Bleus

Corentin Tolisso : «Ça ne dépend que de nous»

Corentin Tolisso espère que l'équipe de France montrera «un beau visage» à la Coupe du monde, avec lui sur le terrain si possible. Le joueur du Bayern Munich est ambitieux et veut convaincre de son utilité.

«Comment prépare-t-on une Coupe du monde lorsqu'il s'agit de la première, comme c'est le cas pour vous ?
Je ne me pose pas trop de questions, ça viendra comme ça viendra. J'espère avoir du temps de jeu, après c'est à moi de montrer au sélectionneur qu'il peut me faire confiance. Ça passe par les matches amicaux.
Lucas Hernandez : «On a de très grands joueurs»
Comment vous sentez-vous physiquement ?
Je me sens bien. Par rapport à l'année dernière, j'ai moins joué. Ça s'est bien passé avec les deux entraîneurs (Carlo Ancelotti puis Jupp Heynckes). Quand le nouveau est arrivé, on a dit que c'était moins bien pour moi, mais on avait parlé avant et je savais que si je faisais de bonnes choses à l'entraînement, j'aurais ma chance. En deuxième partie de saison, je suis content de mon temps de jeu et de mes performances.
«Je suis habitué à la concurrence»
Quel regard portez-vous sur votre évolution au sein du groupe ?
Je suis monté un peu crescendo. Au début, je ne jouais pas forcément beaucoup. Mais je savais que j'allais avoir ma chance à un moment donné. Il fallait que je réponde présent. C'est ce qu'il s'est passé. Le coach a été content de moi. Il ne faut pas que je me repose sur ce que j'ai fait. Depuis l'automne, je n'ai pas beaucoup joué à cause de ma blessure. J'espère vraiment remontrer en préparation ce que j'avais montré à l'automne.
La concurrence à l'entraînement renforce-t-elle justement l'enjeu des matches de préparation ? 
Il n'y a pas seulement de la concurrence au milieu. Et il y en aussi beaucoup au Bayern, je suis habitué. À nous de montrer qu'on peut jouer. Ça booste vraiment quand on voit les joueurs à côté de nous à l'entraînement. On se dit qu'il faut être très fort pour espérer avoir du temps de jeu. On va tous essayer d'apporter un plus à l'effectif.
«Ribéry m'a beaucoup parlé de la Coupe du monde 2006»
Qu'est-ce que l'équipe de France doit montrer dans cette préparation ?
Elle doit montrer un beau visage, une équipe qui sait jouer au foot, qui a du caractère, qui sait répondre dans les moments compliqués et mettre de beaux buts. On doit aussi faire preuve de générosité, être solidaire, c'est très important.
Votre partenaire Franck Ribéry à Munich vous a-t-il donné des conseils avant cette Coupe du monde ? 
Il m'a beaucoup parlé de la Coupe du monde 2006. Je lui ai posé énormément de questions. Il a joué avec des joueurs comme Zidane, Vieira ou Makelele. Moi, je n'avais que douze ans, c'est la première dont je me souviens vraiment. Il m'a raconté comment ça s'était passé pour lui. Il m'a dit qu'une Coupe du monde était vraiment un moment exceptionnel.
Quel est l'objectif en Russie ? 
Aller le plus loin possible. On le sait. Tous les joueurs veulent aller loin. Je pense qu'on a les capacités et le potentiel pour y arriver. Il va falloir travailler. Ça ne dépend que de nous.»
Réagissez à cet article
500 caractères max