(L'Equipe)
C'est mon avis

Chers récidivistes...

Pour notre journaliste Frank Simon, Lyon a encore prouvé dimanche soir à Saint-Etienne qu'il avait un mental, mais aussi une profondeur de banc.

En 2019, l'OL n'avait pas encore connu le grand frisson, le bonheur simple d'une victoire en Ligue 1. Tout juste deux nuls, contre Reims (1-1), puis à Toulouse (2-2). Additionnés à l'élimination en Coupe de la Ligue face à Strasbourg (1-2), l'année avait plutôt démarré en douceur. La quête du podium paraissait même se compliquer un peu. Dimanche, à Geoffroy-Guichard, Lyon a fait d'une pierre deux coups. Comme contre Reims et Toulouse, où ils étaient menés au score (1-0, 2-0), les Gones ont rattrapé leur but de retard pour s'imposer (2-1) au bout du temps additionnel.

Un succès obtenu dans le derby face à un adversaire direct au classement. Et surtout, la démonstration en prime time que cette équipe façonnée par Bruno Genesio a un vrai banc et, c'est une évidence, de la ressource sur le plan mental. À Toulouse, Captain Fekir et Moussa Dembélé s'étaient chargés de combler le retard de deux buts. Dans le Chaudron vert, les Lyonnais ont écrit un scénario très ressemblant. Avec, dans le rôle du sauveur, Anthony Lopes, dont on regrette de plus en plus souvent qu'il ait endossé le maillot portugais plutôt que le bleu de France. Et puis Fekir et Dembélé ont été décisifs, le premier sur un penalty, le second, entré à l'heure de jeu pour un Bertrand Traoré transparent, sur une tête somptueuse consécutive à un centre de la droite signé Léo Dubois, qui venait de remplacer Tete. Au-delà du coaching payant, il y a cette impression que l'OL n'abandonnera rien à Lille, dauphin du PSG. Du coup, il nous tarde de revoir ce Lyon face à Paris dans un peu moins de deux semaines.
Frank Simon

A lire aussi

Réagissez à cet article
500 caractères max