draxler (julian) (A.Reau/L'Equipe)
Ligue 1 - 2e journée

Comment Paris a (largement) perdu la bataille du milieu

Face à une équipe de Rennes extrêmement bien organisée défensivement et efficace offensivement, le Paris Saint-Germain a concédé, impuissant, sa première défaite de la saison dès la deuxième journée (2-1). Un match qui s'est surtout joué au milieu de terrain, où le club de la capitale n'a pas vu le jour.

Comme un clin d'œil du destin. Alors que médias et observateurs commençaient à saluer, unanimement, le visage d'un Paris Saint-Germain avec Marquinhos au milieu de terrain, le club de la capitale et son Brésilien ont sans doute sorti, ce dimanche au Roazhon Park, l'une de leurs copies tactiques les plus brouillonnes depuis bien longtemps. Une copie particulièrement entachée, donc, par la prestation insipide d'un milieu qui, entre un Marquinhos beaucoup trop reculé, un Draxler errant et un Verratti bien seul, n'a jamais trouvé la solution face à une formation rennaise compacte et organisée.

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Un filet de sécurité rennais qui n'a pas craqué

Rennes ne se présentait pourtant pas tout à fait avec les meilleures armes face à un PSG qui l'avait déjà dominé quelques semaines plus tôt, lors du Trophée des champions. Mais Julien Stéphan a magistralement utilisé les armes à sa disposition, et ses joueurs ont appliqué son plan à la lettre. Celui-ci était simple : endiguer les attaques parisiennes en formant un bloc bas extrêmement compact, contre lesquels le PSG a souvent énormément de mal. Les cinq défenseurs et trois milieux rennais, toujours très bien placés, formaient en phase défensive un filet de sécurité autour du but de Romain Salin qui a parfaitement rempli son rôle. Surtout qu'en face, Paris n'avait pas l'air particulièrement motivé à jouer au football : beaucoup de lenteur dans les transmissions et dans les courses, des circuits de passe brouillons, des attaques trop timorées. Un PSG en pantoufles que l'on a l'impression de retrouver saison après saison.Brillant lors du Trophée des champions et contre Nîmes, Marquinhos a symbolisé cette fois-ci l'échec global de la formation parisienne à proposer quoi que ce soit d'ambitieux dans le jeu. Là où il parvenait, auparavant, à alterner entre ses retours défensifs intéressants et un apport offensif non négligeable, le Brésilien a complètement délaissé le cœur du jeu, laissant un Verratti moins inspiré qu'à l'accoutumée et un Draxler fantomatique à la merci d'un milieu rennais brillant. Déjà à côté de ses crampons depuis plusieurs mois, rarement on n'a senti l'Allemand aussi perdu sur le terrain. Son placement approximatif, entre ses instincts d'ailier et ses obligations de relayeur, n'aident pas du tout l'organisation parisienne. De l'autre côté, Eduardo Camavinga a lui, du haut de ses 16 ans, mené un milieu rennais sans fausse note. Au cœur du jeu, avec une justesse extrêmement déroutante pour son âge, le jeune homme a une nouvelle fois été l'atout majeur de son équipe, délivrant par ailleurs une passe décisive splendide sur le but du 2-1. Les trois milieux rennais ont réussi ce que les trois du PSG n'ont jamais su faire : jouer ensemble, soudés, et de façon cohérente.

Des faiblesses criantes depuis plusieurs saisons

Face à Rennes ce dimanche soir, le PSG jouait dans son maillot de la saison passée, sans recrue alignée au coup d'envoi. Et, à bien des égards, c'est un Paris extrêmement similaire à celui, médiocre, de la fin de saison passée que l'on a vu sur la pelouse du Roazhon Park. Son milieu de terrain était son point faible la saison dernière, mais Thomas Tuchel avait décidé de reconduire les mêmes hommes, dans le même système, et la prestation comme le résultat n'en sont que trop logiques. Depuis plusieurs saisons, les triomphes nationaux du PSG éclipsent l'absence criante de progrès collectifs de cette équipe. Des faiblesses qui s'étaient déjà faites ressentir en préparation, mais qui ont coûté cher ce dimanche. Et visiblement, ce PSG en pleine reconstruction a encore énormément de travail pour se débarrasser de ses vieux démons.
Alexandre Aflalo
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sera19 20 août à 12:55

Mince !!! Où est passé Mbappe???Quand ça gagne facilement contre des petites équipes c’est un génie.Quand il y a défaite... pas une ligne.Ah si les milieux. L’entraîneur. Ect.Justement pas de boss.Neymar absent

canetonboston 20 août à 10:07

Ça fait douter c sur!

azou 19 août à 21:39

Tuchel a complètement perdu les clés du vestiaire , il n’est plus capable depuis 6 mois de faire appliquer une stratégie cohérente, de choisir les joueurs les plus complémentaires et de leur insuffler l’envie.. de se defoncer. Il a fait illusion pendant 6 mois lorsque le vestiaire dirigeait et que lui surfait sur la réussite. Cet entraîneur est peut-être bon pour une équipe en devenir mais pas pour le PSG.

Fr4ncky 19 août à 14:37

A force de mettre des défenseurs et des ailiers au milieu de terrain, il est normal que ça craque. Et c'était déjà le cas là saison passée, même si c'était lié aux blessures. Cette fois aucune excuse !

Robin_Desbois 19 août à 13:51

Au prochain match Areola milieu, Bernat gardien, Marquinhos ailier et Choupo libéro! Sacré Tuchel!

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