(E.Garnier/L'Equipe)
CDF - 16es

Coupe de France : le PSG élimine Strasbourg mais s'inquiète pour Neymar, sorti sur blessure

Éliminé récemment par Guingamp en Coupe de la Ligue, le PSG poursuit l'aventure en Coupe de France. Un but précoce d'Edinson Cavani et un second d'Angel Di Maria ont suffi pour voir les huitièmes (2-0). Une qualification entachée par la blessure de Neymar.

La leçon : Sans trembler le PSG s'impose, mais perd Neymar

On est rassuré. Le PSG ne souffre pas du syndrome des Coupes nationales. Après son élimination en Coupe de la Ligue contre Guingamp, les Parisiens ont repris leur marche en avant dans la plus vieille des compétitions du football français. Face à une équipe remaniée, un système en 4-4-2 et un duo Draxler-Alves au milieu, Strasbourg a tenu le choc. En fait, Paris a frappé fort d'entrée, quand les visiteurs n'y étaient pas encore. Choupo-Moting recevait une passe merveilleuse de Thiago Silva - du gauche - avant d'enchaîner un contrôle de la poitrine et une passe pour Cavani qui ne se faisait pas prier (1-0, 4e). Et puis le Racing est revenu dans le match, petit à petit, a réussi à contenir les assauts adverses. Quand la défense baissait le pied, c'était le monstrueux Sels qui était là. D'abord sur un coup franc direct de Neymar (29e), puis d'une main ferme face à Cavani sur corner (39e) et devant le Brésilien une nouvelle fois à l'entrée de la surface (44e). Sur cette même action, le cuir revenait sur Di Maria qui frappait le poteau.
Mais si Strasbourg tenait défensivement et faisait son match dans ce domaine, l'équipe avait du mal à se créer des situations et à ressortir les ballons face à un pressing haut des Parisiens. Le Parc a tremblé une seule fois, quand Goncalves envoyait un missile aux dix-huit mètres et que le ballon frôlait le montant droit d'Areola (37e). Après tant d'efforts, Strasbourg craquait en fin de rencontre. Sur une perte de balle dans sa surface, Draxler se retrouvait en position de centre pour Di Maria qui mettait un terme aux espoirs strasbourgeois (2-0, 80e). Paris, sans forcer donc, s'impose et se qualifie pour les huitièmes de finale. Thomas Tuchel s'est même payé le luxe de faire entrer en jeu (une minute) Jese, sa première avec le PSG depuis le... 14 décembre 2016 ! Mais c'est bien la nouvelle blessure de Neymar qui va sûrement faire la Une dans les prochains jours (voir ci-dessous)...

Le gagnant : Cavani, partout, tout le temps

Dans une configuration inédite, l'Uruguayen était associé à Choupo-Moting sur le front de l'attaque. L'entente n'a pas souvent fonctionné, mais quand cela a été le cas, elle a permis à Cavani d'inscrire le seul but de la rencontre en début de match. En ce qui concerne sa performance individuelle, l'attaquant du PSG a été dans tous les bons coups. Il s'est montré très disponible, servant de point d'appui pour ses coéquipiers plus «techniques». Il a prouvé qu'il savait aussi manier le cuir avec classe, comme sur cette talonnade magistrale qui lançait Di Maria dans la profondeur (34e) ou sur différentes remises pour Neymar. On l'a même vu venir défendre dans sa surface en fin de rencontre (75e). Comme pour prouver qu'El Matador était bien là, prêt pour les grandes échéances futures.

Le perdant : Neymar, le spectacle et la blessure

C'est le point noir de la soirée. Le Brésilien était en jambes et il a voulu faire le show. Peut-être un peu trop. Tout au long de la rencontre, Neymar a enchaîné les dribbles, les feintes et les gestes techniques de grande qualité. Mais ce n'était pas du goût des Strasbourgeois. En première période, on a pu voir quelques frictions, par exemple avec Goncalves. Puis, au retour des vestiaires, Zemzemi a souhaité lui rappeler qu'il ne se laisserait pas faire. À force de prendre des petits coups en réponse à ses gestes, la partie s'arrêtait brutalement. A la 60e, après un énième choc, il est sorti du terrain et s'est dirigé directement vers les vestiaires, vraisemblablement en pleurs... A trois semaines du choc contre Manchester United, et après avoir déjà perdu Verratti, le PSG peut être inquiet : il semblerait que Neymar se soit blessé à la cheville droite, celle qui l'avait écarté des terrains pendant de longs mois la saison dernière.
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Pelao78 24 janv. à 11:09

13cm, ce qui est bizarre, c est la non sanction de 3 fautes consécutives, dont 2 claires et nettes, en une seule action sur laquelle la cheville de Ney tourne, en toute objectivité, j ai jamais vu ça dans le foot pro, sauf quand Maradona jouait avec le barca contre l athletic bilbao et que ça finissait par partir en bagarre générale, c est juste pas normal

culjaune22 24 janv. à 9:46

LE STRASBOURGEOIS Goncalves EST UN MASSACREUR, INDIGNE D'UN JOEUR PRO

Torugo 24 janv. à 8:30

Voilà comment ça finit avec l'incorrigible et incompétent Hamel au sifflet : ce type incapable de distinguer un tacle propre de T. Silva d'une action de moissonneuse-batteuse a avantagé les défenseurs alsaciens (Aaneba, deux fautes méritant un jaune en 30 secondes mais une seule sanction...). Ce n'est pas son rôle d'équilibrer les forces. Et les joueurs qui font le spectacle - le foot professionnel est un spectacle, il ne faut pas l'oublier -, il les traite comme des avatars...

cm13 24 janv. à 8:20

Bizarre à chaque grand rdv et casiment à la même période le syndrome des G rdv peut être !!