pour qualifier cette soirée du 14 août 2020. Une date qui restera, comme les émotions particulières que chaque spectateur a éprouvées. Un mélange entre l'impression de chance d'assister à une scène d'anthologie, et le malaise, la peine pour des Barcelonais plus bas que terre. Comment cette équipe, celle du sextuple Ballon d'Or France Football Lionel Messi, a pu perdre 8 buts à 2 en quarts de finale de Ligue des champions ? La question restera longtemps sans réponse complète, car nous sommes entrés dans le monde de l'irrationnel. Mais certains facteurs ont favorisé cette destruction invraisemblable, qui marque la fin d'une époque en Catalogne.

Ter Stegen, Semedo, c'est cadeau

Certes, ce n'est pas le 12-1 subi contre l'Athletic Bilbao en 1931. Mais à défaut d'être la plus large défaite de l'histoire du Barça, le 8-2 subi face au Bayern fera bien plus mal aux Catalans. Pour résumer, le Barça a moins tiré au but que le Bayern n'a marqué... Et cela part de loin. Dès les premiers instants, alors que les offensifs ont bien pressé pendant les dix premières minutes, les lignes arrières ont montré des signes inquiétants. Le gardien, Marc-André ter Stegen a donné un nombre incroyable de relances aux avants bavarois. Et pour ne rien arranger (car l'Allemand a eu le mérite de réaliser cinq parades tout de même), Nelson Semedo a vécu un cauchemar de bout en bout. Dépassé dans l'envie, le Portugais s'est fait croquer sur son aile droite... d'où sont venues toutes les premières occasions munichoises.

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Messi inexistant

Seule une égalisation chanceuse sur un but contre son camp de David Alaba a sauvé les apparences. Même le poteau touché par Lionel Messi sur un centre apparaît maintenant comme un moment de réussite sans explication logique. Parce que pour le reste, l'Argentin a marché, comme à son habitude, et dès qu'il est parvenu à toucher le ballon (59 fois seulement), les mâchoires de l'ogre allemand se sont brutalement refermées sur le capitaine abandonné. À la pause, son attitude voulait tout dire. Prostré, silencieux, assis pendant que le groupe faisait semblant d'y croire. Une résignation dans la lignée de ce qu'il s'est passé ensuite. Sept centres du numéro 10, aucun n'a atteint un partenaire. 19 ballons perdus. Même l'investissement désespéré de Frenkie de Jong derrière lui n'a permis de créer des décalages. Aucun jeu sans ballon, aucune créativité, aucun risque pris. Même un ancien de la maison, Philippe Coutinho, s'est fendu d'un doublé... Ce Barça a fait de la peine. Qui sait, peut-être en avait-il besoin ?

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Setién, deux changements seulement...

Dans un naufrage pareil, il serait tout à fait cohérent d'imaginer que l'entraîneur use, non pas des trois changements habituellement autorisés, mais de ses cinq remplacements ! Non, Quique Setién a fait rentrer Antoine Griezmann à la place de Sergi Roberto, et Ansu Fati pour Sergio Busquets. Sur le banc, pourtant, Riqui Puig, Ivan Rakitic ou encore Ousmane Dembélé patientaient. Stoïque, le tacticien a semblé assister sans révolte à la destruction de ses joueurs. Aucun geste, aucune remontrance en seconde période. Rien. Arrivé pour changer un Barça chancelant après Ernesto Valverde, Quique Setién va partir en offrant au Barça sa première saison blanche depuis 2007-08...

Théo Troude
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Heraclite 15 août à 13:53

(2) ... Entre 16 mai et le 27 juin, le Bayern a joue 11 matchs sous une chaleur moindre que celle de juillet/août. Le Barca lui a repris la competition un mois plus tard (le 13 juin) apres 5 semaines d'entrainement (une de moins que le bayern) a fini le 19 juillet et joue 15 matchs en 5 semaines, contre 11 matchs en 7 semaines pour le Bayern (du 16 mai au 4 juillet. Le Bayern a donc beneficie d'un rythme de matchs moins eleve et d'une coupure plus longue pour preparer cette fin de C1 ...

RensenbrinkRIP 15 août à 13:38

Pas facile mais nécessaire de prendre la décision de laisser partir des joueurs historiques (Pique, Messi, Alba, Busquets, Suarez) mais en fin de cycle. L’Espagne a fait la même erreur à la CM 2014. Barça peut réussir sa reconstruction. La preuve: ils ont payé à prix d’or Coutinho qui marque des buts en 1/2 finale :)

Heraclite 15 août à 13:25

(1) Si c'est historique et mythique, ce n'est en rien irreel et encore moins irrationnel. Je sais qu'il n'est pas de bon ton d'evoquer difference de fraicheur et de condition physique des acteurs car immanquablement cela nous ramene a la polemique francaise. Mais si une seconde on veut bien prendre un peu de recul et faire des constats objectifs sur le sujet on constate quoi : le Bayern a repris ses competitions domestiques mi-mai apres 6 semaines d'entrainement ...

KHAROUBA 15 août à 11:48

Messi Missa

Kiwi1212 15 août à 10:57

Les dirigeants et décideurs sportifs ont une grosse part de responsabilité avec des recrutements onéreux et incohérents, à part De Jong aucun n'a l'ADN barça, des historiques en grosse baisse de niveau (Messi, Busquets, Piqué, Alba) intouchables, et des entraîneurs sans caractère et réel pouvoir face à ces historiques. Un bel exemple de gâchis.

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