Julian Brandt of Bayer 04 Leverkusenduring the Champions League group E match between Bayer Leverkusen and Tottenham Hotspur on October 18, 2016 at the Bay Arena in Leverkusen, Germany *** Local Caption *** (L'Equipe)
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Bundesliga : Julian Brandt (Bayer Leverkusen), la nouvelle pépite allemande

Annoncé au Bayern cet été, Julian Brandt fait partie d'une jeune garde allemande prometteuse. Depuis quelques années, le milieu de Leverkusen connaît une ascension fulgurante. Jusqu'au Mondial 2018 ?

Dans l'Hexagone, on connait désormais bien Julian Draxler, arrivé au PSG l'hiver dernier, un peu mieux Julian Weigl, grâce à son parcours avec le Borussia en Ligue des champions, mais beaucoup moins Julian Brandt, la nouvelle hype du football allemand. Pourtant, voilà trois ans que le jeune milieu de terrain fait ses gammes au Bayer Leverkusen, discrètement mais sûrement. Cette année, il est en passe de réaliser sa première saison pleine, attirant le regard de plusieurs clubs européens.

Régulier dans la progression

Après ses débuts dans les équipes de jeunes du SC Borgfeld, le club de sa ville, et du FC Oberneuland, Julian Brandt rejoint Wolfsburg en 2011. Avec les U17 et les U19 du club allemand, il inscrit la bagatelle de 36 buts et délivre 25 passes décisives en 67 matches. Le jeune meneur de jeu, souvent excentré sur l'aile gauche, impressionne très vite par sa capacité à fixer les lignes défensives et prendre les bonnes décisions dans les derniers mètres.

Grâce à ses performances remarquées, Brandt est appelé chez les U19 allemands et y fait ses débuts à l'automne 2013 contre la Biélorussie. Dans la foulée, des grosses écuries européennes fondent sur ce milieu prometteur. A la surprise générale, Chelsea et le Bayern Munich sont recalés, au profit du Bayer Leverkusen. Julian Brandt fait le choix de signer dans le club de Rhénanie-du-Nord, où il est promis à davantage de temps de jeu. L'avenir lui donnera raison.

A seulement dix-sept ans, l'Allemand prend part à 12 matches de Bundesliga lors de la seconde moitié de saison 2013-14, inscrivant 2 buts et délivrant 3 passes décisives. Et il participe aux deux rencontres de Ligue des champions contre le PSG (0-4, 2-1). Mais avec l'arrivée de Roger Schmidt sur le banc du club, Brandt est cantonné aux seconds rôles. Son entraineur, malgré «le potentiel extraordinaire» qu'il loue au meneur de jeu, lui fait disputer des bribes de match.

Jusqu'au jour où, face à la baisse de forme d'Admir Mehmedi et la blessure de Kevin Kampl, Schmidt donne sa chance à son poulain. Nous sommes alors à la fin de la saison dernière et le Bayer pointe à une triste 8e place à neuf journées de la fin. Julian Brandt et Karim Bellarabi vont alors propulser leur club, quasiment à eux seuls, à la 3e place, synonyme de qualification en Ligue des champions. Nominé pour le «Spieler des Monats», le joueur du mois, en mai, Brandt signe 6 buts et 4 passes décisives en huit matches. La machine est lancée.

«Ce n'est pas une solution de le laisser partir»

Et elle confirme peu à peu tout son potentiel. Après avoir emmené la sélection allemande en finale des Jeux Olympiques de Rio l'été dernier, le natif de Brême veut gravir une marche supplémentaire en club. Mais cette saison, Julian Brandt surnage (4 buts et 8 passes décisives en 27 matches) dans une équipe amorphe, plus proche de la relégation que des places européennes. Rien qui ne donne envie au jeune milieu de rester en Rhénanie.

Car forcément, les grands de ce monde reviennent à la charge. Il y a quelques jours, le quotidien allemand Bild annonçait son transfert prochain au Bayern Munich. Leverkusen s'est empressé de démentir, même si, entre les lignes, d'aucuns comprendront que le jeune Julian se rapproche d'un départ. «Une décision sera prise uniquement à la fin de la saison», a voulu rassurer Rudi Völler, le directeur sportif du club.

En décembre dernier, l'ancien attaquant avait déjà martelé sa volonté de garder sa jeune pépite : «Ce n'est pas une solution de le laisser partir. De toute façon, il ne peut pas se libérer de son contrat (qui court jusqu'en 2019, ndlr)». Julian Brandt, quant à lui, a intérêt à faire le bon choix, avec, en ligne de mire, la Coupe du monde 2018. Car ce n'est pas la concurrence qui manque au sein de la Mannschaft.
Antonin Deslandes 

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