collin (aurelien) (L'Equipe)

Collin : «Je me suis fait un nom»

En MLS, il y des stars françaises comme Thierry Henry, Peguy Luyindula ou Peter Luccin. Mais il y a un autre qui brille. Arrivé en 2011, Aurélien Collin s'est taillé une réputation aux USA. A 27 ans, ce défenseur central est considéré comme le meilleur à son poste. Avec son équipe de Kansas qu'il porte vers le sommet, il affronte ce samedi (20h30) Houston en finale aller de conférence Est. Entretien.

«Aurélien, Houston a crée la sensation en éliminant les New York Red Bulls. Comment appréhendez-vous ce premier round ?
C’est un peu notre bête noire.  Sur les deux dernières années, ils nous ont éliminés en finale puis en demi-finale de conférence. Mais ce Houston est moins fort qu’il y a deux ans alors que nous sommes bien meilleurs. Là, on se déplace et notre objectif est d’être solide défensivement. On veut décrocher au minimum un match nul avant le retour (25 novembre). Chez nous, on est quasiment imbattable depuis le début de saison.

New York éliminé, Los Angeles aussi… Est-ce surprenant à l’échelle de la MLS de voir ces deux têtes d’affiches du Championnat ne pas être dans le dernier carré ?
C’est effectivement une grosse surprise. Ce sont les locomotives de la MLS. Ils ont les joueurs les mieux payés. Cela montre vraiment que l’argent ne fait pas les grandes équipes. Nous, on est un vrai collectif, et notre club est une des équipes qui dépensent le moins.

Méconnu en France, vous êtes pourtant l’une des stars de cette ligue, et régulièrement cité dans les récompenses individuelles. Comment expliquez-vous cette réussite ?
Ça fait trois ans que je suis là, cela fait trois ans qu’on termine comme meilleur défense de MLS. C’est une fierté. Je me suis fait un nom aux USA. En 2011, je suis venu ici car dans mes anciens clubs cela ne s’est pas passé comme je l’imaginais. Ici, Les conditions sont extraordinaires pour travailler. Les stades sont magnifiques, le professionnalisme est partout. Et puis, j’ai travaillé dur...

A partir de décembre 2013, il ne vous restera plus qu’un an de contrat. Comment envisagez-vous votre avenir ?
Oui, il me reste un an, et bien évidemment j’ai envie de revenir en Europe. Les grands championnats européens m’attirent. Les gros clubs de MLS comme New York ou Los Angeles me sollicitent mais mon ambition est de jouer à un bon niveau en Europe, dès cet hiver.

Avec le titre de champion en poche…
(Rires) Oui, j’ai tout gagné sauf le titre. Il me manque ça, ce serait l’idéal de finir mon parcours par une consécration nationale.»

Propos recueillis par Nabil Djellit

«Les gros clubs de MLS comme New York ou Los Angeles me sollicitent mais mon ambition est de jouer à un bon niveau en Europe, dès cet hiver»