Axel Witsel of Belgium during the friendly match between Belgium and Japan on November 14, 2017 at the Jan Breydel stadium in Bruges, Belgium. (Gerrit Van Keulen/VI IMAGES/PR/PRESSE SPORTS)
Amical

Belgique-Portugal : Que devient Axel Witsel, le milieu de terrain des Diables rouges et du Tianjin Quanjian ?

S'il ne jouera pas face au Portugal ce samedi, Axel Witsel reste indéboulonnable avec la sélection belge. Pourtant, son transfert en Chine l'an dernier et les retraites internationales de certains de ses coéquipiers ont suscité des interrogations quant à son avenir avec les Diables.

Le fameux cru 87 de la Belgique n'est pas indemne. Ces derniers mois, Marouane Fellaini et Steven Defour ont annoncé leur retraite internationale, tandis que Radja Nainggolan a été laissé sur le côté par le sélectionneur des Diables rouges Roberto Martinez. Une page se tourne doucement. Mais Axel Witsel, le milieu phare de cette génération avec Mousa Dembélé, reste solidement arrimé à la sélection. De nouveau appelé pour la Coupe du monde, l'ex du Standard de Liège est le joueur qui compte le plus de capes dans le groupe de la Belgique (88) juste après Jan Vertonghen (96). Preuve de son importance pour les Diables.
Forcément, certains ont craint de voir Witsel emboiter le pas à ses coéquipiers et prendre, lui aussi, sa retraire internationale. Mais l'intéressé a rassuré tout le monde en conférence de presse jeudi dernier : «Non, non, ce ne sera pas la dernier Mondial. Je n'ai que 29 ans, hein. J'ai encore, disons, six belles années devant moi, j'espère». Le milieu de terrain, qui a rappelé son désir de dépasser la barre symbolique des 100 sélections avec la Belgique, s'est souvent retrouvé à contrecourant de l'opinion public, qui lui reprochait des prestations irrégulières et dernièrement, le fait qu'il évolue dans un Championnat réputé faible. «Je ne suis pas d'accord, s'était défendu devant les médias le joueur du Tianjin Quanjian, club de D1 chinoise. C'est clair, ce n'est pas l'Angleterre, l'Italie ou l'Espagne. Mais à partir du moment où tu te donnes à fond et que ton sélectionneur est content de toi, je ne vois pas où est le problème.» Roberto Martinez, qui continue de confier les clés de l'entrejeu au natif de Liège, avait assuré en mars 2017 au média Play Sports que son transfert en Chine n'aurait pas d'impact sur sa carrière en sélection : «Son mérite, c'est de mettre ses qualités individuelles au service de l'équipe. Au Zenith (où Witsel évoluait avant de partie à Tianjin, NDLR), c'était dans le cadre du Championnat de Russie. Je ne pense pas que passer de la premier League russe à la Super League chinoise crée une grosse différence.»

Un début de saison délicat

Mais si Witsel a effectué une belle première saison dans l'Empire du milieu (4 buts et 2 passes décisives en 27 matches), les dernières prestations de son club ne jouent pas en sa faveur. Sur le podium l'année dernière, le Tianjin Quanjian stagne dans le ventre mou de la Chinese Super League depuis le début du nouvel exercice en mars dernier. Les statistiques du milieu belge sont quant à elles en baisse : Witsel ne tire que 0,6 fois par match (contre 1,3 fois par match la saison passée), est dépossédé du cuir 1,2 fois par match en moyenne (contre 0,8 lors du dernier exercice), et ne crée que 0,4 occasion par match (contre 1,2 la saison dernière). En cause, son replacement devant la défense, un rôle qu'il occupe déjà en sélection. «On a beaucoup de joueurs offensifs dans l'équipe et j'essaie donc d'apporter de l'équilibre, a-t-il confié en conférence de presse avec les Diables rouges. Je suis là pour créer le relais avec l'attaque, alors que Kevin de Bruyne est plutôt là pour créer offensivement. J'en suis aussi capable, mais cela ne me frustre pas d'être un homme de l'ombre, j'ai l'habitude depuis quelques années.» Le milieu de terrain, qui prendra part à sa seconde Coupe du monde, aura aussi la lourde tâche de faire oublier l'absence de Nainggolan, regretté par de nombreux supporters. Pas une mince affaire...
Antonin Deslandes
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