Robinho assiste à la rencontre entre Santos et l'Atlético Goianiense (0-1), le 15 octobre. (Lenita Rogrigues/Estadao Conteudo/Icon Sport)
BRE - Santos

Brésil : pour Robinho, rattrapé par son passé, c'est déjà fini avec Santos

Sous la pression populaire et économique, Santos et Robinho ont suspendu le contrat du joueur, condamné en première instance pour un viol en réunion commis à Milan, en 2013

Moins d'une semaine ! Le quatrième passage de Robinho, 36 ans, dans son club formateur n'aura duré que six jours. Le retour du roi des passements de jambes a provoqué une véritable tempête médiatique à laquelle il n'a pas résisté.
Accusé par la justice italienne de viol en réunion lors d'une soirée dans une discothèque milanaise, en janvier 2013, l'ancien joueur du Real Madrid et de l'AC Milan, pensait retrouver une certaine tranquillité en rentrant à la maison. Mais une partie de la presse a crié au scandale, à l'image de toutes les femmes journalistes, révoltées qu'un club défende les droits des femmes lors d'une campagne nationale et engage un agresseur sexuel quelques jours plus tard.

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Santos faisait alors la sourde oreille jusqu'à ce que la société Orthopride (réseau d'orthodontie esthétique) rompe son contrat de sponsoring. D'autres allaient suivre et, face à la menace d'un désastre économique, le club a jeté l'éponge et a annoncé, vendredi, que l'accord était « suspendu le temps qu'il (Robinho) se concentre sur la défense de son cas ».
En 2017, Robinho a été condamné par contumace à neuf ans de prison par la justice italienne pour viol en réunion. Il prétend que la relation sexuelle était consentie. L'appel doit avoir lieu le 10 décembre. Vendredi, Globoesporte a diffusé des écoutes téléphoniques enregistrées par la justice italienne et qui ont permis de confondre l'attaquant et ses complices. « Je me marre parce que je m'en fous, la fille était complètement saoule, elle ne sait même pas ce qui s'est pass?, a-t-il notamment déclaré à un ami présent dans la boîte milanaise, le Sio Café.
« Je vais marquer des buts et montrer sous mon maillot : Globo poubelle ! Bolsonaro a raison ! »
Après la publication de ses écoutes compromettantes par le groupe O Globo, Robinho a adressé un message audio à un ami dont le contenu a circulé sur les réseaux sociaux. « T'as vu ce qu'ils ont fait à Bolsonaro avant l'élection ? Plus ils l'attaquaient, plus il montait dans les sondages. La vérité va éclater. Ces gens-là (les journalistes) sont utilisés par le Démon. Je vais marquer des buts et montrer sous mon maillot : Globo poubelle ! Bolsonaro a raison ! ». C'était avant que son contrat ne soit résilié...
Pour tenter de se défendre, Robinho a accordé une interview au portail UOL, diffusée samedi. Il explique « ne plus se souvenir de tout » mais soutien que la relation avec la jeune fille était consentie. « Quel crime ai-je commis ? Mon erreur est ne pas avoir été fidèle à mon épouse, mais je n'ai violé ou abusé de personne... Malheureusement, il existe ce mouvement féministe », a-t-il regretté...
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