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Ces Algériens qui ont marqué les Bleus

Entré en cours de jeu contre le Brésil, Nabil Fekir est le 17e joueur français d'origine algérienne à porter le maillot des Bleus. On vous propose de retrouver sous forme de classement ses 16 prédécesseurs.

16. Ahmed Mihoubi, né à Bordj El Kiffan (1924-2004) (Défenseur, 197 matches en D1, 1 sélection)

Il fait partie des dix joueurs algériens à avoir porté le maillot tricolore lors de la période coloniale (1832-1962). Sa terre de naissance est alors considérée comme un département français. Il évolue la majeure partie de sa carrière à Sète, un des clubs historiques du football français, et un des pionniers du professionnalisme dans l'Hexagone. Mais c'est lors de son passage à Toulouse qu'il est appelé pour son unique apparition avec la France. En novembre 1953, ce solide défenseur, associé au capitaine Roger Marche, affronte la République d'Irlande pour un match de qualification au Mondial.

15. Abdelkader Ben Bouali, né à Tamedrara (1912-1984) (Défenseur, 56 matches en D1, 1 sélection)

Son nom restera davantage associé à l'OM qu'à l'équipe de France. Le latéral gauche est un des acteurs majeurs de la première équipe de l'OM, devenue championne de France en 1937. Il réalise une saison pleine (28 matches) et est appelé dans la foulée avec les Bleus. A son compteur, une seule sélection, une défaite en amical face à l'Eire (0-2)... Et puis plus rien. A la différence du Marocain Larbi Ben Barek, il n'est pas retenu par Maurice Cottenet pour la Coupe du monde 1938. Comme pour toute une génération de joueurs, la Seconde Guerre Mondiale viendra couper son élan et ses rêves. Entre 1940 et 1946, il joue et finit sa carrière au Raja Casablanca. 
Abdelkader Ben Bouali, ici au centre de la photo, assis sur la table. (L'Equipe)
Abdelkader Ben Bouali, ici au centre de la photo, assis sur la table. (L'Equipe)

14. Saïb Brahimi, né à Annaba (1931-1997) (Attaquant, 72 matches en D1, 2 sélections, 1 but)

C'est le premier Algérien à avoir inscrit un but pour l'équipe de France. Saïd Brahimi participe à la qualification au Mondial 1958 où il joue contre la Belgique (0-0), et y va de son but lors de l'écrasante victoire contre l'Islande (8-0), à une époque où le niveau des attaquants des Bleus est très relevé. La concurrence est galactique, et pour Brahimi,  il est impossible de déloger Juste Fontaine ou Roger Piantoni. En revanche, il est l'un des éléments clés de la meilleure période de l'histoire de Toulouse dans l'élite. Il est buteur à Colombes face à Angers (6-3) pour la seule Coupe de France remportée par le TFC. Deux ans plus tôt, cet ailier gauche est vice-champion de France derrière Reims pour seulement quatre points. En 1958, comme tant d'autres joueurs professionnels algériens, il quitte la France, et rejoint une sélection algérienne, appelé l'équipe du FLN ou le « Onze de l'indépendance ».

13. Ali Benouna, Né à Alger (1907-1980) (Attaquant, 2 sélections)

Le premier Algérien retenu en équipe de France s'appelait Ali Bouana. Il connut la première de ses deux sélections le 9 février 1936 contre la Tchécoslovaquie (0-3), puis contre la Belgique (3-0) un mois plus tard. Ailier gauche du FC Sète, on l'appelait le «Pauvre Ali», car pendant le match il gémissait sans cesse sur son propre sort. Avec le club du sud de la France, il participe à l'historique doublé Championnat-Coupe de 1934. Ce redoutable dribbleur inscrit 6 buts en 24 matches. Après une carrière de dix ans en France, il rentre à Alger, et rejoint le club du Mouloudia Club Algérois (MCA).

12. Fares Bousdira, né à Taher en 1953. (Milieu de terrain, 290 matches en D1, 1 sélection)

Fares Bousdira, sous le maillot du RC Lens. (L'Equipe)
Fares Bousdira, sous le maillot du RC Lens. (L'Equipe)
Le joueur du RC Lens devient le premier Algérien à jouer pour la France après l'indépendance en 1962. Arrivé en 1965, cet étudiant à la faculté des Lettres, fait toutes ses classes dans le Nord avant d'intégrer le RC Lens en 1971. C'est Michel Hidalgo qui le convoque le 24 avril 1976. Avec les Bleus, il remplace peu avant l'heure de jeu Jean-Marc Guillou, et se retrouve face à la talentueuse génération polonaise des Boniek, Lato ou Kasperczak. C'est aussi à Lens, chez lui à Bollaert, qu'il honore cette unique cape. Pourtant, il aurait pu espérer mieux. Passé par l'équipe de France Espoirs, cet efficace milieu formait avec Bathenay et Platini, une ligne offensive prometteuse. Pour le coup, c'est le premier Franco-algérien, qui se retrouve bloqué et qui ne pourra plus jamais jouer avec l'Algérie pour 33 minutes passés sur le terrain à l'âge de vingt-trois ans. «A son arrivée à la tête des sélections nationales, Michel Hidalgo songeait à l'intégrer au club France. Balle au pied, il sait tout faire. Il n'a pu s'imposer. Une faiblesse essentiellement psychologique» pouvait-on lire dans France Football en 1978.

11. "Mahi" Khennane, né en 1936 à Mascara. (Attaquant, 238 matches, 2 sélections)

C'est le dixième et dernier joueur algérien à porter le maillot des Bleus lors de la période coloniale. A la différence de ses autres compatriotes, il ne cède pas immédiatement aux sirènes de l'équipe du FLN, et il se lance avec la France dans les éliminatoires au Mondial 1962. L'attaquant du Stade Rennais est à ce moment-là considéré comme l'un des meilleurs à son poste. Lors de la saison 1958-59, il inscrit 23 buts en 38 journée. En 1961, il remporte l'Etoile d'Or de l'année remis par France Football. Il profite de la réglementation de l'époque pour rejoindre El-Khedra après l'indépendance. En 1964, à Alger, pour le premier match officiel de l'Algérie, sous l'égide de la FIFA, il marque l'un des deux buts de la victoire contre l'Allemagne de l'ouest, après huit minutes de jeu (2-1).
Mahi Khennane, troisième en partant de la gauche, tête baissée au moment des hymnes.  (L'Equipe)
Mahi Khennane, troisième en partant de la gauche, tête baissée au moment des hymnes. (L'Equipe)
La suite de notre classement sur les joueurs algériens qui ont joué pour la France vendredi prochain. 
 
 
Nabil Djellit
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khalidou25 30 mars à 9:28

faut pas oublier ZZ , Nasri, Benzema qui eux par contre ont marqué leur passage

Miki59 29 mars à 12:42

Je pensais qu'il y en avait plus que ça, surtout que les exemples ici ne comptent qu'une ou deux sélections. Il serait intéressant de connaître également le nombre de joueurs qui sont nés en France, qui y ont été formé et qui ont choisis ensuite l'Algérie.

lepetitoiseau 29 mars à 12:19

Super article qui met en lumière les liens forts entre les 2 pays. Super Nabil,merci

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