debout de g a d : aurier (serge) ; van der wiel (gregory) ; david luiz ; trapp (kevin) ; ibrahimovic (zlatan) premier rang de g a d : matuidi (blaise) ; maxwell (scherrer) ; verratti (marco) ; lucas moura ; stambouli (benjamin) ; augustin (jean kevin) (L'Equipe)

Ce qui sépare encore le Paris-SG de Manchester United

Le Paris-SG poursuit sa campagne de préparation par un match face à Manchester United, dans la nuit de mercredi à jeudi (3h05) à Chicago à l'occasion de l'International Champions Cup. Si le club de la capitale a bien grandi ces dernières années, il a encore des choses à envier aux Red Devils dans certains domaines.

Le palmarès

Bien sûr, les deux clubs n’ont pas le même âge, loin s’en faut. Alors que le PSG fête tout juste son 45e anniversaire, MU, créé en 1878, a lui soufflé sa 137e bougie. Mais les Red Devils présentent un palmarès à faire rougir bon nombre de grands clubs européens. 20 titres de champion d’Angleterre, trois C1, une C2, une Supercoupe d’Europe, une Coupe intercontinentale, un Championnat du monde des clubs, mais aussi 11 Coupes nationales, 4 Coupes de la Ligue et 20 Charity Shield. Soit 62 titres au total. Le PSG, lui, a remporté 5 titres de champion de France, une C2, 9 Coupes de France, 5 Coupes de la Ligue et 4 Trophées des champions. Soit 24 lignes à son palmarès. Si on fait la moyenne de titres par saison, Paris est loin d’être ridicule (1,87 contre 2,2 pour MU). Mais c’est plus la nature des trophées remportés, notamment sur la scène européenne, qui fait la différence.

L'expérience du très haut niveau

En Ligue des champions, la plus prestigieuse des compétitions européennes de clubs, le PSG a disputé 70 matches au total (36 victoires, 14 nuls, 20 défaites). Sa meilleure performance ? Une demi-finale, en 1995. Il a également disputé les quarts de finale à quatre reprises. MU, de son côté, totalise 253 rencontres de C1 (141 succès, 62 nuls, 50 revers). Il a remporté la compétition à trois reprises (1968, 1999, 2008), a disputé cinq fois la finale (défaite en 2009 et 2011), douze fois les demi-finales et dix-huit fois les quarts. Rien que ça...

Un stade plus grand

D’un côté Old Trafford, surnommé «le théâtre des rêves». Une bâtisse vieille de plus d’un siècle (1909) mais sans cesse travaillée pour en faire aujourd’hui un stade ultra-moderne. De l’autre le Parc des Princes, une enceinte prestigieuse actuellement en court de rénovation en vue de l’Euro 2016. Même s’il se murmure que les dirigeants qataris aimeraient l’agrandir par la suite pour atteindre les 60 000 places assises, le Parc ne peut actuellement accueillir que 47 000 personnes. Soit environ… 30 000 de moins que le stade des Red Devils. Quand on sait que le Barça peut accueillir environ 100 000 fans au Camp Nou, le Real Madrid 81 000 au Bernabeu, on se dit que le PSG a encore bien du boulot dans ce domaine.

La présence des anciens

Zoumana Camara parti à la retraite, les plus anciens de l’effectif parisien (Douchez, Sirigu, Maxwell, Matuidi, Motta et Pastore), s’apprêtent à disputer leur cinquième saison au club. Loin, bien loin, des onze saisons passées par Wayne Rooney sous le maillot des Red Devils. Sur le banc, Louis van Gaal, le coach mancunien, est également encadré des emblématiques Ryan Giggs (24 saisons au club) et Nicky Butt (12 saisons). Une fidélité qui peut rendre bien des services quand un club traverse une petite zone de turbulences…

Bruno Rodrigues