stephan (julien) (F.Faugere/L'Equipe)
Ligue 1 - Rennes

Comment Julien Stéphan a redressé la situation du Stade Rennais

En deux mois, le Stade Rennais est passé de la 12e à la 3e place du Championnat, se muant en candidat légitime à une qualification pour la prochaine Ligue des champions. Cette remise à niveau, les Bretons la doivent en partie à Julien Stéphan, un entraîneur qui a complètement changé le visage de son club.

Séduisant, entreprenant, ambitieux... Rarement on a vu le Stade Rennais aussi bien jouer. Après un premier trophée depuis 48 ans (une Coupe de France en battant le PSG en finale) et un bon parcours en Ligue Europa (éliminé par Arsenal en huitièmes de finale) la saison passée, Rennes a démarré l'exercice 2019-20 avec l'ambition de se rapprocher du podium. Et après un début de saison intéressant, avec notamment une victoire face au PSG (2-1) lors de la 2e journée de Ligue 1, il y avait de quoi s'emballer. Mais très vite, les choses se sont compliquées pour les coéquipiers de Damien Da Silva : dix matches sans victoire entre Championnat et Ligue Europa de septembre à octobre.

Ligue 1 : le classement

Pourtant, depuis le 27 octobre et la victoire arrachée contre Toulouse (3-2), la situation a changé. Dix victoires pour quatre défaites, 22 buts marqués, 13 encaissés. Les Bretons sont en forme, et cela se voit dans le jeu. Si tout n'est pas parfait, l'équipe joue bien, et ensemble. Et Julien Stéphan n'est évidemment pas étranger à ce regain de forme. Le coach rennais a su relever la tête et guider son équipe sur la troisième marche du podium de Ligue 1, à cinq points de Marseille.

Les choix du mercato d'été commencent (enfin) à payer

Les soucis de Rennes dans cette première partie de saison se sont retrouvés dans le rendement de ses recrues, loin d'être celui espéré par le coach. Dans le sens des départs comme des arrivées, l'été a été mouvementé du côté des Rouge et Noir. Six titulaires sont partis (Ben Arfa, Mexer, André, Koubek, Sarr et Bensebaini), et les remplaçants n'ont pas répondu aux attentes. À commencer par la recrue phare, Raphinha, recruté pour 20M€ au Sporting CP. Ses débuts se sont avérés compliqués, avec 4 buts en 21 matches. Si on ajoute les déceptions Jonas Martin et Flavien Tait, Rennes ressortait perdant du mercato. Seule satisfaction, Edouard Mendy, le dernier rempart rennais qui a effectué d'excellentes prestations.

Aujourd'hui, Rennes va mieux, donc. Les recrues commencent à s'adapter à leur nouvel environnement. Pour Stéphan, il a fallu un long travail et «un peu de patience pour que cela puisse se concrétiser avec des résultats», comme il l'expliquait en conférence de presse début janvier, avant d'ajouter : «On a réussi à maintenir un très bon état d'esprit dans le groupe même lorsque les résultats étaient moins bon. Une confiance mutuelle entre les joueurs et le staff nous a permis d'aborder ça de manière sereine.»
La franchise, un élément clé du management de Julien Stéphan selon Mbaye Niang. (S.Mantey/L'Equipe)
La franchise, un élément clé du management de Julien Stéphan selon Mbaye Niang. (S.Mantey/L'Equipe)

Niang : «Il me fait penser à Massimiliano Allegri»

Son travail à Rennes ne passe pas inaperçu. Le technicien a même été nommé par L'Équipe parmi «les 30 qui font le foot français». Lors du tirage au sort des 32es de finale de la Coupe de France, Julien Stéphan a retrouvé son père, Guy, entraîneur adjoint de l'équipe de France. Ce dernier en a profité pour tenir des propos élogieux envers son fils. «Je l'avoue, il m'a bluffé, a-t-il déclaré pour Ouest-France début décembre. Les difficultés étaient fortes. Il a surmonté ça, sans faire de bruit, mais avec beaucoup de passion, de générosité, de travail.» Des déclarations soutenues par son attaquant, Mbaye Niang, dans les colonnes de Rennes Sport avant la 7e journée de Ligue 1 : «Dès mon arrivée, Julien Stéphan m'a mis dans les meilleures dispositions, pouvant tout me dire, et fonctionnant avec une totale franchise. Quand j'étais à côté de la plaque, il me l'a dit, mais quand je suis bien, il me le dit aussi. Il me fait penser à Massimiliano Allegri, que j'ai connu à l'AC Milan.»

Quentin Granet
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bakeux 24 janv. à 19:34

De loin un très bon entraîneur.

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