21.02.2016, Estadio Vicente Calderon, Madrid, ESP, Primera Division, Atletico Madrid vs Villarreal CF, 25. Runde, im Bild Villareal's Alphonse Areola // during the Spanish Primera Division 25th round match between Atletico Madrid and Villarreal CF at the Estadio Vicente Calderon in Madrid, Spain on 2016/02/21. EXPA Pictures © 2016, PhotoCredit: EXPA/ Alterphotos/ Acero  *****ATTENTION - OUT of ESP, SUI***** *** Local Caption *** (Acero/EXPA/PRESSE SPORTS/PRESSE SPORTS)
Bleus

Concours de basket, penalties, humilité... : Alphonse Areola raconté par ceux qui l'ont côtoyé

Avant sa première cape en équipe de France, jeudi soir face à l'Allemagne (0-0), FF a donné la parole à ceux qui ont côtoyé de près Alphonse Areola, le portier du PSG. Plongée à Lens, Bastia et Villarreal, trois clubs où il a laissé de beaux souvenirs.

Alaeddine Yahia (ancien défenseur de Lens, club d'Alphonse Areola en 2013-14)

«Il est arrivé juste après le sacre mondial de l'équipe de France U20 contre l'Uruguay, la génération 93. Il est arrivé avec tout plein de fraîcheur, c'est Antoine Kombouaré qui l'a fait venir, il le connaissait du PSG. Tout le monde complimentait Alphonse, on nous avait dit, aux anciens, qu'il était très bon. Mais il y avait une inquiétude, car tu peux être bon en U17, U19 ou U20, quand tu passes côté professionnel, c'est différent. C'était la seule crainte et il y avait un peu de scepticisme, mais au bout de 2-3 matches, il a tout simplement mis tout le monde d'accord... Après, c'est un garçon facile, très respectueux, très humble. On avait un groupe qui vivait bien, et Alphonse a eu la chance de côtoyer un gardien comme Rudy Riou qui ne lui a pas savonné la planche. Et au-delà du terrain, c'était un super coéquipier. Puis il était énorme. Cette année-là, il a été élu meilleur gardien de Ligue 2, avec à la clé une montée en Ligue 1. Il devait rester à Lens, mais comme le club ne pouvait pas resigner ceux qui étaient en fin de contrat à cause de Mammadov, qui n'avait pas apporté les fonds, il s'est retrouvé au PSG avant de partir à Bastia. Comme Tisserand qui était parti à Toulouse ou moi à Caen...»

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Son souvenir impérissable : «Dès qu'on finissait les entraînements, on avait un panier de basket, on faisait des concours. Et on pariait de l'argent. Ça, ça reste...»

Hervé Sekli (ex-entraîneur des gardiens de Bastia, club d'Areola en 2014-15)

«C'est quelqu'un de très sérieux, qui sait où il veut aller. Il bosse, il était à l'écoute chez nous, toujours respectueux. C'était très facile de travailler avec lui. Il est arrivé comme numéro un, il sortait d'une saison avec Lens. On savait que ça allait peut-être être délicat car il découvrait la Ligue 1, il n'avait pas d'expérience à ce niveau-là. Mais ça s'est bien passé. Au départ, c'était un gardien un peu foufou, il voulait régler beaucoup de situations. On a dû le canaliser parce qu'il s'embarquait dans des situations périlleuses, on a rectifié le tir et après il a fait une très bonne saison avec nous. Et je garde beaucoup de souvenirs, de l'homme aussi. On ne l'entend jamais, il est respectueux, il travaille, il adhère à tout ce que vous demandez et comme je le disais, c'est vraiment un plaisir de travailler avec lui. Et pour moi, aujourd'hui, c'est un gardien d'avenir, il faut lui faire confiance et le protéger.»

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Son souvenir impérissable : «Je me souviens de la demi-finale de Coupe de la Ligue à Monaco. Il sort un penalty, il fait un super arrêt et il nous qualifie pour la finale au Stade de France.»

Antonio Salamanca (scout de Villarreal à l'époque, où Areola a évolué en 2015-16)

«Alphonse, c'est un très bon souvenir. À Villarreal, il a fait une saison sensationnelle. Il était arrivé sur la pointe des pieds, et pour le public et la Liga, c'était un inconnu. Et lorsqu'il est parti, c'était par la grande porte. Il avait vraiment fait une saison magnifique avec des arrêts décisifs et des matches où il avait été au top. J'en discutais avec lui à l'époque, et je lui disais qu'au regard de ses prestations, c'était même injuste qu'il ne soit pas appelé en équipe de France. Mais après, la récompense est venue naturellement. Si aujourd'hui, le président annonce qu'Areola revient à Villarreal, c'est l'euphorie. [Et son intégration ?] Au début, il y a eu la barrière de la langue, mais il s'est très très vite intégré. L'entraîneur des gardiens l'a pris sous son aile et ça s'est rapidement fait. C'est un bosseur, et à partir du moment où vous êtes réceptif comme lui, tout s'enchaîne.»

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Son souvenir impérissable : «Le match contre Getafe à domicile. On est en train de perdre 1-0 juste avant la mi-temps, il y a un penalty, et il l'arrête. Ensuite, je crois qu'on gagne le match. Et c'est significatif de son attitude, car à 2-0 on était cuit. Il sort le penalty important, comme toutes les parades qu'il a faites. Maintenant, en Espagne, quand on discute avec un grand club d'Alphonse, tout le monde le connaît. Pour sa présence en équipe de France, mais surtout pour son passage à Villarreal.»
Antoine Bourlon
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