corchia (sebastien) (L'Equipe)

Corchia : «Mon poste, c'est arrière droit»

En un an, le Lillois a occupé tous les postes du couloir droit. Contre Bordeaux, ce dimanche après-midi (0-0), il a cette fois être cantonné à l'arrière. Sans pour autant refréner ses envies de débordement.

«On ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre avec vous. Contre Bordeaux, vous serez ailier ou arrière droit ?
(il coupe) Moi, je sais très bien. Le coach m’a dit que mon poste, c’est arrière droit. C’est là qu’il veut me faire jouer. Je pense que c’est mieux pour moi car, parfois, à force de changer tout le temps de position, on perd un peu ses automatismes. C’est pour ça que la deuxième partie de saison dernière a été bien pour moi (NDLR : lors de la phase aller, il avait été titularisé sept fois au milieu ou à l’aile et huit fois derrière). J’ai joué latéral, c’était plus facile d'avoir des repères, d’autant qu’on gardait toujours la même ossature.
 
Mais contre Paris (1ère journée, défaite 1-0), vous avez joué plus haut...
J’ai joué une mi-temps milieu droit. C’était un choix tactique, Hervé Renard voulait que je bloque Maxwell parce qu’on savait qu’il montait beaucoup. Après, ça dépend de la tactique qu’il veut adopter et également de celle de l’adversaire.

«Hervé Renard a apporté de la rigueur»

Qu’attend-il de vous au poste d’arrière droit ?
Tout d’abord, de bien défendre et, ensuite, d’apporter offensivement. C’est une bonne chose car, parfois, on joue des équipes très regroupées derrière et les latéraux ont alors un rôle très important pour apporter le surnombre devant et créer des espaces.
 
Comment préparez-vous ça à l’entraînement ?
Lors de certaines séances, le coach prend les défenseurs à part et on travaille tactiquement, à vide. Pour bien se positionner et créer des automatismes entre nous.
 
En 2014-2015, la défense était passée complètement au travers parfois (Lyon, Paris, Marseille). Le but de tout ce travail, c’est d’éviter que vous ne partiez tous à l’abordage ?
Hervé Renard a apporté de la rigueur, on s’est amélioré sur ce point. De toute façon, quand on monte, on est libérés. On sait que, derrière, un coéquipier va nous couvrir et qu’un milieu axial va venir couper au cas où l’adversaire partirait vite en contre-attaque. En tant que latéraux, c’est aussi à nous de revenir le plus vite possible.

«Renato Civelli a la gagne en lui»

Pour permettre cet apport offensif, le projet de Hervé Renard est-il de conserver le 4-3-3 ?
C’est sa base. Maintenant, ça va dépendre des équipes qu’on joue. Le choix de la tactique revient à l’entraîneur. Mais on sait s’adapter et notre système est très varié. Le coach demande du jeu en mouvement et de la rigueur. Il faut faire beaucoup d’efforts pour déstabiliser l’adversaire et le faire courir.
 
Un challenge d’autant plus relevé que l’effectif a subi plusieurs départs (Gueye, Kjaer, Origi, Roux…). Comment se sont adaptés les nouveaux (Bauthéac, Civelli, Guillaume, Obbadi…) ?
Ils ont tous une bonne mentalité. Leur arrivée a fait du bien au groupe. Dorénavant, on a un effectif assez étendu avec beaucoup de bons joueurs. Au niveau de la charnière aussi, il y a du nouveau. Depuis le début de la saison, j’ai toujours joué avec Renato Civelli. C’est un joueur qui parle beaucoup et qui a la gagne en lui. L’entente s’est faite automatiquement. »
 
Florian Perrier