Sergio Canales a marqué le premier but du Betis. () Reuters   (Reuters/ )
Ligue Europa - Seizièmes

Battre le Betis Séville : une histoire de pressing et d'attitudes pour le Stade Rennais

Rennes, qui a concédé le nul (3-3à au match aller, va devoir se sublimer face au Betis ce jeudi en seizièmes de finale retour de Ligue Europa. Dans un stade bouillant qui vibre au rythme du beau jeu de Quique Setien. Pour FF, deux connaisseurs donnent la recette pour battre les pensionnaires du Benito Villamarin.

Rennes y était presque. Il ne suffisait que de quelques minutes de résistance supplémentaires, d'un brin de chance. Si le match nul était au final mérité pour les Andalous, venus chercher le nul (3-3) au Roazhon Park après avoir été menés 3-1, le Stade Rennais va désormais, quant à lui, devoir s'imposer en terre adverse s'il veut poursuivre l'aventure. Difficile, d'autant que l'équipe au jeu offensif et léché de Quique Setien n'a pas encore laissé filer le moindre succès à l'adversaire en Ligue Europa cette saison. Le contraire en Liga, où 10 défaites sont à mettre au compteur des Vert et Blanc. «Déjà, ça ne sert à rien de lutter pour avoir la possession contre le Bétis, analyse Dimitri Foulquier, milieu de Getafe, cinquième de Liga et vainqueur face à la bande de Lo Celso en octobre dernier (2-0). Ils sont habitués à jouer comme ça, à avoir le ballon. En Championnat, c'est l'équipe qui a le plus le ballon derrière le Barça. Par contre, c'est une équipe qui prend beaucoup de risques dans la sortie de balle. Plus que le Barça pour moi.»

Imposer le pressing, et l'encaisser

Pas question donc, de les laisser relancer tranquillement. «Si on arrive à bien les presser, à faire en sorte qu'ils fassent des erreurs, on peut faire très mal, poursuit Foulquier. Rennes doit bien presser et surtout bien jouer à la récupération. Il ne faut pas forcément un bloc très haut, mais il ne faut pas les laisser sortir le ballon, l'amener jusque dans votre camp et pendant ce temps, vous restez passifs... Il faut bien presser, avec intelligence. Ne pas faire n'importe quoi sur tout le terrain mais sur la sortie de balle, avec un bon pressing et intelligemment, on peut les pousser à faire des erreurs et en profiter.»
Venir mettre en difficultés les hommes de Setien dans leur camp devient donc une nécessité, même s'il faudra aussi, pour Rennes, savoir contourner la pression mise à l'inverse par les Andalous à la perte du ballon. «Le pressing est l'une des armes les plus importantes de ce Betis de Setien, détaille de son côté Adrian Bedia, journaliste pour le site espagnol spécialisé Beticismo. Ils essayent d'être intensifs et ordonnés, car ils le font le moins possible mais bien, puisque l'équipe a très souvent le ballon. L'adversaire doit résoudre ce pressing et surtout battre les lignes très avancées avec du jeu direct et en recherchant le jeu dans le dos de la défense.» Avec Benjamin André et Clément Grenier en rampes de lancement ?

Attitudes positives, contre-attaque et coups de pied arrêtés

Et plus que cette gestion offensive et défensive du pressing, Rennes va devoir jouer avec intelligence, dans le placement comme dans les attitudes. Dimitri Foulquier encore : «On avait joué en 4-4-2 à plat, mais ce n'est pas forcément le schéma, plus les ingrédients qu'on y met. La façon de presser surtout. Getafe, on n'est pas une équipe qui joue la possession, mais on est actif quand on n'a pas le ballon. Il ne faut pas attendre devant la surface de réparation et les laisser se sentir à l'aise. Mais plutôt une autre stratégie : on instaure le doute en pressant et on profite des erreurs.»
Avec une propension à user des contre-attaques avec justesse, rapidité d'exécution et surnombre. «La meilleure recette pour battre Setien est d'être très rapide en contre, et c'est aussi une équipe très vulnérable sur les coups de pied arrêtés», décrit Adrian Bedia. Et si d'un point de vue collectif le Betis peut apparaître comme une référence, les individualités ne manquent pas non plus. «C'est une bonne équipe, qui fait une très bonne saison, avec des joueurs de haut niveau, conclut Foulquier. Canales, Lo Celso, William Carvalho... Ce sont de très bons joueurs, et surtout de très bons joueurs de ballon.» À Rennes et à Julien Stéphan de mettre en place le plan idoine. Pour contrecarrer le Betis, chasser les vieux démons de la malchance et s'offrir une nouvelle chance.
Antoine Bourlon
Réagissez à cet article
500 caractères max
iSuperWisane56 21 févr. à 10:03

Pas avec André pour commencer . Suspendu