bela (jeremy) (L'Equipe)
Ligue 2

Bela mène l'équipe type de la 4e journée

Le Dijonnais, victorieux de Lens le week-end dernier, est le capitaine de l'équipe type de Ligue 2 cette semaine. Il est accompagné de Jullien, son coéquipier, ainsi que de Louvion et Bosetti, deux Tourangeaux.

Les notes

Joan Hartock (Brest) : 7*

Cyriaque Louvion (Tours) : 7*
Olivier Sorlin (Evian-TG) : 7*
Christopher Jullien (Dijon) : 7*

Rémi Sergio (Nîmes) : 7*
Diallo Guidileye (Nancy) : 7*
Romain Grange (Paris FC) : 7*
Jérémie Bela (Dijon) : 8*

Rachid Alioui (Laval) : 8*
Famara Diedhiou (Clermont) : 7*
Alexy Bosetti (Tours) : 7*

Le zoom : méfiez-vous de Bela

Il répond au nom de Bela. Les gens du coin n'en voulaient pas, alors il est parti pour mieux revenir. Face à Lens, club où il a débuté il y a trois ans pratiquement (5 octobre 2012), sa prestation a été splendide et meurtrière. Splendide pour Dijon où il a migré depuis deux ans et demi, meurtrier pour Lens qui l'a élevé avant de le laisser s'enfuir. Auteur du deuxième but bourguignon, vendredi soir (0-2), Jérémie Bela a fêté sans ostentation sa réalisation (excentré, il enroule sa frappe dans la lucarne opposée, superbe), comme pour éviter que cet exploit passe pour ce qu'il n'était pas : une revanche.
Il a donc désigné le ciel, sans en rajouter, conscient que les causes de son échec à Lens devaient être partagées. Il l'avait dit il y a quelques mois dans le journal local, Le Bien Public : «À Lens, j'ai un peu déconné, du coup, il était préférable pour tout le monde que je parte.»
 Il lui fallait s'éloigner pour grandir et s'émanciper. L'exil dijonnais lui a apporté ce qu'il attendait, ce dont il avait besoin. Bela avait tout ce qu'il fallait en lui mais n'arrivait pas à l'exprimer, l'âge, sans doute (il n'a que 22 ans). «Avant, j'étais celui qui arrivait à 29 si l'entraînement était à 30, poursuivait-il. A Dijon, j'ai beaucoup mûri. Je suis plus pro, plus mature, davantage réfléchi.»
Paradoxalement, s'éloigner de son cocon (il est resté à Lens près de cinq ans) lui a permis de se rapprocher de lui-même. De son jeu, qu'il estimait brimé à la Gaillette. Admirateur de Ronaldinho, celui qui était surnommé «Beldinho» là-bas était sans cesse invité par les éducateurs Sang et Or à épurer son style et à canaliser ses envies de dribbles. Il se sent plus libre à Dijon, où le départ de Romain Philippoteaux et la faillite de son remplaçant attitré Florian Raspentino lui ont permis de s'installer sur un côté et de ne plus en bouger. Depuis, il fait trembler tous les villages de la Ligue 2...
 
Arnaud Tulipier (avec l'aimable collaboration de Maître Gims)
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