Clément Grenier, longtemps blessé ces deux dernières années, est à la recherche du déclic qui va lui permettre de retrouver son niveau d'antan. (MARTIN ALEX/L'Equipe)
A lire dans FF - L'entretien

Clément Grenier : «A Lyon, on m'a toujours mis des bâtons dans les roues»

Cete semaine, dans FF, le milieu de l'OL s'est longuement confié : ses blessures, son retour, ses difficultés, les critiques, les jalousies, son avenir... FF avait envie de l'écouter ; ça tombe bien, Clément Grenier avait des choses à dire.

Le manque de confiance de l'OL en lui

«Même si j'ai été formé ici, ça n'a jamais été simple pour moi. A Lyon, on m'a toujours mis des bâtons dans les roues. Quand j'ai signé pro, on a fait venir Miralem Pjanic qui avait le même âge que moi, j'ai dû montrer ma force de caractère pour m'imposer. Ensuite, ils ont fait venir Yoann Gourcuff et on nous a mis en concurrence alors qu'on jouait très bien ensemble. Ça peut sembler paradoxal mais souvent un club formateur ne fait pas totalement confiance à son jeune car on le connaît depuis qu'il est môme, on connaît ses qualités mais aussi ses défauts qui n'existent peut-être plus d'ailleurs mais sur lesquels le club reste scotché. Alors qu'une recrue, elle, ne vient qu'avec ses qualités.»

Les problèmes de vestiaire

«Cette histoire de clan lyonnais sortie en première partie de saison, c'était surtout une excuse. La vérité c'est qu'on ne gagnait pas, chacun jouait pour sa pomme et quand on n'est pas bon sur le terrain on trouve des excuses ailleurs. On raconte beaucoup de choses sur l'état d'esprit, la solidarité et tout ça mais ce qui forme un groupe, ce sont les victoires. Quand il n'y a pas de victoire, il n'y a pas de groupe. C'est très rare d'avoir un bon groupe quand tu perds.»

Les critiques sur ses sorties

«On me pardonnera peut-être toujours un peu moins qu'à d'autres. J'ai moins le droit à l'erreur. En tout cas, c'est ce que je ressens. Mais j'ai toujours assumé ce que je faisais, j'ai même expliqué pourquoi je l'avais fait. Avec mon staphylocoque, pendant quinze jours, je n'ai plus senti mes membres inférieurs, ça a été terrible. Ensuite, on m'a dit que pendant un certain temps, je ne pouvais plus faire la moindre activité physique, à peine marcher. Du coup, j'en ai profité pour reprendre du temps avec mes proches et évacuer toute la frustration de ne même pas pouvoir approcher un terrain. Les gens auraient préféré quoi ? Que j'entre en dépression pour être bien sûr que je souffre de cette situation ?»

Le making-of de l'entretien

Lieu : Salle de presse de Tola-Vologe.
Durée : 1h15. Au lieu de 40 minutes. La classe
Boisson consommée : Aucune.
Tenue : Sportswear noir à capuche.
Niveau de connivence avec l'intervieweur : 9/10, tutoiement immédiat, aucune réponse bâclée.
Autre personne présente : Aucune.
La question à laquelle il n'a pas voulu répondre : «Si tu devais t'en aller, où irais-tu ?»
Nombre de fois où il a regardé sa montre durant l'entretien : Aucune.
Note sur sa disponibilité : 10/10. C'est FF qui a mis fin à l'entretien.
Dave Appadoo
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GERRY 17 mai à 20:10

Appadoo is great ! Très grand journaliste.J'apprécie ses articles et ses interventions sur "L'EQUIPE TV"

ombiloba1 17 mai à 18:55

Il est peut-être pas suffisamment meilleur que ses coequipiers... Mais il est vrai aussi que les résultats aux entrainements ne sont pas forcément gage de titularisation... les passe-droit contractuels sont légion.

FERRARI 17 mai à 18:33

grenier devait deja venir a nice avec pied il a snobe nice !!! il un juste retour de manivelle

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