Anniversaire

Coupe des Coupes 1996 : Alain Roche, «Le PSG n'arrivait pas à en gagner une...»

Ce dimanche 8 mai, le Paris Saint-Germain fêtera les vingt ans de sa victoire en Coupe des Coupes face au Rapid Vienne (1-0). Cette semaine, les différents acteurs de cette finale partagent leurs souvenirs. Premier épisode avec Alain Roche.

«Avant le match, j’avais apprécié le stage à Hendaye, c’était vraiment sympa de se retrouver tous ensemble pendant une semaine. Au cours de la finale, je retiens évidemment cette frappe de Bruno Ngotty, qui paraissait improbable pour nous tous… Sauf pour lui ! Tant mieux (rires). Mais ce qui m’avait vraiment marqué, c’est la communion avec nos supporters dans le stade. Pour le public, pour les dirigeants, pour nous, c’était vraiment un grand soulagement, parce que ça faisait cinq ans qu’on allait en demi-finale de Coupe d’Europe, et qu’on n’arrivait pas à en gagner une… C’était une vraie récompense du travail effectué pendant des années. Et puis on était attendu au tournant parce que c’était le Rapid Vienne en face, pas le Barça, donc il fallait répondre présent. Il y avait plus de 15 000 spectateurs aux couleurs du PSG dans le stade, alors qu’on n’avait pas croisé nos supporters en stage ou à l’hôtel...
«Se retrouver à l'Élysée avec les cheveux colorés, c'était un autre moment particulier...»
Bon, c’est vrai que se retrouver à l’Élysée avec les cheveux colorés, c’était un autre moment particulier, mais je garde plutôt l’image de cette communion avec nos supporters au coup de sifflet final. C’était assez incroyable, un moment à part. La Coupe d’Europe avait focalisé les esprits, on s’était écroulé en Championnat, donc l’ambiance était pesante, lourde. On a failli tout perdre en fin de saison, mais on a finalement su se sublimer quand il le fallait. C’était un aboutissement, mais pas la fin d’un cycle, puisque malgré les départs de Youri (Djorkaeff) ou de Daniel (Bravo), on a été en finale l’année suivante ! De cette victoire, je n’oublie rien, parce que tout est lié : la semaine de préparation, le travail effectué depuis des années, la fête le soir tous ensemble, aller chez le président de la République le lendemain, descendre les Champs Elysées… Tout cela a rendu ce moment vraiment à part.»
Le résumé de la finale
Cédric Chapuis 
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