Aduriz a marqué un but remarquable contre l'OM (Reuters)

Ce sera dur pour l'OM...

Grâce à un but extraordinaire d'Aduriz, Bilbao vient s'imposer au Vélodrome (1-0). Très mauvaise opération pour l'OM qui devra aller chercher l'exploit à San Mamés. Pas une mince affaire...

Le joyau Aduriz

Bilbao a la peau aussi dure que le cuir. Bien rôdée et parfaitement huilée, l’équipe basque est une machine tactique qui ne laisse que peu d’espaces. Entre un Laporte affûté derrière et incisif, un Beñat qui ne lâche rien devant la défense et un Williams qui a mis du temps à se réveiller, mais qui a fait mal à Manquillo au final, l’escouade de Valverde est difficile à manier. Alors, quand le talent se met au service du collectif, là, ça devient quasi injouable... A la pointe de l’attaque de l’Athletic, Aritz Aduriz a brillé de mille feux. Capable d’engloutir des kilomètres et de venir jouer des coudes sur les défenses adverses, le natif de San Sebastian a scoré un incroyable but (54e), le septième en six matches de Ligue Europa. Sur une déviation aux 25 mètres, l’ancien de Valence laisse le ballon venir à lui et enclenche une fantastique volée sans réfléchir. Le cuir s’envole dans le ciel phocéen pour replonger comme une tête chercheuse dans les filets de Steve Mandanda. Un véritable chef-d’œuvre qui ponctue une prestation impeccable. A deux doigts du doublé sur une frappe qui a frôlé les montants provençaux (83e).

Des ailes qui clochent à l'OM

Dans son habituel 4-2-3-1, Michel avait tenté au coup d’envoi les options Barrada et Alessandrini sur leur fausse patte, avec Nkoudou dans un rôle d’électron libre derrière Fletcher. Si l’ancien Nantais a une fois de plus été percutant et volontaire malgré pas mal de déchet, l’international marocain et le natif de Marseille ont réalisé une prestation indigne de la Coupe d’Europe. Avec de magnifiques cheveux peroxydés (sic), Romain Alessandrini a joué à contre-temps pendant les soixante minutes qu’il a passé sur le pré. Bougé dans les duels, incapable de prendre son adversaire direct de vitesse et imprécis dans ses passes, l’ex Rennais n’a rien montré de bon. Idem pour Abdelaziz Barrada sur son côté gauche. D’une accablante lenteur et trop frêle physiquement, l’ancien de Getafe n’a pris aucune initiative. A la 52e minute, juste avant le but de l’Athletic, Barrada prend tranquillement son temps alors que Fletcher lui offre un bon ballon dans la surface. Agaçant.

Encore et toujours Lassana Diarra

Avec un Mauricio Isla inspiré, juste dans ses transversales et son jeu offensif, Lassana Diarra a été une fois de plus l'Olympien le plus en vue sur la pelouse de l'enceinte du Boulevard Michelet. Sûr dans ses relances et son jeu long, la machine à laver de l'Olympique de Marseille a nettoyé bon nombre de ballons dans l'entrejeu. Une technique au-dessus qui a fait du bien à l'équipe de Michel. On se demande ce que serait cet OM-là sans Lassana Diarra...  

J.T.