bacha (selma) katoto (marie antoinette) (A.Reau/L'Equipe)
Coupe de France (Femmes)

Coupe de France féminine : Lyon-PSG, une finale jusqu'au bout de la nuit...

Vainqueur (1-0) de l'Olympique Lyonnais en finale de la Coupe nationale, le PSG a remporté hier soir son premier trophée de l'ère QSI. Une finale qu'on n'est pas prêt d'oublier. On vous dit pourquoi...

Dans dix ans ou même plus, on parlera encore de cette finale de la Coupe de France à la Meinau. Et pas seulement parce que l'enceinte du Racing Club de Strasbourg a établi le nouveau record d'affluence pour une finale nationale avec 12 480 spectateurs. Ce sera d'abord pour se rappeler que cette victoire parisienne (1-0), sur un but exceptionnel de l'avant-centre et internationale U20 Marie-Antoinette Katoto, au bout du premier quart d'heure, a mis fin à l'invincibilité nationale de cet OL.
La dernière fois, en décembre 2016, c'était déjà le PSG mais en Championnat (1-0). Voilà qui est venu conclure positivement une saison compliquée (sans Coupe d'Europe) et une avant-finale très perturbée pour les Parisiennes (départ et absence de leur coach, train raté, entre autres). Au passage, le PSG façon QSI a remporté son premier titre chez les féminines, huit ans après avoir conquis la Coupe de France. Et c'est l'adjoint Bernard Mendy qui, en l'absence de Patrice Lair pour des raisons médicales, a réussi ce coup.

Pas un mot pour Patrice Lair

Etonnamment, pas un mot du groupe, du président ou du coach d'un soir n'a été prononcé pour celui qui, tout au long de la saison, a conduit cette équipe à la deuxième place en Championnat et qualifié le PSG pour cette finale. Mémoire qui flanche ou bouderie collective ? L'OL a, dans la même soirée, encaissé son premier but de la compétition et perdu son dernier match de la saison. Pourtant, la Norvégienne Ada Hegerberg (respectivement 30 et 15 buts en Championnat et en Ligue des champions) avait égalisé dans le temps additionnel. Mais l'arbitre de la rencontre a refusé ce but pour une faute tout simplement inexistante sur la gardienne Endler...

Championnes de France et d'Europe, les «Fenottes» de Reynald Pedros ne réussiront donc pas le triplé comme lors des deux saisons précédentes. Autre particularité de cette finale, qui débuta à 21h, elle s'est terminée le lendemain puisque, au-delà de minuit après que l'arbitre ait arrêté la rencontre à la 58e minute en raison de l'orage et des risques potentiels. Eut-elle décidé de la stopper après soixante minutes de jeu que le résultat aurait été acquis pour le PSG.
Le corps arbitral décida ensuite de faire reprendre le match, au-delà de 45 minutes d'attente, alors que ni Reynald Pedros, ni le président Jean-Michel Aulas, n'étaient forcément favorables à cette reprise... Le club a posé réclamation auprès de la Fédération pour que cette finale soit rejouée. Cette finale devait aussi marquer les adieux de quatre internationales française, les Lyonnaises Corinne Petit, Elodie Thomis (pas sur la feuille de match) et Camille Abily.

Aucune d'entre elles n'est entrée en jeu, pas plus d'ailleurs que la Parisienne Laure Boulleau, que Mendy a failli aligner dans le temps additionnel. Des adieux plutôt tristes pour une soirée tout en nervosité et en tensions, marquée par quelques accrochages entre joueuses aussi. Une nouveauté dont le football professionnel féminin se serait certainement passé...

Frank Simon
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