(F.Faugere/L'Equipe)
Ligue 1 - 13e journée

Bordeaux frustré mais sur le podium, Nice inquiétant

Dans un match dominé, les Girondins de Bordeaux ont concédé le match nul sur la pelouse de Nice (1-1), la faute à une attaque stérile et à de grosses difficultés à l'approche de la surface adverse. Nice, de son côté, s'en est encore remis à Youcef Atal.

La leçon : Bordeaux, un podium mais des regrets

Dans une Ligue 1 qui inquiète, loin des slogans dithyrambiques pour lesdits talents du Championnat, Bordeaux n'a pas la meilleure note. Il a quelques idées, pourtant, qu'il a encore du mal à mettre en place, mais suffisantes pour contrarier un OGC Nice à la peine. À l'Allianz Riviera, les Girondins ont tout eu : le ballon, les occasions, la domination, les intentions et parfois même la réussite. Quand il affichait, au retour des vestiaires, les mêmes symptômes de stérilité chronique à l'approche des trente derniers mètres, François Kamano réussissait enfin à dribbler Stanley Nsoki pour obtenir un penalty. Transformé par Jimmy Briand (49e), qui répondait à Pierre Lees-Melou, dont l'ouverture du score (27e) de la tête tranchait avec le scénario du match.
Les options furent aussi rares qu'un nuage de pluie sur Nice en plein été
Pour Bordeaux, le souci n'est pas de poser le jeu, encore moins de contrôler le ballon. Il est de créer du danger, de briser le rythme, morne et faible par instants, pour initier des mouvements vers le but. Loris Benito et François Kamano, les deux pistons du soir, ont certes bénéficié de bons changements de jeu, surtout en début de match. Et après ? Nada. Rien. Les options furent aussi rares qu'un nuage de pluie sur Nice en plein été, la faute à un trio (in)offensif Hwang-Briand-De Préville groupé et loin des ailes - une constante - et n'offrant que très peu de relais axiaux. Bordeaux a ainsi eu toutes les peines du monde à créer du danger, s'en remettant aux frappes de loin d'Aurélien Tchouameni (38e), d'Otavio (75e) ou de Maja (88e) ou à un corner miraculeusement sauvé par Walter Benitez (39e).

Le gagnant : Otavio-Tchouameni, tout est ok

Paulo Sousa est à la recherche de stabilité. Son équipe passe à côté aussi souvent qu'elle livre des parties semi-intéressantes, comme ce vendredi soir à Nice. L'entraîneur portugais peut râler sur son animation offensive, pas sur son milieu. Installé et responsabilisé à la création comme à la récupération, le tandem Otavio-Tchouameni a offert du contrôle et tenté de jouer vers l'avant. Sans succès, souvent, même si l'activité du duo est à souligner. Rien qu'en ballons touchés, c'est 110 pour le Brésilien, 83 pour le jeune Français. Encourageant.

Le perdant : Not very Nice

Les exploits de Youcef Atal en moins, ceux d'Adam Ounas aussi, l'OGC Nice ne propose pas grand chose. C'est un constat qui résume le début de saison des hommes de Patrick Vieira. Par moments, le quadrillage défensif est bon, mais trône en unique point positif d'un match où seuls les exploits individuels des deux Algériens ont servi le GYM. D'une grande pénibilité en attaque placée, mal coordonné au pressing, Dante et les siens ont subi à domicile. Le but, sur la seule occasion ou presque de leur rencontre - Dolberg, après un festival du duo Atal/Ounas, aurait pu doubler la mise (29e) tout comme Atal en fin de match (81e) -, était presque chanceux. Avec 40% de possession, Nice est bien triste. - A.B.

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