Carlo Ancelotti
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Carlo Ancelotti, à lire cette semaine dans France Football : «Il fut un temps où je pleurais beaucoup»

À 61 ans, le manager d'Everton Carlo Ancelotti revient sur le devant de la scène en Premier League. Il se livre cette semaine dans France Football, tel qu'en lui-même, avec beaucoup de sensibilité et d'empathie pour ses joueurs. Et un recul certain sur les aléas d'une carrière.

La part émotionnelle de son management

«J'éprouve énormément d'émotions. Il fut même un temps où je pleurais beaucoup (Rires.) Notamment quand je devais annoncer à un joueur qu'il ne jouerait pas. Ça me rendait triste de le rendre triste. Et je le dis encore aux joueurs : "Je suis triste de t'annoncer que tu ne joueras pas." Je ne sais pas s'ils me croient ou pas, mais c'est la vérité. Je ne blague pas. Pour moi, c'est la partie la plus difficile de mon métier. Dire à quelqu'un qui fait des efforts tous les jours, qui mérite de jouer, qui est sérieux dans son quotidien, qu'on le laisse de côté. Vous ne pouvez pas savoir combien ça me coûte...»

Son titre honorifique de meilleur entraîneur de l'histoire du PSG

«J'ai été surpris d'être choisi»
«D'abord, j'ai été surpris car je n'ai pas passé énormément de temps à Paris (de décembre 2011 à mai 2013). Ensuite, c'est un grand honneur de savoir que j'ai laissé cette trace dans le coeur des gens. Très honnêtement, c'était une époque formidable. La seconde saison, on a gagné le titre et été éliminé par le Barça en quarts de finale de la Ligue des champions sans avoir perdu (2-2, 1-1). Mais j'ai été surpris d'être choisi parmi d'autres qui ont beaucoup apporté au club comme Laurent Blanc, Thomas Tuchel, Artur Jorge, Luis Fernandez...»

Son utilisation des données statistiques

«On s'en sert, notamment pour les séances d'entraînement. Mais je vais vous dire une chose : quand j'ai engagé James Rodriguez cet été, tout le monde s'inquiétait de son état de santé physique et de savoir comment il allait gérer l'intensité du jeu en Premier League. Lors des quatre premiers matches, savez-vous combien de sprints il a comptabilisé (un sprint est validé quand un joueur atteint ou dépasse 25 km/h lors d'une course) ? Sept ! (Rires.) Il a donc compilé quasiment autant de buts (trois) et de passes décisives (deux) que de sprints. Alors, de quoi parle-t-on ? De ce que l'on demande ou de ce que l'on attend d'un joueur sur le terrain ?»
Retrouvez l'intégralité de l'entretien avec Carlo Ancelotti cette semaine dans France Football, disponible en kiosque ou en version numérique en cliquant ici.
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ghys59 3 nov. à 16:01

Le laisser partir est la plus grosse erreur du PSG...

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