pi (jessy) (L'Equipe)
Ligue 2

Chasse, pêche, ski, barbecue et Crazy Horse, les joueurs de L2 se détendent

La curiosité est un vilain défaut. Mais parfois l'envie de savoir est vraiment trop forte. En pleine semaine internationale, il était tentant de demander aux joueurs de Ligue 2 comment ils profitent de la liberté qui leur est accordée.

«J'ai la chance d'avoir ma famille à proximité, se réjouit Edouard Butin. J'ai une heure d'autoroute depuis Sochaux pour aller à Dijon donc j'y vais dès que possible et ça me permet aussi de profiter jusqu'au dernier moment. Je rentre chez mes parents et j'ai ma chambre qui m'attend. C'est sûr que ça permet de souffler. Quand on a le planning en début de semaine, on a hâte de voir si on a des jours libres. Samedi, je serai à Dijon et peut-être que j'irai faire un golf avec mon père, puis les magasins. Pour le soir, on verra.» Si, comme l'attaquant sochalien, la plupart des joueurs passent du temps en famille ou auprès d'amis, et s'offrent des balades, des restos ou fêtent des anniversaires, d'autres ont besoin de s'aérer, de s'évader un peu. «Avec ma copine, on en profite pour visiter les environs. Récemment, on est allé au zoo à Metz, on a découvert Reims, raconte Jessy Pi, prêté à Troyes par Monaco. Ce week-end, je lui fais une surprise pour son anniversaire et je l'emmène manger à la Maison Blanche sur les Champs Elysées. Ensuite, on ira voir un spectacle au Crazy Horse et on dormira juste à côté de la Tour Eiffel.»
«En fait, tout va dépendre du temps qu'il fera dimanche matin. Il est possible qu'on parte skier en famille ou on peut très bien rester à la maison et se faire un barbecue avec des amis.»
«Ce week-end, on ira peut-être skier, jubile Jérémie Bréchet. Ici, en Corse,  on a la station du Val d'Ese à Bastelica, à 1h30 d'Ajaccio. On skie et on voit la mer en même temps. Bon, ce n'est pas vraiment autorisé de skier quand on est footballeur pro mais il suffit de ne pas se blesser. En fait, tout va dépendre du temps qu'il fera dimanche matin. Il est possible qu'on parte skier en famille ou on peut très bien rester à la maison et se faire un barbecue avec des amis.» Sébastien Roudet, ancien coéquipier de l'actuel défenseur du Gazélec, préfère «déconnecter au calme dans la nature». «La période de la chasse est terminée depuis février mais la saison de pêche vient d'ouvrir donc j'ai de quoi faire, explique le milieu de terrain de Châteauroux. Depuis que je suis revenu dans l'Indre, je peux me faire plaisir car je connais bien les coins. J'ai pris ma carte à l'année. En ce moment, c'est la pêche à la truite. Cet été, par exemple, ce sera plus pêche à la carpe. Il m'est déjà arrivé de prendre de belles carpes de 10 kilos ou plus mais je les remets toujours dans l'eau. Il m'est aussi arrivé de prendre des truites de plus de 30 centimètres. Par contre, je les garde et ensuite on les mange, c'est très bon la truite.»
Anthony a le pied Marin. (D.R)
Anthony a le pied Marin. (D.R)
«Franchement, c'est bandant, je me régale. Je fais de la chasse sous-marine aussi. Je plonge en apnée et je chasse le poisson au harpon.»
Anthony Marin partage cette passion. Mais le défenseur de Nïmes la vit différemment. «Dès que j'ai deux jours et que le temps me le permet, je prends mon bateau et je vais pêcher, détaille le joueur formé à l'OM. Je vais à Marseille, je récupère mon petit bateau au Vieux-Port et je pars en mer. Quand j'y vais pour deux jours, je passe la nuit au Port du Frioul. Il m'arrive de rentrer bredouille mais parfois je reviens avec de quoi faire manger toute ma famille pendant un mois. Il m'est arrivé de pêcher de la daurade par centaine. Franchement, c'est bandant, je me régale. Je fais de la chasse sous-marine aussi. Je plonge en apnée et je chasse le poisson au harpon. Je vais souvent pêcher avec Noël Sciortino, l'entraîneur d'Endoume, mais jamais avec mes coéquipiers. Ils me demandent mais la mer ce n'est pas la terre et je n'ai pas envie qu'ils vomissent.» Sûr qu'ils ont bien autre chose à faire.

Et les entraîneurs ?

Régis Brouard (entraîneur de Niort) : « Je n'aime pas les trêves internationales... Souvent, les joueurs décompressent pour le dernier match avant cette pause... Ils savent qu'il y a dix jours de trou derrière. Leur système nerveux s'atténue, alors que j'ai toujours besoin qu'il soit en éveil. A chaque fois, on se demande combien de jours de repos on peut leur laisser. Deux ? Trois ? Ça fait partie du jeu. Et à chaque fois qu'on reprend, vous pouvez être sûr que les premières 48 heures sont catastrophiques. Il faut mettre en place des séances ludiques pour, à nouveau, les éveiller. Ce serait indispensable que je coupe, mais c'est compliqué. Je devrais m'autoriser à partir et couper avec le foot, mais il y a un planning familial à respecter. Je ne peux pas partir, comme ça. Donc, j'essaye de faire autre chose, des choses que je n'ai pas le temps de faire pendant la saison. Je marche, je bois un verre, je vais au restau, je bouquine...» - O.B.
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