Soccer Football - Premier League - Everton v Liverpool - Goodison Park, Liverpool, Britain - October 17, 2020  Everton's Dominic Calvert-Lewin scores their second goal Pool via REUTERS/Laurence Griffiths EDITORIAL USE ONLY. No use with unauthorized audio, video, data, fixture lists, club/league logos or 'live' services. Online in-match use limited to 75 images, no video emulation. No use in betting, games or single club /league/player publications.  Please contact your account representative for further det (L'Equipe)
Angleterre - 5e journée

Beaucoup de buts mais pas de vainqueur dans le derby entre Everton et Liverpool

Après la claque reçue à Aston Villa, Liverpool a un temps cru tenir une précieuse victoire dans le derby grâce à un but de Mohamed Salah. Mais l'inévitable Dominic Calvert-Lewin s'est de nouveau élevé plus haut que tout le monde pour égaliser (2-2) et solder le sort de la rencontre.

La leçon : Aucune équipe ne méritait de perdre le derby

Everton courait après depuis dix ans et on avait hâte de savoir si ce que les Toffees avaient donné à voir face aux faibles allait se confirmer face au plus fort. Dans la foulée d'un début de saison idyllique (4 victoires en autant de matches), la troupe de Carlo Ancelotti semblait armée pour faire mal à un Liverpool qui devait reprendre ses esprits après s'être fait gifler par Aston Villa (7-2). Alors, orgueil de champion ou fougue d'outsider ? Les deux, mon capitaine. Aux termes des trente premières minutes, il s'était déjà passé 1000 choses et l'insipide trêve internationale qu'on venait de se coltiner semblait déjà très loin. Sadio Mané avait eu le temps d'ouvrir le score après un joli mouvement collectif et un service sur mesure d'Andrew Robertson (1-0, 2e) et Jordan Pickford de... blesser Virgil Van Dijk (6e) sur un tacle qui rappelait subitement qu'un derby ne se jouait pas tout le temps mais se gagnait aux poings, parfois. Car Liverpool perdait sur le coup son patron et Everton continuait lui d'évoluer à onze, parce que Michael Oliver oubliait soudainement qu'un carton rouge pouvait être sorti même lorsqu'un hors-jeu venait d'être sifflé. Et cela ne devait rien au hasard si l'égalisation des locaux intervenait sur corner. Sur une galette de James Rodriguez - déjà à l'origine de l'action qui amenait le coup de pied de coin - Michael Keane profitait de l'absence de Van Dijk pour dicter sa loi et remettre les deux équipes à égalité (1-1, 19e). Les débats s'équilibraient, ensuite, avant que les Reds ne décident d'accélérer. Mais Pickford se rattrapait (un peu) en sortant un très bon coup franc de Trent Alexander-Arnold (24e) et le trio Mohamed Salah - Firmino - Mané manquait de réalisme par la suite. Un partout, balle au centre.

- Les notes de la rencontre
Et la rencontre redémarrait comme on l'avait laissée : sur un rythme très britannique. Sur un mauvais renvoi de Keane, Jordan Henderson était à deux doigts de donner l'avantage aux siens (46e) avant que Lucas Digne n'adresse un nouveau caviar à Calvert-Lewin (50e) après un superbe renversement de James. Mais le meilleur buteur du Championnat manquait, une fois n'est pas coutume, la cible. Dans la foulée, Richarlison touchait le poteau (59e) et Everton prenait l'ascendant dans le jeu dans le sillage de son chef d'orchestre colombien. Jürgen Klopp pouvait s'agacer et les Reds continuer de manquer d'inspiration dans les 30 derniers mètres adverses. Oui mais voilà, le champion en titre possède en ses rangs des joueurs d'exception et un attaquant peut-être un peu plus exceptionnel que les autres, encore. Après une erreur de Yerry Mina, Salah - jusque-là plutôt discret - ne laissait aucune chance à Pickford pour mieux replacer Liverpool aux commandes (1-2, 72e). L'Egyptien inscrivait là son 100e but avec le maillot rouge sur les épaules et permettait à Klopp de souffler. Un court instant. Car si le tenant possède Salah, son challenger dispose actuellement des services d'un autre buteur d'exception en la personne de Calvert-Lewin. Sur un énième service parfait de Digne, le néo-international anglais croisait parfaitement sa tête (2-2, 81e). Une égalisation qui venait solder un match qu'aucune des deux équipes ne méritait de perdre. N'en déplaise à un Henderson qui pensait avoir offert le derby à sa troupe avant que le VAR n'intervienne (90e +2).

Le gagnant : Calvert-Lewin, who else ?

On était en train de se dire que la série du numéro 9 des Toffees allait s'arrêter au plus mauvais des moments. Et puis Calvert-Lewin s'est élevé plus haut que tout le monde. Sur un centre parfait de Digne, son passeur décisif préféré, le buteur a une nouvelle fois démontré à quel point il pouvait être dominant dans une surface de réparation. Il en est déjà à sept buts cette saison en Premier League et on a hâte de savoir jusqu'où il va aller.

Les perdants : Pickford et Richarlison

La maxime est connue de tous ceux qui ont un jour joué au foot contre un rival local : un derby ne se joue pas, il se gagne. Certes, mais il y a des limites. Et les deux cadres des Toffees les ont, ce samedi après-midi, clairement dépassées. Si Pickford n'a pas été expulsé après son agression sur Van Dijk, il aurait mérité de recevoir la même sanction que celle adressée par M. Oliver à Richarlison en fin de partie. Le tacle du Brésilien était celui d'un attaquant et cela relève du miracle si, à l'inverse de son défenseur central, Thiago Alcantara a fini la partie. - T. P.

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RensenbrinkRIP 17 oct. à 18:33

Intrigant de constater que les équipes rivales locales favorisent le bleu ou le rouge: Everton-Liverpool mais aussi Inter-Milan AC, Munich 1860-Bayern et Boca-River. Il y en a quand même deux qui n’ont rien compris: le Celtic (depuis quand un lion de Lisbonne est vert?) et Stendhal. C’est quoi le rouge et le noir? Un supporteur de Rennes? Même aux USA, il y a les bleus (the good appelés démocrates) et les rouges (the bad and the ugly appelés républicains).

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